
Message de Lilou Soleil : « Vous connaissez des expressions anciennes ? Vous en connaissez des rigolotes, des savoureuses, des savantes fleurant bon notre France ? N’hésitez pas, joignez-vous à nous et publiez… »

Expression :
« Appeler un chat, un chat »
Signification :
- Appeler les choses par leur nom.
- Être franc et direct.
- Ne pas mâcher ses mots.
- Ne pas avoir peur d’appeler les choses par leur nom.
- Dire les choses telles qu’elles sont.
- Dire les choses en toute franchise.
- Ne pas se servir d’euphémismes.
- Dire nettement la vérité, sans avoir peur des mots.
Origine et définition :
« Appeler un chat, un chat », pour éviter d’exprimer franchement le fond de sa pensée, on utilise parfois des détours de langage. Faire de longues phrases quand un seul mot suffirait, voilà un procédé qui peut prêter à confusion.
Et à notre époque où le politiquement correct outrancier impose des circonvolutions langagières parfois difficiles à comprendre, on a de plus en plus de mal à « appeler un chat, un chat ».
Dire les choses directement, « appeler un chat, un chat », permet de dissiper tout malentendu, et de décrypter facilement le galimatias des hautes sphères…
Cette expression a une origine (grivoise), en dessous de la ceinture, ce qui est profondément choquant, n’est-il pas ? 🙃 😟
En effet, ce qu’on appelle aujourd’hui argotiquement une « chatte », s’appelait autrefois un « chat » au XVIII ème siècle, en désignant d’abord la toison pubienne, en jouant sur l’ambiguïté du terme qui désigne l’animal de compagnie.
Il ne faut pas oublier que c’est un endroit qui, comme le félin, est velu et se laisse volontiers caresser, sans négliger la très probable influence de l’homonyme « chas », comme celui de l’aiguille, qui désignait un trou ou une fente…
Complément :
S’il a existé une vieille locution qui disait déjà « il entend chat sans qu’on dise minon » (il comprend chat sans qu’on dise minet), locution jouant volontairement sur le sens équivoque des deux désignations du petit félin.
Ce fut le poète Nicolas Boileau qui figea le premier l’expression dans une satire dénonçant l’hypocrisie de la société. « J’appelle un chat un chat et Rollet un fripon » (ce Rollet était un procureur véreux).
Aujourd’hui, ce pauvre Boileau serait bien triste de constater qu’on appelle une femme de ménage, une technicienne de surface, un handicapé, une personne à mobilité réduite, un noir, un homme de couleur ou un imbécile, un mal comprenant.
Et maintenant, n’oubliez pas de bien remplir l’écuelle de votre félin de compagnie… !
Exemples :
La fonction d’un écrivain est d’appeler un chat, un chat. Si les mots sont malades, c’est à nous de les guérir. Au lieu de cela, beaucoup vivent de cette maladie.
Jean-Paul Sartre – Qu’est-ce que la littérature ?, dans Situations philosophiques
L’une des choses qui frappe lorsqu’on regarde les documents relatifs à ces expérimentations, c’est la créativité dont font preuve les rédacteurs pour minimiser les enjeux en termes de libertés publiques, sans jamais vraiment réussir à convaincre. Surtout, ne pas appeler un chat, un chat, et caser les mots à la mode du moment qui permettront de rassurer et de « faire moderne ».
La Quadrature du Net – Smart Cities sécuritaires : la CNIL forfait ?

Bonjour Zaza, expression connue et en effet, appelons un chat un chat…. ne par tourner autour du pot…. merci, bises jill