Notre amie Lenaïg, C’EST ICI reprend pour cette quinzaine la barre de cette communauté !
Le thème de ce défi « La tête ailleurs ! »
La tête ailleurs ! *
Fuyant la tête ailleurs, libre et sauvage
Vers un pays s’apparentant à un mirage
Mais non, je n’ai pas peur de l’inconnu
Sur les routes au ciel étoilé qui l’eut cru !
Je subis mes crève-cœurs d’adolescente
Encore lycéenne et aux enfers la descente
Pour fuir mon mal être déguerpir ailleurs
Pour me libérer, m’aventurer à l’extérieur
Mais non de l’inconnu je n’ai pas eu peur
Autostoppeuse, je sentais filer les heures
Rouler, bourlinguer, se poser pour réfléchir
Et douze jours durant pour enfin découvrir
Que j’étais seule, la tête en vérité ailleurs !
J’étais là-bas, loin de mes parents de cœur
J’étais parti sans fil, sur un sot coup de tête
À dix-huit ans loin de chez moi, c’est bête !
Mais non, la tête ailleurs, je n’ai pas peur
De n’être née de rien, j’avais dans le cœur
Dans l’ouest parisien haine pour les riches
Hypocrites, chrétiens, de triche et de niche
La raison l’a emporté et je suis enfin rentrée
Mes parents rassurés et ravis m’ont écoutée
Tous renversés, disparue cette tête ailleurs
Non, non, de l’inconnu, terminée la terreur
ZAZA – 12 mai 2017
*Ce poème est inspiré par une histoire personnelle vécue !
Sur un sot coup de tête quand la raison n’a plus son mot à dire, chose qui arrive quand malheureux, malheureuse… ;-) Bon lundi Zaza, bises
Ah ! La raison l’a emporté, et le retour au bercail pour la joie de tous ! Super, alors !!! Bon matin de ce lundi, Zaza ! Bises♥
Dur dur l’adolescense. Curieusement je ne me rappelle pas avoir vraiment été en crise. Je crois plutôt m’être isolée de tous et je ruminais ma révolte rêvant d’une autre vie (j’avais la têre ailleurs aussi) : résilience quand tu nous tiens. J’ai aimé ta participation. Bisous.
Ta tête ailleurs t’a embarqué toute entière ailleurs. Tu as bien fait de la remettre en place et de retourner au bercail.
Pas toujours facile la période adolescente, je la vois en ce moment chez mes petits fils…
Oh, merci beaucoup, Zaza, pour ce magnifique poème très personnel sur le thème ! La richesse et l’enseignement de la vraie vie et de l’expérience vécue … Gros bisous.
ah dur dur certaines périodes et quand le coup de tête ailleurs se termine bien quel soulagement !
bizzzzz Zaza
L’adolescence est le moment idéal pour avoir la tête ailleurs . On idéalise ce qu’on ne connaît pas .Mais c’est courageux de partir vers l’inconnu .
Les parents ont dû flipper!
Bisous
Bonjour Zaza !
Fugueuse alors la jeune Zaza !
M’étonne pas trop !
Bonne journée !
Pierre
https://rotpier27.wordpress.com/
Superbe poème et bon sang, comme je me retrouve dans tes mots/maux…
J’adorais mes parents qui me le rendaient bien mais la vie m’exaspérait tant que mon feu de bélier me poussait à fuguer, à me barrer, la tête ailleurs… tout le temps!
Je suis partie plusieurs fois, je suis revenue, une vague enflammée m’emportait…
Vraiment un texte magnifique, merci Zaza et plein de gros bisous
Cendrine
Faire de l’auto-stop, jamais je n’y ai songé, car moi j’ai peur de l’inconnu!
Bravo à toi!
Bises
Je pense que l’on a tous eu ce moment de ras-le-bol étant adolescent. J’étais partie, moi aussi, mais pas si loin… Je t’embrasse, ma douce Zaza. Prends soin de toi ♥
Excellent Zaza ce poème pour les croqueurs . Le mal être oui on peut le fuir de cette façon mais heureusement la raison l’a emporté et tu es rentrée , tes parents ont vraiment du s’inquiéter .
Bonne journée
Bisous
un beau texte ; ma soeur était partie un jour d’adolescence et cela nous avait bien remué et cela n’avait duré que quelques heures.
en 68 au lieu de me barrer, je suis allée manifestée avec mes parents ouvriers, et pourtant faisant mes devoirs, car aimant apprendre.
Bises et merci
Une fugue que tous ne font pas mais qui est parfois nécessaire pour se trouver soi.
Merci pour le partage, Zaza.
Bisous et douce journée.
C’était une autre époque et l’on pouvait croire qu’ailleurs … C’était une autre époque où l’autostop était bien plus pratiqué ce qui n’empêchait pas d’éventuelles mauvaises rencontres (dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs. Une autre époque où il fallait mettre des sous ou des jetons dans des téléphones publics pour donner de ses nouvelles et ça coûtait un bras … Tes parents ont du se faire un sang d’encre.
bises et belle fin de journée zaza
L’adolescence se traduit souvent par des moments de rupture. C’est l’âge des turbulences , du mal être! La tienne me rappelle sensiblement la mienne » auto stop, nuit à la belle étoile, esprit de rébellion … Même pas peur! Enfin sur le coup, mais quand on y repense ! Hum, je me demande si la mienne de crise est complètement passée lol! . Chloé