
RAPPEL DES RÈGLES :
- Une définition.
- Un mot à trouver.
- Faire des anagrammes avec 5 lettres minimum, pas utile de faire beaucoup de mots, 5 ou 6 sont largement suffisants pour un texte passionnant.
- Vous faites un texte avec les mots.
- Cerise sur le gâteau, un texte en rapport avec le mot mystère.
EEEIOUPPMS – PIMPESOUÉE – Mot féminin en 10 lettres
Les anagrammes imposées par Lilou : « Mouise – Poème – Ipomée.»
Définitions : « Femme à manières prétentieuses et ridicules (terme qui a vieilli).
Une personne qui passe des heures devant le miroir pour obtenir un look « négligé-recherché » et qui entre dans une pièce comme s’il s’agissait de la cour de Versailles, même s’il s’agit juste de la boulangerie du coin. »
Consigne supplémentaire : RAS
À vos dictionnaires ! – 😂 – Les anagrammes utilisées !
Les anagrammes : « Ésope, soupe, mouise, musée, pimpesouée, Pipos, pepsi, imposé, ipomée, poème, poésie, épuise, épieu. »
« Pas plus de 12 mots, ceux de la consigne comprise… »
« Le compte est bon ma Lilou, y compris le mot Mystère, ce qui fera 13 à la douzaine. » 😂 😂 😂
Repas dominical !

Dans la salle à manger rococo de la villa « Les Hortensias », Marie-Chantal, drapée dans une dignité aussi raide qu’un amidon de sacristie, trônait tel le buste en marbre d’Ésope sur un buffet Louis XV.
Face à elle, Marie-Berthe, sa belle-fille, tentait désespérément de placer une fourchette à huîtres sur le mauvais côté de l’assiette. Eh oui Marie-Berthe, la fourchette à huîtres se place à droite de l’assiette à côté du couteau, comme la cuillère à soupe.
— « Ma chère », soupira Marie-Chantal en levant les yeux au ciel, « quelle mouise esthétique vous nous servez là ! On ne dispose pas l’argenterie comme on jette des confettis à une fête foraine ! »
Marie-Berthe, dont la patience s’effilochait comme un vieux napperon, rétorqua :
— « Belle-maman, ce ne sont que des couverts, pas la constitution française. Votre manie de vouloir tout contrôler comme dans un musée est d’une complexité… »
— « C’est de l’étiquette, Marie-Berthe ! L’étiquette ! « Trancha la belle-mère, tout en se rajustant une broche trop lourde. « Vous êtes d’une désinvolture qui frise l’hérésie. Regardez-vous, si peu pimpesouée en ces circonstances ! On dirait que vous sortez de la cueillette des champignons, alors que nous recevons le Comte de Saint-Pipos. »
Marie-Berthe laissa tomber sa fourchette, qui tinta sinistrement sur la porcelaine de Limoges.
— « Le Comte de Saint-Pipos ? Ce vieux schnock qui mange son potage en faisant le bruit d’une ventouse dans un évier et qui confond le pepsi des enfants avec notre château Lafitte Carcasset ? Quelle ironie ! Vous exigez de moi une tenue de gala, mais votre invité d’honneur imposé à ma table n’est qu’une ipomée dans un jardin anglais : une plante grimpante qui s’accroche partout sans aucune distinction. »
Marie-Chantal, outrée, porta une main tremblante à sa gorge.
— « Comment osez-vous comparer le prestige de la lignée des Saint-Pipos à une vulgaire fleur sauvage ? C’est un affront, un sacrilège à l’étiquette ! »
— « Ce n’est pas un affront, c’est une observation », répliqua Marie-Berthe, amusée. « Votre savoir-vivre est un poème, belle-maman. Une poésie en vers libres, certes, où chaque règle rime avec « ridicule » et chaque convention finit en « cul-de-sac ».
La belle-mère, rouge comme un homard mal cuit, ouvrit la bouche pour répliquer, mais aucun son ne sortit. Elle semblait avoir avalé de travers son propre mépris.
Dans un dernier élan de dignité, elle se leva, manquant de renverser la théière en argent, et déclara :
— « Je m’en vais m’isoler, Marie-Berthe. La vulgarité ambiante m’épuise et me donne des aigreurs d’estomac. Tâchez au moins de ne pas manger vos petits fours avec les doigts, cela risquerait de provoquer une crise cardiaque à l’argenterie ! »
Et elle quitta la pièce, le dos aussi droit qu’un épieu, laissant Marie-Berthe seule, hilare, avec ses couverts mal placés et une liberté enfin retrouvée… mais pour combien de temps ???

