Les expressions de mars chez Clara … !!!

Clara nous propose ICI de disserter sur les expressions ci-dessous

Avoir une langue de vipère (ou une langue de …)

Se voit comme le nez au milieu de la figure

La montagne accouche d’une souris

Tout près du village d’Ercé en Liffré, il y un très vieux cimetière et derrière se trouve une forêt épaisse et inquiétante.

Les langues de vipère racontaient qu’il n’était pas très bon de s’aventurer trop près du vieux cimetière à la nuit tombée, au risque d’y croiser quelques spectres bizarres.

Mystérieux me direz-vous, sans doute, mais ce n’était pas ça qui effrayait le plus, les villageois. Le grand mystère se trouvait aussi dans l’épaisse forêt derrière le cimetière.  

Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, en entendant les villageois chuchoter dans le village ! Ils prétendaient que celle-ci était « maudite ». Tous ceux qui s’y aventuraient, certifiaient qu’il y avait bien quelque chose de bizarre et en ressortaient marqués à jamais. Les spéculations allaient bon train dans ce genre d’affaires. Tout le monde avait sa théorie: un monstre type loup-garou, une sorcière, un démon, le diable lui-même, pourquoi pas ! Pourtant les rumeurs sur la forêt allaient si loin dans l’imagination et le ridicule, que plus personnes, au fil du temps, ne prenaient cette affaire au sérieux. Malgré tout, la peur était là et bien là.

C’était sans compter sur l’ami Claude, écrivain, philosophe et grand amateur de paranormal. Il s’était retiré au village pour trouver l’inspiration. Il vivait dans un vieux manoir, écrivait presque toute la journée près de sa cheminée en buvant des cafés et de nombreux verres de chouchen. Claude était obsédé par cette forêt « maudite », il avait, là, matière à écrire une grande histoire. Ce n’est pas l’imagination qui lui manquait, mais il avait le souci du détail et du réalisme. Un désir irrépressible d’aller voir de lui-même ce qui se tramait dans cette forêt le hantait. Comment écrire une histoire digne de ce nom sans savoir ce qui s’y passait ? 

Un jour, au petit matin, Claude se décida, prit sa canne, son chapeau, son sac à dos avec son bloc-notes, un crayon, quelques provisions et un sac de couchage.

Arrivé près du cimetière, il ressentit un frisson allait-il franchir le pas ? Bien sûr que oui, l’envie était si forte ! Il inspecta tous les recoins du cimetière, fit des croquis, pris des notes, sans rien trouver de probant ! Il entra dans la forêt sombre par un petit sentier … Ce frisson ressentit en arrivant au cimetière se fit de plus en plus oppressant. Il devait bien y avoir quelque chose ! Mais quoi ??? Il marcha longtemps, la respiration courte, le cœur palpitant et arriva au pied d’une petite grotte. Il décida de bivouaquer et d’installer son campement pour y passer la nuit. Il n’était pas très rassuré, mais il lui fallait du temps pour observer ce qui pouvait se passer et élucider ce mystère colporté par les habitants du village. Fatigué par sa longue marche dans les bois, restauré, il s’installa dans l’entrée de la grotte pour y dormir. Sur le coup de minuit, un vacarme épouvantable le fit sursauter.

Une nuée de bestioles sortirent de la grotte en lui passant au-dessus de la tête. Certaines d’elles venant même de lui agripper les cheveux ! C’était quoi ça ! Brrr … le pauvre Claude en était tout retourné. Il se leva d’un bon. Scrutant les environs de la grotte, et finit par s’allonger de nouveau, ne retrouvant pas le sommeil. La pleine lune filtrait quelques rayons dans l’épaisse végétation du bois. Au petit matin, les bestioles sorties de la grotte firent leur réapparition, toujours dans le même vacarme. Elles regagnaient leur planque !

Claude eu le temps de cacher son visage.

C’était tout de même fort de café ! Il prit son courage à deux mains et éclairé par une torche frontale, décida d’aller voir ce qui se passait dans cette fichue grotte. Pas rassuré, mais il fallait en avoir le cœur net ! Et là, oh surprise, il découvrit une immense colonie de chauve-souris, accrochées aux parois de la grotte, tête en bas, et semblant dormir.

Des chauves-souris, rien que des chauves-souris qui hantaient le bois « maudit ». Toutes ces rumeurs colportées depuis tant d’années, les croyances populaires venaient de voler en éclats, et … La montagne venait d’accoucher d’une souris.

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952

Maman et Mère-Grand…!

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23 réflexions sur « Les expressions de mars chez Clara … !!! »

  1. Quelle belle histoire et originale avec ça ! tu es vraiment douée.
    J’ai mis la bande son des chauve-souris, on s’y croirait.
    Comme quoi, parfois on se fait tout un monde de quelque chose qui enfle avec la rumeur et en fait, ce n’est rien du tout !
    Merci pour cette excellente participation. Passe une bonne journée.

  2. bonjour Zaza , ah oui entre l’abécédaire et ça !! tu as de l’imagination à revendre hi hi hi ! très passionnant et ouh j’ai peur !!! merci … … gros bisous belle journée A+

  3. J’ai beaucoup apprécié ce conte « paranormal », au moins les chauve souris étaient tranquilles, personnes ne venait les embêter.
    Bisous

  4. Mais c’est génial ma Zaza, j’ai marché pas à pas avec Claude dans cette forêt pleine de bizarreries où règne une sacrée atmosphère et la « chute » est formidable. Ne dit-on pas que les chauve-souris sont des fées? Costumées dans le monde humain…
    Les souris aussi sont magiques alors même si Claude n’a apparemment rien trouvé, on sourit!
    Gros bisous et bravo
    Cendrine

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