Le fantôme d’Edgard – 1/8 … !!!

Chapitre I

Dans la banlieue ouest, à quelques encablures de RAMBOUILLET, on pouvait voir une pancarte placée bien en vue sur la grille d’une villa :

Maison à vendre ou à louer

Il arrive souvent de nos jours, de rencontrer des pancartes « À Vendre » sur des biens immobiliers, des pancartes « À  Louer », moins souvent, quant aux deux, comme ci-dessus, vraiment très rarement. Aussi, elle venait à peine d’y être posée que déjà trois hommes descendaient d’une automobile.
– « Eh bien Yvon ? C’est bien une maison à louer ? »
– « Où doit-on s’adresser ? »
– « À RAMBOUILLET dans le centre-ville. »
– « Allons-y tout de suite, fit le troisième individu. »
Ils reprirent place dans la voiture et l’automobile s’éloigna.
Une demi-heure plus tard, une voiture venait s’arrêter devant la demeure de la rue Sadi Carnot à RAMBOUILLET.
Trois hommes descendirent et se dirigèrent vers la porte.
L’un d’eux sonna.
Une vieille fille vint répondre.
Grande, très maigre, elle pouvait avoir cinquante ans.
– « Monsieur ? »
– « Vous annoncez une maison à louer ? »
– « Oui. Entrez ! »
Elle eut un petit rire satanique.
– « Passez dans le salon. »
Les trois hommes obéirent.
Ils se regardèrent, un peu surpris.
Dans le salon, il devait y avoir une vingtaine de chats installés sur les meubles.

Tout à coup, la vieille fille cria :
– « Rosemonde ! »
Les hommes entendirent un petit pas nonchalant et une autre vieille fille apparut.
Elle ressemblait à l’autre comme deux gouttes d’eau.
– « Ces messieurs viennent pour louer notre maison. »
– « Ah ! »
– « Pourriez-vous donner vos noms ? »
L’un d’eux prit la parole.
– « Voici le docteur Martin Galle, » dit-il en montrant le plus vieux des trois, « mon frère Jacques Hulet, et moi-même. Je me nomme Yvon. »
Celui qui avait parlé pouvait avoir quarante ans.
Il était assez gros, souriant et avait une figure reflétant la bonne humeur.
Son frère était plutôt maigre, il était plus grand mais les traits du visage se ressemblaient.
Quant au docteur, il commençait à grisonner sur le bord des tempes.
Petit, les yeux clairs, on dénotait à première vue que c’était un homme très intelligent.
La vieille fille reprit :
– « Je me nomme Daisy Des Rata et voici ma sœur Rosemonde. »
Le docteur commença :
– « Alors, pour revenir à la maison, elle est à louer ? »
– « Nous aurions préféré la vendre… »
– « Nous ne voulons que la louer… » 
Daisy branla du chef.
– « Nous pouvons toujours arranger ça… »
– « Il nous faut se débarrasser de cette maison. »
– « Tiens, pourquoi ? » Fit le docteur.
Rosemonde déclara :
– « C’est à cause d’Edgard.
– « Qui ? »
– « Edgard. »
– « Notre frère, » précisa Daisy.
– « Qu’est-ce qu’il a fait ? » Demanda Yvon Hulet.
– « Il est mort. »
Le docteur eut un signe d’assentiment.
– « Je comprends, vous ne voulez pas continuer à vivre seules. »
– « Nous aurions vécu seules, » fit Rosemonde, « mais Edgard que nous avons enterré dans la cave… »
Les trois hommes sursautèrent :
– « Ensuite ? »
– « Eh bien, depuis qu’il est enterré, chaque nuit, nous entendons du bruit dans la maison. »
– « Ah ! »
– « C’est une maison hantée. Edgard sort de son tombeau. Il veut se venger. »
– « Se venger ? » Fit le docteur, « mais pourquoi ? »
– « Mais parce qu’il ne voulait pas qu’on l’enterre dans la cave et on l’a enterré quand même à cet endroit-là. »
Le docteur tapa un clin d’œil à ses deux compagnons.
– « Ah oui, je comprends. »
Yvon demanda :
– « Combien louez-vous votre maison ? »
– « Pour combien de temps ? »
– « Disons pour trois mois. Jusqu’à la fin de septembre. »
Daisy Des Rata et sa sœur Rosemonde se mirent à parler bas.
Puis, Rosemonde déclara :
– « Deux mille Cinq Cent Euros pour les trois mois ? Ça va ? »
– « Nous acceptons madame. »
Rosemonde demanda :
– « Vous allez payer combien de mois ? »
– « Nous pouvons tout payer d’avance. » Répondirent Yvon et Jacques Hulet, en cœur.
– « Nous allons vous faire un reçu. »
Rosemonde prit l’argent.
– « Vous avez la clef ? » Demanda Jacques.
– « Oui. Je vais la chercher. »
Rosemonde sortit.
Le docteur demanda :
– « À quel âge est mort votre frère ? »
– « Oh je ne sais pas au juste. »
– « Il était plus vieux que vous deux ? »
– « Oui. »
– « De quoi est-il mort ? »
– « Je ne sais pas. »
– « Vous n’avez pas fait venir le médecin ? »
– « Non. Nous n’étions pas pour faire des frais pour rien. »
Rosemonde réapparut.
Elle tenait une clef dans ses mains.
Elle la tendit au docteur Martin Galle.
– « Voilà. »
– « Nous reviendrons vous remettre la clef à la fin du mois de septembre. »
Daisy Des Rata fit cyniquement :
– « J’espère qu’Edgard ne vous ennuiera pas de trop. »
Les trois hommes se mirent à rire…
Jacques crut bon de dire :
– « Nous n’avons pas peur des revenants. »
– « Tant mieux. »
– « Alors au revoir mesdemoiselles. »
– « Au revoir messieurs. »
– « Et merci ! »
Les trois amis sortirent.
– « Je crois que nous avons fait une bonne affaire, » annonça Jacques.
– « Allons voir tout d’abord, nous pourrons mieux juger ensuite. »
L’auto démarra et disparut au lointain.

