Mercredi … C’est Musique … !!!

C’est Jean qui mène la danse pour la MCO 260 !

Son thème  « La Lettre »

♬ BEETHOVEN | LETTRE A ELISE | MUSIQUE CLASSIQUE | MUSIQUE CLASSIQUE TV ♬

LES PETITES HISTOIRES DE LA GRANDE MUSIQUE 

En 1810, le compositeur installé à Vienne écrit, en pensant à une certaine Thérèse Malfatti, une Bagatelle en la mineur. Mais par quel mystère cette brève oeuvre pour piano est-elle devenue, un demi-siècle plus tard, la célèbre Lettre à Elise ?

Enfoncé dans un gros pardessus de drap noir, des bottes crottées et avachies traînant sur le pavé, son chapeau écrasé sur ses cheveux en bataille, il marche lentement, lourdement, dans les rues de Vienne, désertes à cette heure tardive. Il s’arrête par instants, se tient aux murs, semble chercher dans l’obscurité épaisse quelque chose qu’il ne distingue pas. Il a dans la tête comme une masse cotonneuse, pesante. Cet homme qui erre dans la ville silencieuse en cherchant les remparts qu’il ne retrouve pas au milieu de cette nuit, c’est Ludwig van Beethoven. Nous sommes en mai 1810: il a 40 ans. Depuis quelques années, il est enfermé dans ce brouillard intérieur d’une surdité qui empire. Pourtant, il sait comme personne voir dans le ciel rayé de nuages ces figures qui inspirent sa musique. Car ce qu’il n’entend pas, il sait le faire résonner dans les symphonies qu’il compose et qui étonnent déjà ceux qui les découvrent. Cet homme-là a des mondes en lui. Et ces mondes se nouent, se conjuguent, s’embrasent.

Lettre à France – Michel Polnareff

Il était une fois
Toi et moi
N’oublie jamais ça
Toi et moi

Depuis que je suis loin de toi
Je suis  comme loin de moi
Et je pens’ à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C’est ça être là-bas
La différence
C’est ce silence parfois au fond de moi

Tu vis toujours au bord de l’eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos et moi loin de toi
Je vis dans une boîte à musique
Électrique et fantastique
Je vis en Chimérique

La différence c’est ce silence
Parfois au fond de moi

Tu n’es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l’avenir de nos souvenirs
Oui, j’ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L’amour c’est fait de ça

Il était une fois
Toi et moi
N’oublie jamais ça
Toi et moi

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui j’ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas…

La chanson de l’alphabet – Comptine

Barbara – Gauguin– Lettre à Jacques Brel

Il pleut sur l’île d’Hiva-Oa.
Le vent, sur les longs arbres verts
Jette des sables d’ocre mouillés.
Il pleut sur un ciel de corail
Comme une pluie venue du Nord
Qui délave les ocres rouges
Et les bleus-violets de Gauguin.
Il pleut.
Les Marquises sont devenues grises.
Le Zéphir est un vent du Nord,
Ce matin-là,
Sur l’île qui sommeille encore.

Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Et toi, comme un grand danseur fatigué
Avec ton regard de l’enfance.

Et toi, bonjour monsieur Gauguin.
Faites-moi place.
Je suis un voyageur lointain.
J’arrive des brumes du Nord
Et je viens dormir au soleil.
Faites-moi place.

Tu sais,
Ce n’est pas que tu sois parti
Qui m’importe.
D’ailleurs, pour moi tu n’es jamais parti.
Tu sais
Ce n’est pas que tu ne chantes plus
Qui m’importe.
D’ailleurs, pour moi, tu chantes encore,
Mais penser qu’un jour,
Les vents que tu aimais
Te devenaient contraire,
Penser
Que plus jamais
Tu ne navigueras
Ni le ciel ni la mer,

Plus jamais, en avril,
Toucher le lilas blanc,
Plus jamais voir le ciel
Au-dessus du canal.
Mais qui peut dire ?
Moi qui te connais bien,
Je suis sûre qu’aujourd’hui
Tu caresses les seins
Des femmes de Gauguin
Et qu’il peint Amsterdam.
Vous regardez ensemble
Se lever le soleil
Au-dessus des lagunes
Où galopent des chevaux blancs
Et ton rire me parvient,
En cascade, en torrent
Et traverse la mer
Et le ciel et les vents
Et ta voix chante encore.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de ta mer du Nord.
Il a dû s’étonner, Gauguin.

Souvent, je pense à toi
Qui a longé les dunes
Et traversé le Nord
Pour aller dormir au soleil,
Là-bas, sous un ciel de corail.
C’était ta volonté.
Sois bien.
Dors bien.
Souvent, je pense à toi.

Je signe Léonie.
Tu sauras qui je suis,
Dors bien

 

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

25 pensées sur “Mercredi … C’est Musique … !!!”

  1. Bonjour Zaza,
    J’aime bien les comptines de Henry Dès !
    pour les enfants c’est super, quant à la musique classique
    ce n’est pas ma tasse de thé !!!
    Passe une bonne journée au chaud !! bises

  2. bonjour Zaza , ah oui de bons choix !! Michel Polnareff j’aimais ces belles années !! celle ci est magnifique ! et une belle vidéo ! , Barbara ah oui j’aime !! et +++ … gros bisous belle journée A+ en Zic

  3. De bons choix Zaza, j’ai pensé aux deux premières, comme beaucoup d’entre nous je pense! Ce sont de belles mélodies, et de belles chansons de plus…
    Bonne fin de journée, bisous!

  4. Bonjour, j’aime tout, Polnareff a défrayé la chronique dernièrement, où est le vrai du faux? je te souhaite une bonne soirée, bisous ps désolée de t’avoir coupé l’appétit ce matin, hi hi !!

  5. ALORS LA CHANSON DE Ponareff les paroles ok mais lui maintenant me sort par les yeux tout le reste j’aime bien sur et celle de l’alphabet est de circonstance avec Jallen hihihhi

  6. quel beau texte que cette chanson de Barbara où se mêlent les couleurs de la peinture de Gauguin et celles des îles Marquises avec la tristesse de la disparition de Brel.Merci pour cette découverte, une bien jolie lettre. Bisous Zaza

  7. Coucou Zaza. Deux choix communs(enfin presque pour lettre à Elise que j’ai mise sur mode comique). subtile aussi l’alphabet, quant à Barbara c’est toujours un bonheur que de l’écouter! C’est curieux, elle ne m’est pas revenue cette magnifique chanson pour ce thème faut dire que ça fait longtemps que je ne l’avais pas écouter! Merci à toi zaza. Bisous. chloé

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