L’héritage d’un inconnu ! – 7/11

Chapitre VII

À peine dix minutes plus tard, l’avion arrivait à Rochefort-en-Yvelines.

Nestor Boyaux se renseigna sur la propriété des Harne :
– « Le château Harne ? »
– « Oui, Ça doit être ça. »
– « C’est là-bas sur la colline. »
Et l’homme lui indiqua le chemin.
Gérard tendit la main à ses amis.
– « Je m’en retourne immédiatement, » dit-il.
– « Déjà ? »
– « Regarde, le soir arrive. La nuit tombe déjà….. »
– « Reste, nous devrons tout d’abord souper. »
– « Non, non, je regrette, je pars immédiatement. »
Nestor lui serra la main.
– « Je te remercie beaucoup, Gérard. Combien te dois-je ? »
– « Tu veux rire ? »
– « Mais non ! »
– « Alors ne parle pas d’argent. »

Il monta dans l’avion.
Il fit signe de la main.

– « Bonsoir et bonne chance. »
Les moteurs vrombirent et l’avion s’éleva dans les cieux pour disparaître quelques secondes plus tard.
– « Eh bien que faisons-nous ? demanda Léo du Hurlevent.
– « As-tu bien faim ? »
– « Pas trop. »
– « Alors, allons faire une visite immédiatement ? »
– « Très bien. »
Ils se dirigèrent lentement vers la colline.

– On a dit un château tout à l’heure.
– Ce doit être un vieux château.
De temps à autre, ils se renseignaient.
Enfin ils arrivèrent en vue de ce qu’ils appelaient un château.

À vrai dire, la propriété des Harne, au milieu d’une solitude éternelle, entourée du mystère de l’obscurité, dressait dans le ciel les ruines d’un donjon et, n’offrait rien de rassurant pour des étrangers.
Ces pierres, dont l’ensemble figurait comme un ancien château construit au XIème siècle par le comte de Rochefort. Cet édifice classé comme monument historique en 1931 fut racheté par les ancêtres de Luc Harne. Ces pierres noircies par les intempéries mais insensibles aux siècles, impressionnaient vivement les deux amis.
Dans le donjon on distinguait ce qui restait de deux étages.

Seul le rez-de-chaussée semblait avoir été habité. Il se prolongeait par des dépendances se situant à l’arrière du donjon.
Nestor, suivi de Léo, s’avancèrent.
Ce qui restait de porte n’était pas fermée à clef.
– « Curieux, » se dit Nestor.
Sur la porte, il y avait un enseigne.
– À vendre, s’adresser au notaire : Bertrand du Mesnil du Buisson – Versailles.
Nestor Boyaux entra.
Partout on voyait des fils et toiles d’araignées.

– « Il y a longtemps que ça n’a pas été habité, » déclara Léo.
Sa voix résonna.
Soudain, Nestor lui toucha l’épaule.
– « Écoute ! »
Il venait d’entendre comme un bruit de pas.
– « Tu as entendu ? »
Léo leva les épaules.
– « Rien entendu ! Tu as dû rêver. »
Nestor regarda autour de lui.
– « Ce doit être la salle à manger ici. »
Ils visitèrent les autres pièces dans les dépendances du donjon.
Il y avait un salon, deux chambres à coucher, une cuisine et un boudoir.
Il y avait aussi une grande bibliothèque contenant encore des livres anciens.
Sur la gauche du donjon, il y avait  un escalier de pierre menant aux étages supérieurs.

Tout à coup, Nestor s’arrêta :
– « Regarde ! Quelqu’un est venu il n’y a pas longtemps. »
Sur l’escalier, on distinguait des traces de pas.
– « C’est risqué d’aller voir en haut ! »
– « Comment cela ? »
– « Il n’y a pas d’électricité et nous n’avons pas de lampe de poche. Ne nous exposons pas inutilement, assura Nestor.
– « Alors, que faisons-nous ? »
– « Retournons au village. Nous souperons puis nous essaierons de trouver quelqu’un qui pourrait venir faire le ménage. »
– « Coucherons-nous ici ce soir ? »
– « C’est bien inutile et c’est trop sale. »
– « Tu as raison. »
Les deux hommes sortirent de ce logis en ruine.
C’est alors que Nestor Boyaux remarqua que la serrure de la porte était brisée. Il était inquiet.

Il savait que ceux qui s’acharnaient à découvrir le trésor devaient avoir en leur possession la feuille de carnet sur laquelle était transcrite la fameuse série de chiffres.
Mais il aurait été beaucoup plus inquiet, s’il s’était aperçu qu’une figure les regardait d’une fenêtre du deuxième étage.
Nestor Boyaux et son ami retournèrent au village. Ils prirent un bon repas dans un restaurant puis ils se louèrent une chambre à l’hôtel.

