
RAPPEL DES RÈGLES :
- Une définition.
- Un mot à trouver.
- Faire des anagrammes avec 5 lettres minimum, pas utile de faire beaucoup de mots, 5 ou 6 sont largement suffisants pour un texte passionnant.
- Vous faites un texte avec les mots.
- Cerise sur le gâteau, un texte en rapport avec le mot mystère.
AEEOUUGDLR – GODELUREAU – Mot masculin, familier et un peu péjoratif en 10 lettres
Les anagrammes imposées par Lilou : « GOUALEUR– GRADUEL – GALÈRE.»
Définitions : « Jeune homme qui se fait remarquer par ses manières trop galantes. Individu tellement convaincu de son charme qu’il entre dans une pièce avant même d’avoir ouvert la porte. Souvent reconnaissable à sa chemise trop ouverte, son sourire auto satisfait et sa capacité à transformer une commande de café en tentative de séduction. »
Consigne supplémentaire : vos anagrammes devront toutes commencer par un G
À vos dictionnaires ! – 😂 – Les anagrammes utilisées !
Les anagrammes : « Godelureau, gueule, goualeur, gadoue, graduelle, guère, gourlaud, galère, goulade, goulue, galure, grole, grade. »
« Pas plus de 12 mots, ceux de la consigne comprise… »
« Le compte est bon ma Lilou, y compris le mot Mystère, ce qui fera 13 à la douzaine. » 😂 😂 😂
Au café Le Coin Coin !

Gustave était très connu dans ce bistrot. Il arrivait chaque matin avec sa chemise ouverte jusqu’à des profondeurs géologiques encore inexplorées, son sourire auto satisfait et sa réputation de godelureau professionnel.
– « Un expresso et une assiette de viennoiseries, s’il vous plaît ». Demanda-t-il à la serveuse.
Il faut dire que notre Gustave était de la gueule…
Puis, apercevant une jeune femme installée à la table voisine, il ajouta aussitôt :
– « Et si votre cœur est libre, je pourrais peut-être vous offrir le sucre qui manque à votre existence ? »
La jeune femme leva un sourcil.
– « Monsieur, je bois mon café sans sucre. »
– « Formidable ! Moi aussi ! Quelle incroyable compatibilité ! »
Elle referma son livre avec calme.
– « Ce n’est pas une compatibilité. C’est une coïncidence. »
Gustave ne se découragea pas. Il se considérait comme un grand goualeur capable de charmer une statue en lui chantant sa propre biographie.
« Je m’appelle Gustave. Les d0ames disent souvent que je suis irrésistible, surtout quand j’entonne cette délicieuse chanson, ***La Gadoue***. »
– « Ah bon ? » Répliqua la jeune femme…
– « Absolument. »
– « Et combien de dames vous ont dit cela ? »
– « Aucune directement, mais plusieurs ont quitté la pièce sans répondre. J’ai interprété leurs émotions. »
La jeune femme éclata de rire !
– « Voilà une méthode d’enquête très personnelle. »
Gustave entreprit alors une opération de séduction graduelle.
D’abord un compliment sur son sourire…
– « Votre sourire est remarquable. On dirait qu’il bénéficie d’un ensoleillement très personnel. »
Puis un autre compliment sur ses yeux…
– « Vos yeux sont fascinants. J’ai l’impression qu’ils regardent exactement dans ma direction, ce qui est déjà une preuve de goût. »
Puis un compliment sur sa façon de tourner les pages…
– « Et cette manière de tourner les pages ! Quelle élégance ! On sent l’expérience. Certaines personnes lisent un livre ; vous, vous semblez négocier un traité de paix avec chaque feuille. »
– « Vous progressez par étapes à ce que je constate, mon Cher ? »
– « Exactement. »
Et il continua avec un compliment sur son talent exceptionnel à respirer…
– « Quant à votre façon de respirer… permettez-moi de vous féliciter. C’est d’une régularité exemplaire. Inspirer, expirer, inspirer, expirer… Je n’ai guère croisé de gens d’un tel niveau de constance sur la durée. »
– « Je vois que vous avez atteint le stade des compliments concernant les fonctions vitales…
Votre façon de complimenter me fait penser à un escalier dont il manque plusieurs marches.
Encore deux minutes et vous alliez féliciter mes reins pour leur remarquable sens du service public… Arrêtez, espèce de gourlaud, vous devenez ridicule ! »
Malgré ce revers, Gustave poursuivit son offensive.
– « Permettez-moi de vous accompagner. »
– « Où cela ? »
– « Où vous voudrez. »
– « Je dois aller à la bibliothèque. »
– « J’adore les bibliothèques ! »
– « Pour lire ? »
– « Non, pour parler aux personnes qui lisent. »
La jeune femme secoua la tête d’un air désespéré.
– « Décidemment, avec vous, chaque conversation ressemble à une véritable galère ! »
– « Une galère ? » S’offusqua Gustave.
– « Oui. À vous écouter, on rame beaucoup pour avancer très peu. »
À cet instant, le serveur apporta l’addition.
– « Pour qui ? » Demanda-t-il.
La jeune femme répondit :
– « Pour Monsieur. C’est lui qui a commandé. »
– « Et votre numéro de mobile, vous pourrez me le donner ? » Demanda Gustave avec espoir.
– « Pourquoi faire ??? Pour continuer à m’importuner ? »
– « Mais, non, pour vous revoir, pour vous inviter à souper et à boire une bonne goulade. »
– « Ok, je vais vous le donner. »
Gustave rayonna.
– « Enfin ! » S’exclama-t-il.
– « C’est celui du plombier… »
– « Du plombier ? »
– « Bah oui… Vous savez, je ne suis pas une goulue et je préfère vous recommander mon plombier, eu égard toutes les canalisations de compliments que vous venez de déverser. Il y a manifestement une fuite quelque part !?!… »
Les clients du café assis sur la terrasse, non loin de ce drôle de couple, éclatèrent de rire.
Gustave remit son galure et relaça l’une de ses groles et quitta la demoiselle.
Il comprit, ce jour-là, qu’il existait une catégorie de jeunes femmes auxquelles on ne la faisait pas sans en prendre pour son grade…
Ou, pour être plus précis, qui ne s’en laissaient absolument pas conter !?!…

;-) et top prenez ça cher monsieur insistant, ainsi sont les séducteurs qui peuvent prendre un râteau…. bon lundi Zaza, bises jill