Enquête à rebondissements – 15/15 … !!!

Dénouement !

 Arrivés dans les bureaux de Foley & Judell LLP, comme d’habitude Harold prit la direction des opérations.

– « Bonjour inspecteurs, toujours à la recherche d’un taré au sein de mon cabinet ? »

– « C’est bizarre Monsieur Foley, vous nous posez toujours la mauvaise question. »

– « Je ne comprends pas inspecteur. Vous n’êtes pas à la recherche d’un tueur en série ? » 

C’est à ce moment-là que je décidai d’entrer en scène et de faire mon petit numéro !

– « Merde, mais qu’est-ce que c’est ce bordel ???? »

– « Qu’est-ce que tu as Meg, encore une coïncidence que l’on n’a pas remarqué. », releva Harold ironiquement, le sourire en coin.

– « Non mais ce n’est pas croyable ça !!!!!! »

– « Eh ! Meg ! J’existe moi aussi, et si tu partageais ta découverte avec ton vieux pote Harold. »

– « Madame Ford !!!! »

– « Attends que je me remette, Madame Ford, il s’agit du deuxième meurtre. C’est la nana qui a bossé comme comptable pour notre ami Foley. »

– « Oui c’est cela. »

– « Ok, qu’est-ce qu’elle a encore fait celle-là. »

– « Son nom de jeune fille, c’est Miller Elisabeth. »

– « Mais oui … mais c’est bien sûr » …

Foley commençait à perdre de sa superbe, et Harold continua sur la lancée !

– « Seulement, si nous venons vous voir aujourd’hui, mon cher Foley, c’est aussi au sujet de la tentative d’effraction du bureau d’état civil. »

– « Ne me dites pas que c’est un type de ma société qui a fait le coup inspecteur. »

– « Non, non, ne vous inquiétez pas ! En fait nous avons arrêté les auteurs du cambriolage, il s’agit de trois vauriens. »

– « Alors je ne comprends pas votre visite inspecteurs. »

– « Les jeunes vous ont formellement reconnu Monsieur Foley à partir d’un tract électoral distribué dans la rue, et resté, malencontreusement pour vous, dans la poche de ma coéquipière. Ces trois vauriens vous accusent de les avoir embauchés pour détruire toutes traces concernant un certaine … Elisabeth Miller. »

– « C’est ridicule inspecteur. »

– « Saviez-vous que cette Mademoiselle Miller avait épousé un employé de banque du nom de Ford ? »

Cette fois-ci, Foley devint blême. Il vacilla et s’effondra dans son fauteuil. Plus un son ne sortait de sa bouche. Il était livide et absent, on aurait dit un corps sans cerveau, une âme sans tête, un cœur sans pompe …

– « Nous vous arrêtons pour le meurtre de la famille Ford, Monsieur Foley. Vous pouvez garder le silence, et tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Arrivé au poste de Police, vous pourrez vous faire assister d’un avocat, demander le passage d’un médecin et passer un coup de fil »

En fait tout commença il y a trente-huit ans.

Le jeune Billy Foley avait dix-huit ans, il est issu d’une bonne famille, il est brillant et une grande carrière d’avocat s’offre à lui.

Mais l’amour en a décidé autrement. Ah quand l’amour s’en mêle ! L’amour ne se contrôle pas. L’amour ne répond pas aux codes de la famille. L’amour n’en fait qu’à sa tête et moins d’une année plus tard, par un beau matin de février, il vous offre un beau cadeau non désiré dans un petit lange blanc.

Mais la raison l’emporta sur les sentiments et Billy sous la pression paternelle abandonna mère et enfant.

La jeune fille en eu le cœur et la vie brisée. A peine était née la belle enfant prénommée Elisabeth, qu’elle se suicida. Elisabeth placée dans une famille d’accueil avait grandi avec la seule idée de retrouver son père naturel. Il aura fallu une trentaine d’année à Elisabeth Miller, qui portait le nom de sa mère, pour retrouver la trace de son père.

Elle avait réussie à se faire embaucher comme comptable dans sa société de son géniteur, Foley & Judell LLP. Mais Billy Foley, une nouvelle fois l’a rejetée comme pour tirer un trait sur son passé.

Elisabeth Ford menaça alors de tout dévoiler à la presse sur le passé de Billy Foley. Mais elle ne savait pas que ce dernier avait des ambitions politiques. C’est ainsi qu’il décida de l’éliminer. Comment s’y prendre pour ne pas faire de vagues ??? Il se souvint que six ans plus tôt, un de ses comptables du nom de Smith, avait massacré toute sa famille et s’était suicidé ensuite.

Il décida d’endosser le costume d’un « copycat » et de reproduire trait pour trait ce tragique événement afin d’orienter l’enquête soit vers un drame familial, soit vers un tueur en série. Et il y parvint … !

Mais le remord le tortura pendant six ans. Jusqu’au soir où il est informé par un ami policier qu’un de ses comptables venait de se suicider après avoir massacré toute sa famille. Le passé finit toujours par remonter. Il eut peur que quelqu’un fasse le rapprochement avec l’affaire de 1996 et ne se mette à enquêter, fouiner et déballer son passé.

