Le nid des mots de mai … !!!

Les consignes d’Annick, ICI

« L’isolement, la séparation »

Ces plaies de l’existence peuvent nous atteindre à n’importe quel âge, dans n’importe quelle situation, à n’importe quel endroit, il n’y a qu’une certitude, elle sera notre seule compagnie lorsque notre vie prendra fin.
Solitude que nous désirons quelque fois, pour réfléchir, pour prendre du recul, pour faciliter la prise de décisions, cette solitude est désirée, et elle est nécessaire à n’importe quel être humain.
Mais il y a l’autre… L’’autre solitude, insidieuse ! Celle que nous aimerions fuir, celle qui nous retient, qui nous tire inlassablement vers le bas.
Celle-ci, nous de la désirons pas, nous la subissons. Ce n’est plus de la solitude, mais de l’isolement qui nous fait perdre pied, un isolement qui nous coupe du Monde, qui nous sépare de la vie. Cet isolement non-désiré est une première mort, ce que j’appelle :
« la petite mort »
Solitude terrifiante arrivant un beau jour dans notre vie, pour une raison ou pour une autre. Elle s’invite dans notre quotidien, à l’improviste, avec la ferme intention de nous détruire.
Et si nous ne la chassons pas, elle vous prend à la gorge, et vous emmène en enfer.
Une très longue descente aux enfers, et si personne ne nous attrape la main, si personne ne nous retient dans notre chute, nous coulerons inexorablement dans l’absence de regards, dans l’absence d’attention, et le seul mot que nous associerons à notre existence, sera INUTILITÉ…
La solitude profonde de l’esprit na pas de corps, la solitude de l’esprit na pas d’âme, et pourtant, elle prend la forme d’une bulle et nous encercle, nous étouffe. Ne cherchez pas de sorties, il n’en existe pas.
La solitude est à l’esprit, ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu’elle est trop longue.
Avec le temps, les présences que nous désirions, nous gêneront plus qu’autre chose. La peur envahira chacune de nos sorties, les larmes envahiront chacune de nos nuits, la mélancolie envahira notre vie.
Le moindre sens que nous possédons, deviendra dune inutilité chronique.
A quoi servira notre ouïe, lorsqu’il n’y aura personne pour déposer quelques mots, que l’être humain apprécie tant, dans notre champ auditif.
A quoi servira notre toucher, quand il n’y aura plus personne pour nous tenir la main, plus personne pour nous enlacer.
A quoi servira notre odorat, lorsque la seule odeur que nous pourrons sentir, sera celle de notre oreiller imprégné de larmes.
A quoi servira notre goût, quand la mélancolie se chargera de nous enlever l’appétit.
A quoi servira notre vue, lorsqu’il n’y aura plus aucun visage à découvrir, plus aucun sourire à admirer, plus aucun regard dans lequel se plonger.
Et le pire interviendra lorsque nous prendrons conscience que la solitude nous a séparé de la vie, que l’isolement nous a séparé des solutions, et que la mélancolie nous a ôté le goût de vivre.
Prendre conscience que notre existence n’est devenue que souffrance, prendre conscience qu’âgé ou pas, notre vie n’a plus aucun intérêt !

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

19 réflexions sur « Le nid des mots de mai … !!! »

  1. .. je suis émue par tes mots si vrais.
    La solitude , voulue ou imposée, est un vrai enfermement…. mais parfois, il suffit de décrocher son téléphone et d’y trouver une voix, même anonyme, qui redonne un peu de sens à la vie.
    Il existe des associations pour cela, il ne faut pas hésiter à les contacter.
    Je me dis souvent que si “on ne va pas vers les autres, les autres ne viendront pas à nous…”
    Bises du jour
    Mireille du sablon

  2. Je me suis laissée emporter par ton texte très fort
    Ne pas confondre solitude voulue et celle qui nous est imposée …et que nous ne pouvons pas gerer du tout
    Bonne journée Zaza
    Bises

  3. Bonjour Zaza.
    La solitude, c’est triste, j’en connait qui en sont mort.
    Content que tu puisses de nouveau envoyer des commentaires sur nos blogs.
    Ce matin le Soleil a fait son apparition et peut être qu’il fera beau pour ce long week-end que je te souhaite agréable.
    Bisous de nous deux.

  4. Triste solitude, le renard disait au Petit Prince “On est seul aussi chez les hommes”…
    Heureusement la solitude n’est pas forcément que tristesse. (lire demain en mon jardin)
    Merci pour ta participation

  5. Bonjour Zaza, un très beau texte, il y a beaucoup d’émotion qui se dégage de tes mots. Bisous bonne journée MTH

  6. ❤️COUCOU,
    En un battement d’aile je suis là pour mes ami(es)
    Malgré le temps et ses aléas ☁️☔
    En un battement de cil j’écris ces mots,
    Pour qu’ils effacent certains de tes maux
    En un clin d’œil je fais le tour de ton univers,
    A travers les ondes de la blogosphère
    Que ce texte est dur mais vrai pour beaucoup
    Heureusement il y a la lecture , l’écriture
    Enfin pour moi cela meuble ma solitude
    Je te souhaite un bon weekend bisou,☀️

  7. Ton texte est poignant car si vrai une fois qu’on la laisse s’installer c’est foutu mais combien ne l’ont pas voulue et elle est quand même venue? Bisous doux weekend

  8. Un excellent texte Zaza qui nous montre oh combien cette solitude insidieuse dans laquelle on s’enferme est dangereuse . Elle revêt toutes les formes de la dépression et Dieu sait s’il est difficile d’en sortir. Même entouré il arrive parfois que celui ou celle qui est aux prises avec elle ne puisse s’empêcher de se laisser couler.
    Comme dit Mireille il existe des personnes à l’écoute qui peuvent permettre de ne pas sombrer complètement et aussi des thérapies qui sont aussi bien utiles.
    Bonne soirée
    Bises

  9. eh oui chere Zaza, tu as parfaitement raison, la fin de vie c’est tout ça ! à quoi ça sert finalement ! mais on s’accroche, c’est que la vie a encore un sens, porte toi bien grosses bises

  10. Je pourrais bisser les commentaires précédents…
    Ta page m’émeut profondément.
    La solitude peut être une amie, l’isolement non.
    L’idée qu’on ne sert plus à rien… il ne faut pas qu’elle nous envahisse. Continuons à espérer et à agir, malgré tout.

  11. un texte fort que j’ai lu seulement en diagonale car le déjeuner m’appelle. J’ai zappé ce rendez-vous et ce sujet qui m’aurait sans doute inspiré. Je rejoins si bien tes réflexions. Je reviendrai sans doute approfondir ma lecture bises

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