La maison était éloignée de la route.
Le plus proche voisin se trouvait encore loin.
Située à quelques minutes de marche d’un bel étang, celui du Coupe Gorge en forêt domaniale de RAMBOUILLET.

C’était le site idéal pour des vacances.
L’automobile vint s’arrêter juste devant le portail de la propriété.
Le docteur Martin Galle descendit le premier.
– « Je vais ouvrir. »
Le docteur entra, suivi de ses deux amis.
Ils visitèrent les cinq pièces et les huit chambres de la villa.
– « Nous serons comme des coqs en pâte avec cette grande demeure. » Déclara le docteur Martin Galle.
– « Quand nous installons nous ? »
– « En fin de semaine, s’il fait beau. »
Ils approuvèrent.
– « Nous pourrons inviter d’autres couples. »
Le docteur se mit à rire.
– « C’est ça, invitez des couples, et je serai le seul garçon… »
Le docteur Martin Galle ne s’était jamais marié, il était demeuré vieux garçon.
Yvon Hulet était marié depuis déjà une vingtaine d’années. Le docteur était l’un de ses plus vieux amis.
Yvon était un caractère jovial. Il aimait à rire, s’amuser.
Sa femme se plaignait même, d’être négligée quelque peu par son mari.
Jacque Hulet, son frère était marié depuis deux ans, il n’avait pas encore d’enfants.
Jacques, devenant le principal associé de son frère, était le grand patron d’une manufacture de vêtements pour hommes : « Yvon et Jacques Hulet Frères ». Une belle entreprise !
Yvon avait une fille, mariée déjà depuis un an.
Le vendredi suivant, les météorologistes annonçaient du beau temps pour la fin de semaine.
Les nouveaux locataires décidèrent donc d’aller passer une fin de semaine dans leur nouveau logis.

