
LES CONSIGNES DE FARDOISE : CLIC.
Le mot de Fardoise : « Le mois de septembre sonne l’heure de la rentrée, pour beaucoup, et le début d’une nouvelle année scolaire. Alors, après l’été épouvantable que nous avons traversé, je vous propose de se changer les idées avec un petit séjour en « Chimérique » et d’aller à la rencontre des créatures de légende, »
Son thème :« Chimères et créatures de légendes. »
La Chimère d’Arezzo – Auteur inconnu

Un peu d’histoire concernant ce bronze
La découverte de cette Chimère en 1553, près des murailles de la ville d’Arezzo, en Italie, tombe à point nommé pour Cosme Ier de Médicis. En effet, ce dernier cherche alors à mettre en avant le prestigieux passé étrusque de la région, qui fut l’un des principaux foyers de cette civilisation puissante et originale, antérieure à celle des Romains, pour justifier ses ambitions politiques et sa volonté d’expansion territoriale.
Cosme Ier souhaite que la République florentine étende son pouvoir à l’ensemble du territoire compris entre l’Arno et le Tibre, correspondant à l’ancienne Étrurie. Pour ce grand mécène, la Chimère symbolise la supériorité de la Toscane dans le domaine artistique ainsi que sa victoire sur ses adversaires. Preuve de la valeur qu’il lui accorde, il la fait placer au palais de la Seigneurie, sa résidence à Florence et le siège du gouvernement.
Il en confie la restauration au célèbre bronzier et orfèvre florentin Benvenuto Cellini. La queue de la Chimère, manquante, sera quant à elle reconstituée à partir de 1785, en intégrant des fragments originaux.
La sculpture est ensuite présentée à la galerie des Offices en 1718, avant de rejoindre le Musée archéologique national de Florence en 1871 avec une autre œuvre prestigieuse en bronze, l’Arringatore, découverte en 1556. et faisant également partie des collections des Médicis.

Cette chimère constituait certainement un groupe avec Bellérophon et Pégase, mais ces derniers n’ont jamais été retrouvés.
Elle représente la bête monstrueuse dans son dernier combat, en position défensive, rugissant et menaçant encore son adversaire. La tête de serpent a été restaurée de façon erronée à l’origine, elle devait sans doute se dresser face au héros, et non mordre la corne de la chèvre. La tête de cette dernière penche sur le côté, son cou présente des blessures sanglantes qui annoncent l’issue fatale du combat.
L’œuvre est remarquable par la tension et le dynamisme de la pose, accentués par le réalisme du corps, à la fois souple et puissant. Les côtes, les muscles et les tendons saillent sous la peau, de même qu’une longue veine qui parcourt le flanc droit.
Au contraire, la tête de lion est traitée de façon stylisée. Le mufle, froncé, est marqué de plis réguliers. La crinière hérissée, formée de plusieurs rangées de mèches striées ressemblant à de petites flammes, laisse apparaître des oreilles rondes et lisses et se prolonge par des poils dressés qui soulignent la ligne du dos jusqu’à la naissance de la queue.
Réalisés dans un autre matériau, les yeux et les crocs incrustés ont disparu.
La Chimère : un monstre de la mythologie grecque adopté par les Étrusques
La Chimère apparaît dès le début du VIIème siècle av. J.-C. dans les plus anciens textes de la littérature grecque, notamment l’Iliade d’Homère et la Théogonie d’Hésiode, ainsi que dans les productions artistiques grecques et étrusques. Son nom vient du mot grec khímaira, qui signifie jeune chèvre. Fille des monstrueux Echidna et Typhon, la Chimère possède un corps de lion, une queue de serpent et une tête de chèvre sur le dos. Elle a le pouvoir redoutable de cracher le feu.
Monté sur le cheval ailé Pégase, le héros grec Bellérophon, fils du dieu de la mer Poséidon, la combat et parvient à la tuer d’un coup de lance.

L’histoire ne manque pas de créatures de légende, et on fabrique encore… merci pour cette chimère Zaza, bon W-E, bises jill