
Le « Clic Clac », c’est une photo publiée le vendredi, pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine, une communauté initiée par Martine, ICI…
La légende du Dragon de l’île de Batz que je me suis amusée à poétiser…

Sur les rochers battus par les flots en furie,
Dort un monstre qui terrorisait la contrée ;
Sa présence semait l’effroi, la barbarie,
Et, l’île tout entière en restait terrifiée !
Au sixième siècle, un moine venu des cieux,
Pol Aurélien, guidé par sa foi profonde,
Vint porter la lumière aux cœurs des malheureux,
Et, chasser le dragon qui ravageait ce monde.
Le comte Withur l’accueille en son hospitalité,
Mais, pose une condition à son noble accueil :
« Délivre notre île de cette atrocité,
Et, chasse le serpent qui nous plonge en deuil ! »
Tous ceux qui l’affrontèrent y laissèrent la vie,
Nul ne put triompher de ce monstre effrayant ;
Mais, Ppl pria la nuit, confiant en son appui,
Puis marcha vers son antre, au petit jour naissant.
Un jeune guerrier suivit le saint homme vaillant,
Vers le repaire obscur où le dragon sommeille ;
Soudain surgit la bête, en sifflant, rugissant,
Et la foi du saint homme affronta la bête en sommeil.
D’un geste souverain, il lia le serpent
Avec son étole, et dompta sa colère ;
Puis le mena vers l’ouest, au bord de l’océan,
Où grondait sous ses pas la mer toujours sévère.
« Plonge au fond de ces eaux ! » ordonna le saint,
Et le monstre disparut dans l’abîme écumant ;
Depuis, Toul ar Sarpant garde au creux de son sein
Le Trou du Serpent, témoin de cet événement.
Le comte, émerveillé par ce haut fait de gloire,
Offrit à Pol l’île entière en noble récompense ;
Ainsi naquit un jour cette ancienne histoire,
Où la foi triompha de la peur et du silence.
Aujourd’hui, sur le granit, les vagues en éclat
Font résonner encore un étrange murmure ;
Comme un dernier soupir venu d’un autre âge,
Le dragon semble gronder sous l’écume obscure.
Mais, moi, dans mon enfance, au sommet du Dragon,
J’escaladais les rochers, fière comme une reine ;
Et, je criais très fort, défiant l’horizon :
« Je suis la reine du monde ! », heureuse et souveraine.
Et quand montait la mer, dans son grondement sourd,
Je régnais sur mon île, au-dessus des abîmes ;
Le dragon sous mes pieds veillait sur mes beaux jours,
Et mon rire d’enfant s’envolait vers les cimes.
Car les légendes vivent au fond de nos mémoires,
Mêlant les souvenirs aux mystères du passé ;
Et le rocher du Dragon, gardien de tant d’histoires,
Garde aussi mes rêves que le temps n’a pas effacés.

Bonjour Zaza… le rocher du dragon, tu l’as très bien poétisé, bravo…. belle journée, bises jill