Grande pointure de la scène punk, rock et new wave allemande et internationale, la chanteuse Nina Hagen naît à Berlin, Allemagne le 11 mars 1955.


Tiens, je vous avais promis de révéler le pourquoi de la taille gigantesque de Sur le fil (la souris qui fait de l’équilibre sur une corde tenue en l’air par Le Chat). Comme je l’expliquais à l’étape 7, nous envoyons le scan 3D à la société de fraisage. Or il se fait que pour celle-là, nous nous sommes trompés dans les mesures. Habituellement, nous demandions qu’il y ait deux mètres de la pointe des oreilles à la plante des pieds. Or, cette fois-là, nous n’avions pas pensé qu’au-delà des oreilles, se situaient les bras et les mains du félin…

Lorsqu’il a reçu le modèle en polystyrène, François Deboucq m’a appelé, un peu affolé, en me disant qu’il allait falloir en fraiser un autre à la bonne taille. J’ai sauté dans ma bagnole et foncé à l’atelier. En effet, c’était très grand. Mais ça avait de la gueule, bon sang ! Nous avons alors calculé que si on la posait sur un socle de 40 cm (au lieu de 70) et qu’on la transportait sur un semi-remorque surbaissé, elle passerait sous les ponts d’autoroutes. Ouf ! On la garde comme ça, elle est trop belle !
Lorsqu’on expose dans l’espace public, les contraintes techniques sont innombrables, et particulièrement en termes de sécurité. Nous avons déjà parlé de l’eau des fontaines (16) et du poids des statues (15), mais pas encore du vent.
En effet, lorsqu’une tempête traverse une ville, elle peut faire beaucoup de dégâts et nous devons répondre à des problématiques de ce genre.
La préfecture nous demande que le matériel exposé résiste à des vents de 160 km/h (certes peu fréquents, mais qui peut le plus peut le moins), dont acte. Nos sculptures sur socles et nos bornes d’information ne seront pas renversées par des vents de 160 km/h. Cela a été vérifié et certifié par le bureau Véritas, spécialiste en la matière. Avec des vents de 160 km/h, Le Chat risque de voir passer devant lui pas mal de choses, mais lui restera immuable.






Tout le monde pense que pour réussir une crêpe, il suffit d’un bon coup de main. Quelle erreur de débutant-beurre ! Moi, je pratique le « Karaté-Kraz », un art martial où l’on ne combat pas l’adversaire, mais la gravité. On croit que je cuisine, alors qu’en réalité, je fais du voltige-galette. Si tu n’as pas le poignet souple, ta crêpe finit par faire le mur… ou le plafond.
En plus, ma cuisine est devenue un véritable dojo. Entre les projections de pâte et les retournés acrobatiques, c’est du grand spectacle ! Je ne compte plus les fois où j’ai tenté un triple lutz avec une complète-œuf-jambon. Résultat : j’ai plus de crêpes collées sur les lustres que dans les assiettes. On appelle ça de la décoration d’intérieur au sarrasin.
Donc sans bêtises, mes repas seraient d’un ennui mortel.
Imaginez : une crêpe qui reste sagement dans sa poêle, c’est comme un oiseau en cage, ça manque de panache-manche ! Sans mes ratés légendaires, je n’aurais jamais inventé la « crêpe-plafonnier », celle qui tombe trois jours après ou la « crêpe-frisbee » qui a fini sa course sur la tête de mon Poux-Ronchon.
Coup de bol ou plutôt coup de poêle, j’ai le réflexe aiguisé.
Quand la pâte s’envole et menace de s’écraser sur le chat Théo ou la chienne Pupuce, je sors ma parade secrète : le « Coup de Cidre ». Je rattrape tout au vol, même si parfois je finis avec une galette sur l’œil en guise de bandeau de pirate. C’est ça, la maîtrise du flegme-menthe !
Comme dirait mon pépé, qui était un ancien maître-crêpier de la marine : « Petite, si ta crêpe ne touche pas les nuages, c’est que tu n’as pas assez mis de rhum dans le moteur ! »
Il disait aussi qu’une crêpe ratée est une crêpe qui a simplement choisi de vivre sa propre vie, loin de la chaleur étouffante de la fonte.
Et la Hmmm… Quelle odeur ! C’est le parfum de la victoire, ce mélange subtil de froment et de « oups-j’ai-encore-trop-dosé-la-vanille ».
C’est le moment où l’on croque dans l’imprévu, là où la pâte est un peu trop cuite d’un côté et totalement crue de l’autre.
C’est ça, le vrai goût de l’aventure culinaire !
Ah bon pourquoi ? Parce que dans mon monde, le 4 vient après le 6, c’est ma logique de ceinture noire ! On ne discute pas avec un maître qui sait transformer une simple louche de pâte en un projectile non identifié. Et puis, entre nous, une crêpe parfaitement ronde, c’est louche, non ?