
LES CONSIGNES DE LILOU, ICI.
Son thème : « Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge. »
Le mot de Lilou : « Nous voilà déjà dans la deuxième quinzaine de février ; mais il faudra attendre encore un peu pour que les couleurs se réchauffent.
Alors je vous propose de brûler les étapes et de travailler les couleurs vives. Rouge et vert mélange de chaud et de froid. »
Henri Matisse – Intérieur au vase étrusque

Cette huile sur toile représente un intérieur décoré dans lequel une femme se tient assise à une table noire couverte de plantes et de fruits, une tapisserie suspendue derrière elle ; elle regarde droit devant elle, un grand vase orange aux motifs floraux sur sa gauche.
Matisse a réalisé cette œuvre avant ses 70 ans, quand il se remet « miraculeusement » d’une opération.
L’épreuve de la maladie — l’opération majeure de 1941 qui laisse Matisse affaibli et souvent alité — n’a pas rétréci son art : elle l’a reconfiguré.
L’artiste parle d’une « seconde vie ». Incapable de travailler longtemps debout devant un chevalet, il change d’outils, de gestes et d’échelle. Il invente une pratique où la couleur devient matière-forme et la ligne, une écriture d’une simplicité souveraine. Cet ajustement n’est pas un renoncement : c’est l’aboutissement d’une grammaire élaborée depuis les fauves, désormais concentrée et lumineuse.
Cette toile appartenait Paul Rosenberg (galeriste) quand elle fut confisquée par les nazis en 1941. Elle fit partie de la collection de Hermann Göring avant d’être restituée après-guerre à Paul Rosenberg.
Après 1941, Matisse travaille fréquemment assis ou allongé. Il attache du fusain ou du crayon à une baguette pour dessiner grand sur les murs, et s’entoure d’assistants — notamment Lydia Delectorskaya — pour manipuler et fixer les éléments. L’espace de travail devient un théâtre d’ajustements : on épingle, on déplace, on recadre. Cette méthode mobile lui redonne l’échelle et le geste ample que son corps diminué ne pouvait plus offrir au chevalet.
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Bonjour Zaza, ma résidence se nomme Matisse, pourquoi…. !? Sur ce cette dame en mode lecture apprécie son intérieur, à moins qu’elle ne rêve d’autre chose… Merci, bises jill