
LES CONSIGNES DE FARDOISE, ICI.
Son thème : « Plus vrai que nature. »
Le mot de Fardoise : « Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature. Hikaru Cho, jeune artiste d’origine chinoise vivant au Japon, redessine le corps avec un hyperréalisme dérangeant inspiré par un seul leitmotiv : « sortir de l’ordinaire ». Le petit journal.com.
C’était sans compter sur l’invention de l’intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement.
À vous de prouver que les artistes n’ont pas eu besoin de l’I.A. pour recréer le réel. »
Les Casseurs de pierres – Gustave Courbet

Pour le thème choisi par Fardoise, comment ne pas penser à Gustave Courbet, souvent considéré comme le fondateur du réalisme pictural.
Courbet le revendique de cette façon : « Le fond du réalisme, c’est la négation de l’idéal ».
Dans cette huile, l’artiste s’est appliqué à représenter la vérité dans l’idéaliser.
Deux hommes, représentés, grandeur nature, se détachent sur une colline sombre. En haillons et le corps brisé, ils tournent le dos au spectateur, absorbés par leur tâche.
Sur le premier plan, un homme avec un marteau ; sur le deuxième plan, un homme avec la pierre ; sur le troisième, à gauche de la toile, une corbeille en osier, à droite une marmite, une cuiller et un morceau de pain noir sur une besace.
Courbet présente son tableau ainsi :
« C’est un tableau de casseurs de pierres qui se compose de deux personnages très à plaindre ; l’un est un vieillard, vieille machine raidie par le service et l’âge ; la tête basanée et recouverte d’un chapeau de paille noire ; par la poussière et la pluie. Ses bras qui paraissent à ressort, sont vêtus d’une chemise de grosse toile ; puis, dans son gilet à raies rouges se voit une tabatière en corne cerclée de cuivre ; à son genou posé sur une torche de paille, son pantalon de droguet qui se tiendrait debout tout seul à une large pièce, ses bas bleus usés laissent voir ses talons dans des sabots fêlés. Celui qui est derrière lui un jeune homme d’une quinzaine d’années ayant la teigne ; des lambeaux de toile sale lui servent de chemise et laissent voir ses bras et ses flancs : son pantalon est retenu par une bretelle en cuir, et il a aux pieds les vieux souliers de son père qui depuis bien longtemps rient par bien des côtés. »
Lettre de Courbet à Jules Champfleury, Ornans, printemps 1850.
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Courbet, plus vrai que nature, absolument, toile que je découvre, merci Zaza, bises jill