Pris de panique, il engage trois paumés avec pour mission de détruire toute trace de l’existence de cet enfant qui n’aurait jamais dû exister. La suite vous la connaissez …!!!

Bill Foley nous suivit sans opposer la moindre résistance.

En fait, je me pris à croire que secrètement, il attendait ce moment depuis longtemps, depuis si longtemps, depuis six ans ! Son récit me révolta, tout comme Harold, mais son remord nous apitoya.

Mais l’affaire O’llbrian  me demanderez-vous … !!!

Le mari, victime de burnout chez Foley & Judell LLP, avait tout simplement disjoncté, comme cela peut arriver dans notre monde où le mal s’est installé, la pression imposée par les employeurs au nom de la rentabilité, brisant ainsi les repères et la volonté. L’affaire est ficelée, le dossier est bouclé.

Au fait j’allais oublier, ce matin une lettre est arrivée de River Road au nom d’O’llbrian, il s’agissait d’un courrier d’un horloger informant que la pendulette était réparée.

Je descendis au sous-sol confier les dossiers à Suzana 

– « Bonjour Meg, tu t’es enfin décidée à me rendre mes dossiers ? » lui dit-elle.

– « Je te les ramène de bon cœur, soit en certaine Suzana, et en plus je t’en apporte un nouveau. » lui répondis-je en lui tendant le dossier O’llbrian.

– « Merci ma belle. » me répondit-elle en souriant.

– « Attends, un instant. » lui dis-je en lui arrachant presque le dossier O’llbrian des bras.

Je pris un crayon rouge et j’inscrivis en lettre capitale

« A RELIRE FIN MARS 2008  »

Après tout, ne venais-je pas d’apprendre que dans la vie, il vaut mieux être méfiant … !!!

Après cette affaire, j’eus droit à une petite semaine de congés coïncidant avec des vacances scolaires en région parisienne. Je m’envolai pour la France, afin de retrouver Jacky qui sera certainement heureux de retrouver sa musaraigne. Une excellente façon de se ressourcer !

 Fin …

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

25 réflexions sur « Enquête à rebondissements – 15/15 … !!! »

  1. quelle histoire, ce monsieur n’était pas tellement clair…..je me demande où tu trouves toutes ces idées d’écriture….bravo et passe un bien doux jeudi

  2. Une enquête compliquée à souhait. Tu as l’art de nous égarer. D’habitude je découvre le coupable dans les séries policières, pas chez toi.. sniff.. hihihi
    Bravo ma belle. Bisous

  3. Ooohh!!!là!là! Mais quel dénouement final, ma chère Zaza!!! Je suis conquise par ton imagination et ta précision pour cette nouvelle policière. Elle a été rondement menée. Gros bisous, ma belle, et superbe journée.

  4. Bonjour Zaza .
    J’espère que tu vas bien et qu’il fait meilleur temps chez toi que chez nous .
    Si le temps se réchauffe , après il va y avoir les Saints de glace .
    Nous sommes presque arriver au week-end , pourvu qu’il soit beau c’est le principal .
    Je te souhaite une bonne journée .
    Bisou .

  5. ah ! que de « tordus » dans ce bas monde… heureusement qu’il y a ses « inspecteurs » tenaces…
    (quand on pense à la première idée des tués d’Orvault…accuser le fils d’avoir massacré sa famille alors que c’était la soif de l’or et une vieille jalousie familiale !)

  6. parfait ce récit … Foley en taule, et Meg dans l’avion qui la ramène vers Jacky, tout est bien qui finit bien ! merci ZAZA pour cette belle histoire, bonne fin de semaine, bises

  7. Une plongée très réussie dans les motivations du tueur ou comment un monsieur du quotidien devient un assassin pour protéger un secret brûlant…
    Cela nous interroge, jusqu’où irions-nous pour tenter de conserver nos vies? C’est très intéressant et une fois de plus, la lecture de ton histoire m’a réjouie. Et puis, je suis ravie de penser que Meg aille retrouver son Jacky, pour d’autres aventures trépidantes et des nuits torrides, je l’espère…rires!
    Un grand BRAVO et une symphonie de bisous ma Zaza
    Cendrine

  8. Bravo Zaza une enquête menée tambour battant de bout en bout
    Un retour en France pour Meg , peut etre d’autres aventures avec Jacky, chouette .
    Bonne journée
    Bisous

  9. La morale est sauve ;le meurtrier va être puni en plus de ses remords.La politique et l’amour ne font pas toujours bon ménage ! On en a eu des preuves chez nous aussi!Bisous

  10. Tout est bien qui finit bien mais il a fallu chercher loin en arrière pour dénouer cette énigme.
    Bien menée cette intrigue par notre auteure Zaza.
    Belle soirée
    Bisous

  11. Je ne m’attendais pas à cette fin, mais elle me conforte dans mon opinion, tu as un énorme talent pour les intrigues policières. Bravo !
    Bisous et douce journée.

  12. Jusqu’où te mène l’ambition! L’attrait du pouvoir et de l’argent! Bravo inspecteur Zaza; quel talent! Je me suis régalée. Chloé

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