La quintessence de la sapience du Jeudi 01 Janvier 2026… !!!

Message de Lilou Soleil : « Vous connaissez des expressions anciennes ? Vous en connaissez des rigolotes, des savoureuses, des savantes fleurant bon notre France ? N’hésitez pas, joignez-vous à nous et publiez… »

Expression :

« Tirer le diable par la queue »

Signification :

  • Vivre avec des ressources insuffisantes.
  • Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.
  • Être fauché.
  • Vivre au jour le jour.
  • Vivre dans la précarité.
  • Vivre dans le besoin.
  • Vivre avec très peu de ressources.
  • Vivre dans le dénuement.
  • Ne pas parvenir à joindre les deux bouts.

Origine et définition :

Cette expression française a connu plusieurs explications et origines.
– Selon certains, c’est l’histoire de l’homme misérable faisant appel au diable pour le sortir de la misère qui se détourne de lui. L’humain pour retenir le démon et l’implorer le retient par la queue.
Le fait de « tirer par la queue » se retrouve dans d’autres expressions françaises comme « brider son cheval par la queue » ou « écorcher l’anguille par la queue » pour dire « commencer
par où il faudrait finir » et dans notre expression française le même sens subsiste et « tirer le diable par la queue » correspond au fait d’emmener et attirer le diable maladroitement en s’y prenant à l’envers.
– Selon une autre explication qui daterait du XVI ème et XVII ème siècle, cette expression française signifie travailler humblement pour gagner sa vie, sans faire aucune allusion à une pauvreté extrême ni de gêne ou difficultés à gagner sa vie.
Et dans cas, q
ue les adorateurs du Lucifer, de Satan, de Belzébuth se rassurent : leur champion ne souffre pas lorsque le moindre indigent use de l’expression « tirer le diable par la queue ».
Le diable en question, figure de malice et de damnation, est cette bête fuyante comme un banquier, vicieuse comme un fesse-mathieu, qui file comme le vent dès qu’on l’implore de faire crédit juste quelques jours de plus. Et voilà le purotin, le loqueteux, accroché à la queue du démon comme si elle était
celle du Mickey du manège qu’on espère attraper, afin de s’accorder un tour de plus et un peu de répit.
« Tirer le diable par la queue », c’est donc survivre, jongler avec trois francs six sous, avoir des fins de mois difficiles, « compter les œufs dans le trou du cul de la poule », faire d’un quignon de pain un festin. C’est vivre à crédit pour ne pas mourir à crédit, et, à défaut des cordons de la bourse, tirer toutes les ficelles qui passent, fut-ce le dard du Malin.
« Tirer le diable par la queue », désormais, ne vaut même plus une expression… seulement un plan d’échelonnement de la dette. La mistoufle c’est aussi du business. « Votre argent m’intéresse » (même si vous n’en avez pas) disait ce satané coquin.
– Pour d’autres encore, plus pragmatiques, la
queue du diable représenterait le cordon de la bourse, car on disait d’une bourse vide qu’elle contenait le diable. Nous vous renvoyons à l’expression « loger le diable/avoir le diable dans sa bourse », qui remonte à l’époque où les pièces de monnaie étaient estampillées d’une croix sur l’une des deux faces, qui protégerait donc du diable. L’expression a été popularisée par Jean de La Fontaine dans sa fable Le Trésor et les deux hommes : « Un Homme n’ayant plus ni crédit, ni ressource / Et logeant le Diable en sa bourse, / C’est-à-dire, n’y logeant rien… ».
– Enfin, une dernière interprétation donnerait au terme « diable » une ancienne définition. En effet, le « diable » est aussi le
nom d’un grand râteau dont les paysans se servaient pour récupérer ce qui restait dans les champs en temps de grande disette. Néanmoins, je ne possède pas assez de sources pour affirmer la véracité de cette théorie.

Complément :

Le lexique français présente deux autres expressions similaires : « avoir la queue du diable dans sa poche » ou « avoir le diable dans sa bourse », qui signifie aussi être dans le besoin, être sans argent…
On trouve aussi l’expression suivante, quelque peu tombée dans l’oubli : « Il mangerait le diable et ses cornes », qui signifie être « affamé au point de manger n’importe quoi ».

Exemples :

On ne met généralement pas à la Caisse d’épargne quand on tire le diable par la queue.
Grandville – « Tirer le diable par la queue ne mène loin ni jeunes ni vieux »

Quand on savait s’y prendre, on avait vite fait d’amasser une fortune. Alors on se laissait vivre dans une petite maison de rentier, bâtie en briques, sur la côte, et on regardait les imbéciles tirant le diable par la queue.
Émile Moselly – Terres lorraines

Je n’ose laisser le lecteur sous cette pénible impression de détresse matérielle. […]. Mais on aurait tort de croire que nos orfèvres de la même époque fussent tous des indigents et tirassent le diable par la queue. Au contraire.
Gérard Morisset – « L’orfèvre François Chambellan »

Joseph se disait : Nous sommes le 27 du mois, et c’est un mois de trente et un jours; pendant quatre longs jours ils vont encore tirer le diable par la queue; demain, ils n’auront peut-être plus suffisamment pour les lentilles.
Serge Bramly – Madame Satan

Entre nous, heureusement que maman vient de m’envoyer un chèque confortable. Je ne suis pas le seul colon à être aidé par sa famille, un des rares quand même, la plupart tirent le diable par la queue… J’en connais quelques-uns qui se sont installés, d’une façon aussi précaire que la mienne, avec une femme et plusieurs enfants !
Bernard Simiot – Rendez-vous à la Malouinière

A propos de con, à propos de cul… Venons-en au « SEX » ! Autrefois, on appelait ça le « café du pauvre », la partie de galipette. Même quand on tirait le diable par la queue, il y avait toujours un petit morceau de tarte aux poils ou de jambes en l’air à se mettre sous la dent. Ben au jour du jour d’aujourd’hui, aussi ça, y a même plus.
Yan Lindingre –  « L’Édito : Sea, Sex and Sun », dans Fluide glacial

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

2 réflexions sur « La quintessence de la sapience du Jeudi 01 Janvier 2026… !!! »

  1. mais où est ce satané diable……non finalement je ne le cherche pas…..et je n’en veut pas……je vais me contenter de poursuivre ma journée aussi douce que possible….et je te la souhaite aussi douce que la mienne

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