Puis Nestor annonça à qui voulait l’entendre qu’il avait loué le château des Harne.
Il réussit à trouver deux femmes, qui, dès le lendemain, commenceraient le ménage dans ce qui restait de ce logis.
Mais avant de se coucher, Nestor écrivit une longue lettre, qu’il adressa au notaire Bertrand du Mesnil du Buisson, lui expliquant la mission dont l’avait chargé Luc Harne.
– « Comme ça, » déclara-t-il à Léo, « je serai tranquille. Le notaire ne s’inquiétera pas inutilement s’il entend dire que quelqu’un habite les lieux. »
Dix minutes plus tard, les deux hommes s’étaient endormi profondément.
Le lendemain, Nestor se leva le premier :
– « Sept heures et trente. »
Il poussa son ami :
– « Léo ! Allons, lève-toi. Nous avons une grosse journée à entreprendre. »
Quelques minutes plus tard, les deux hommes descendaient déjeuner, puis ils prirent le chemin menant à la propriété des Harne.
– « À quelle heure doivent arriver les deux femmes ? »
– « Oh, vers huit heures et trente. »
Nestor s’arrêta dans un petit supermarché du village, acheta deux lampes à pétrole, du nécessaire de couchage et quelques produits de première nécessité.
– « Comme ça, nous serons tranquilles pour quelques jours. »

Équipés, les deux amis se mirent en route pour rejoindre le château.

Arrivés dans les lieux, ils ouvrirent toutes les fenêtres des pièces restées habitables.
Le soleil pénétra dans le logis, chassant l’humidité.
Vers neuf heures, les deux femmes de ménage arrivèrent.
– « Commencez par une chambre, leur commanda Nestor. »
– « Bien, monsieur. »
– « Ensuite, vous ferez la cuisine, la bibliothèque et les autres pièces. »
– « Sur tous les étages ? »
– « Non, non, le rez-de-chaussée seulement. »
– « Très bien. »
Les femmes se mirent à l’œuvre.
Nestor, en ayant l’air de rien, les suivit dans la pièce.
Soudain, il demanda :
– « Il y a un endroit qu’on appelle Robinson ici ? »
Les deux femmes se regardèrent.
– « Robinson ? »
– « Mais oui, on m’a dit ça ! »
L’une des deux haussa les épaules.
– « Je n’ai jamais entendu parler de ça ! »
Nestor sortit et fit signe à Léo de le suivre.
– « Où allons-nous ? »
– « Explorer les étages. »
– « Pourquoi ? »
– « Tu te rappelles ? Hier soir ? Et de plus, je veux sonder les murs. Il y a un trésor de caché ici. Je vais le trouver, je te l’assure, autrement je ne m’appelle plus Nestor Boyaux, nom d’une pipe en bois !… »

A SUIVRE…

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

24 réflexions sur « L’héritage d’un inconnu ! – 7/11 »

  1. Fichtre, nom d’une pipe en bois! Il a le sens de la formule Nestor Boyaux, c’est excellent!
    J’aime beaucoup ce « voyage » avec la découverte de la propriété des Harne, un endroit plein de secrets, une atmosphère qui nous invite à nous lancer sur les traces des fantômes des lieux et à chercher le trésor
    Gros bisous pour te souhaiter une belle journée, sans oublier Poux Ronchon
    Cendrine

  2. Rho, la, la, il y avait déjà quelqu’un sur les lieux !
    Attention, les copains, le message a peut-être été déchiffré par « les autres » !!!
    Bon jeudi, en attendant toujours le soleil …
    Et mon mal au dos qui recommence !
    Bisoux, ma zaza ♥

  3. J’ai déjà froid et je frissonne dans l’attente que va-t-il arriver , bon demain la suite hihihi la tramontane est levée 110kms/h hier j’ai voulu aller cueillir du mimosa je m’accrochais aux branches , je suis vite rentrée , idem pour aujourd’hui du coup je ferai les soldes sur internet au chaud hihihi (j’ai reçu ta carte hier merci ma douce ) bisettes frisquettes

  4. Avant l’ouverture vers la solution le chemin est encore sinueux et les escaliers bien mystérieux
    Alors suivons la piste avec Nestor et Léo. Coupe de balai et plumeau
    Belle journée Madame Zaza
    Bisous

  5. Bonjour Zaza,
    Ouah !! l suspense continu, mais Nestor est convaincu sur ce trésor…..donc à suivre avec passion
    bonne fin de journée
    Amitiés

  6. Suspens et villégiature vont de pair sur ton histoire
    J’aime te suivre , on visite en même temps
    Ce matin la NL est tombée mais….dans les indésirables
    🤔

  7. Vont ils trouvé un Robinson ? c’est étrange cette présence dans le château, les bandits n’ont pas encore eu le temps d’arriver il me semble .
    J’ai hâte de savoir
    Bonne journée
    Bisous

  8. Bravo Nestor, tu es courageux , nul doute tu vas trouver le premier! vraiment haletant ton récit, je n’aurais pas couché là bas pour rien au monde même avec le ménage fait bisous MTH

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