C’était le site idéal pour des vacances.
L’automobile vint s’arrêter juste devant le portail de la propriété.
Le docteur Martin Galle descendit le premier.
– « Je vais ouvrir. »
Le docteur entra, suivi de ses deux amis.
Ils visitèrent les cinq pièces et les huit chambres de la villa.
– « Nous serons comme des coqs en pâte avec cette grande demeure. » Déclara le docteur Martin Galle.
– « Quand nous installons nous ? »
– « En fin de semaine, s’il fait beau. »
Ils approuvèrent.
– « Nous pourrons inviter d’autres couples. »
Le docteur se mit à rire.
– « C’est ça, invitez des couples, et je serai le seul garçon… »
Le docteur Martin Galle ne s’était jamais marié, il était demeuré vieux garçon.
Yvon Hulet était marié depuis déjà une vingtaine d’années. Le docteur était l’un de ses plus vieux amis.
Yvon était un caractère jovial. Il aimait à rire, s’amuser.
Sa femme se plaignait même, d’être négligée quelque peu par son mari.
Jacque Hulet, son frère était marié depuis deux ans, il n’avait pas encore d’enfants.
Jacques, devenant le principal associé de son frère, était le grand patron d’une manufacture de vêtements pour hommes : « Yvon et Jacques Hulet Frères ». Une belle entreprise !
Yvon avait une fille, mariée déjà depuis un an.
Le vendredi suivant, les météorologistes annonçaient du beau temps pour la fin de semaine.
Les nouveaux locataires décidèrent donc d’aller passer une fin de semaine dans leur nouveau logis.

A SUIVRE …

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

29 réflexions sur « Le fantôme d’Edgard – 1/8 … !!! »

  1. Daisy Des Rata!!!! Excellent…
    J’adore comme à chaque fois les noms de tes personnages.
    Et l’histoire nous saisit tout de suite, comme ce « petit rire satanique… » qui éclabousse l’une des scènes.
    On va encore vivre de chouettes moments de lecture grâce à toi ma Zaza, merci!
    Le fantôme d’Edgar nous promet des instants jouissifs!

    Petite question, il y a de gros soucis en ce moment avec les newsletters sur Overblog.
    Tout le monde n’en souffre pas mais on est plusieurs à être en galère.
    On a contacté la plate-forme OB et on attend que ça s’arrange.
    Question donc, as-tu reçu ma news de mon article sur l’année du Cochon que j’ai publié le 12 février? C’est juste pour savoir car c’est vraiment compliqué.
    Certaines amies reçoivent la news, d’autres ne la reçoivent pas et d’autres la reçoivent en plusieurs exemplaires ou en décalé, voire dans les Spams.

    Gros bisous pour te souhaiter un délicieux lundi
    Sans oublier Poux Ronchon
    Cendrine

  2. …que voici déjà une histoire qui promet, nous allons encore nous régaler!
    Bonne semaine!
    Bises de Mireille du sablon

  3. Ça commence bien.
    Les deux femmes sont étranges, j’aime les noms que tu leur as donnés.
    Les frères vont sûrement avoir des surprises dans la maison.
    Bises et douce journée.

  4. 🍒•🍒Sous un beau soleil, ☀️☀️
    je viens te souhaiter un bon début de semaine.
    J’espère que tu as passé un bon WE.
    Je te fais de gros bisous, 🍒•🍒
    et te dis à très vite pour la suite

  5. Bonjour Zaza ! Martingale et jaculé … Quel monde quel monde malheureusement dur dur pour moi de suivre les lignes mais en en sautant j’arrive à … suivre hihi !
    Bisous bonne journée et semaine !

  6. Zaza le Figaro magazine fait appel à Vos plumes noires …récompense l’auteur d’un premier roman policier, thriller ou roman noir . Moi je dis que tu devrais y envoyer tes écrits, si, si !
    reglement complet sur : grandprixdesenqueteurs.lisez.com . Je suis sérieuse, tes enquêtes diverses et variées, y ont tout à fait leur place et de plus qu’est ce que tu risques!
    bises

  7. Tu vas bien toi quand tu nous sers « une vieille fille de 50 ans » Non mais!!!!!!Hi!hi!hi! Encore une histoire à dormir debout, mais la dans la cave, hein? Au cas Ouhhhhh!!!!! Gros bisous et on attend la suite.

  8. Chouette , une intrigue qui va nous tenir en haleine un petit moment .
    J’ai hâte de savoir commet va se passer le premier week – end dans la maison .
    Bonne journée
    Bisous

  9. Un bon démarrage. J’attendais depuis le début de voir s’il y aurait un ‘et’ devant le nom de Jacques Hulet, et la phrase est effectivement arrivée. On se doute que leurs vacances ne vont pas être de tout repos ! Chris

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