Eh oui jusqu’à la prochaine fois comme on dit, waouh cette belle-maman exigeante et raide comme la justice…. avec qui on ne plaisante pas…. ;-) bravo Zaza, bises jill
et parfois les couleurs changent d’un pays à un autre, sait-on jamais….mais c’est drôle comme devanture….passe un doux début de semaine
J’adore!!!!!
Bonne semaine
Bisous
Bonjour Zaza !
Un bon grand couteau de cuisine planté bien dans le dos de la belle-doche et s’en serait fini des remontrances ! 🔪🔪🔪🔪🔪🔪
Épicétout !
Le Rotpier
Bon lundi ! 👍👍👍
La belle mère joue son rôle oupssssss
Bon lundi ZaZa
Bonjour Zaza, quelle histoire pour des couverts pas mis correctement, c’est très bien écrit , j’ai adoré pauvre belle-maman , elle n’a pas eu le dernier mot avec sa peste de belle -fille, elle est d’un autre temps , un temps où les belles-filles obéissaient à Belle-Maman (j’ai connu) bisous bon Lundi MTH
Y-a-t-il du Madame de Rothschild là dessous ?
Nadine aurait su où mettre la pince à escargots.
Féconde ton imagination. Un régal.
✓ Yann
Wouah …belle resistance pour cette jeune femme …sourires
Bravo zaza
Bises
Coucou tu c’est les belle-mère en plus c’est pas toujours facile à vivre bon lundi bises
Bonjour Zaza une histoire amusante autour de ce mot que je découvre. Bravo ! Bon lundi bisous.
J’ai pris un.plaisr amusée à lire ce dialogue truculent de sourdes. Merci. Bisous
Sans aller jusqu’à dire et faire la mijorée comme Marie-Chantal, c’est vrai qu’une table bien mise est très jolie !
Mais quand les belles-mères viennent fourrer leur nez partout c’est agaçant et bravo à la belle fille de lui avoir river son clou, chose que j’ai toujours voulu faire mais que je n’ai jamais osé, retenue par le respect des anciens !
Bises et belle journée
Bravo Zaza on voit que tu t’es régalée en répondant à ce défi . La pimpesouée dans toute sa splendeur a été bien croquée .
Bonne journée
Bises
Super !! Marie-Berthe a bien répondu à belle-maman Marie-Chantal
Un régal de te lire
Bisous du lundi ma Zaza
Oups! pas sympa la belle-mére et pas facile .
Bisous Zaza et bon aprés midi .
Thérèse ..
beaucoup d’humour dans ce texte pour le placer ton mot mystère bravo. Bisous
Bonjour Zaza.
J’espère que comme nous ton week-end c’est bien passé et que tout va bien.
Nous avons passé la semaine et le week-end en famille et cela nous a bien occupé, c’est le motif de notre absence du blog.
Voila une nouvelle semaine qui commence et je te la souhaite agréable malgré la canicule.
Bisous de nous deux.
Chère Zaza
Une superbe satyre des repas de famille guindés !
Les métaphores sont excellentes (la dignité raide comme un amidon de sacristie, la belle-mère rouge comme un homard mal cuit…).
Marie-Berthe a une répartie fantastique face à cette tyrannie de l’étiquette.
C’est vif, drôle et divinement bien écrit.
Un grand bravo!
Bien amicalement, Marie Sylvie
oups ! elle lui a bien cloué le bec à la belle-mère snobinarde !
Tout comme chez Jazzy, j’ai bien ri en te lisant…et même que je découvre ce mot…
Bises du jour
Mireille du sablon
J’ai pris du plaisir à lire ton article . Hélas je reste à l’intérieur ,
j’évite de sortir avec cette canicule et j’apprécie chez moi la clim !
Je te souhaite de passer un bon mardi. Cordiales amitiés & à +
Zut, j’aime les ipomées !
Les couverts, c’est plutôt une habitude. Il n’aurait pas fallu qu’elle vienne à ma table cette belle-mère car elle aurait constaté qu’un couvert n’était pas mis comme elle voulait et pour cause : un gaucher !
Qu’est ce que j’ai aimé ce texte. Heureusement que je n’ai pas eu une belle-mère de ce modèle.
Bises et bonne fin d’après-midi Zaza
Ô waouh ! j’adore littéralement ton texte… dès les premières lignes la Marie-Chantal nous « exasperge » et si je plains Marie-Berthe (super 2e prénom trouvé !) d’avoir pas mieux trouvé comme belle-mère, elle a du répondant la belle-fifille ! Ton texte est génial, tant dans les dialogues, que les mots ajoutés ! BRAVO ! Des bouquets de bisous, j’ai réussi à me connecter, heureuse de vous lire les aminautes, bonne continuation.
C’est tout à fait SUPERBE, Zaza ! Bises