
RAPPEL DES RÈGLES :
- Une définition.
- Un mot à trouver.
- Faire des anagrammes avec 5 lettres minimum, pas utile de faire beaucoup de mots, 5 ou 6 sont largement suffisants pour un texte passionnant.
- Vous faites un texte avec les mots.
- Cerise sur le gâteau, un texte en rapport avec le mot mystère.
EEEEEIGNDLTTRR – GENDELETTRERIE – Mot féminin en 14 lettres
Les anagrammes imposées par Lilou : « Dentelière– Détergent – Déteinte »
Définitions : « Des humoristes et/ou des esprits sarcastiques ont forgé ce mot pour désigner les hommes et femmes de lettres.
1 – Milieu littéraire où l’on pardonne plus facilement un meurtre qu’un adjectif mal accordé.
2 – Confrérie de plumeux persuadés que changer le vocabulaire suffira à améliorer l’espèce humaine, ce qui évite l’effort fatigant de devoir améliorer l’espèce humaine.
3 – Jadis amour des lettres ; aujourd’hui, contrôle technique des syllabes.
4 – République des lettres dont les habitants passent désormais davantage de temps à corriger le passé qu’à écrire l’avenir.
5 – Salon parisien permanent où l’on débat avec passion de la souffrance des pronoms pendant que les lecteurs meurent seuls en province. »
Consigne supplémentaire : vos anagrammes devront toutes commencer par un D
À vos dictionnaires ! – 😂 – Les anagrammes utilisées !
Les anagrammes : « Gendelettrerie, digne, drelin, dentelière, déteinte, détergent, délit, délétère, dentelé, délirer, délire, dégénérer, diète. »
« Pas plus de 12 mots, ceux de la consigne comprise… »
« Le compte est bon ma Lilou, y compris le mot Mystère, ce qui fera 13 à la douzaine. » 😂 😂 😂
Ce mot mystère serait resté un mystère, si la copinaute Jill ne m’avait pas donné un coup de pouce.
La Confrérie du Verbe Épuré !

Dans la ville de Verbos-les-Bains, trois très sérieux plumeux siégeaient chaque jeudi dans l’arrière-salle d’une mercerie bio-littéraire.
Autour de la table en chêne, ils s’agitaient, convaincus que si l’humanité allait mal, c’était uniquement parce qu’elle employait des mots mal choisis.
Le Grand Maître, Archibald de la Gendelettrerie, un homme très digne, dont la moustache semblait porter le poids de toute la syntaxe française, agita la sonnette : « drelin, drelin », pour ouvrir la séance.
Il déclara :
– « Mes amis, il est temps de purifier le langage ! »
– « Absolument ! » Approuva Cunégonde, dentelière de profession en retraite, et correctrice de participes à ses heures perdues. « Les gens ne sont pas méchants… ils sont lexicalement maladroits. »
Autour de la table, chacun hocha la tête avec une gravité de chou-fleur philosophique.
– « Prenons le mot ***problème***. » Dit Archibald. « Rien que sa sonorité est déprimante. Désormais, nous dirons ***opportunité contrariée***. »
– « Excellent ! » S’écria Barnabé. « Et ***mensonge*** deviendra ***vérité déteinte***.
– « Magnifique ! » Applaudit Cunégonde. « Ça lave la conscience comme un détergent verbal ! »
Le Grand Maître nota tout cela dans un volumineux registre.
Le lendemain, jour de marché, ils décidèrent de tester leur réforme linguistique sur la population du village.
Sur la place, Archibald aborda un boucher furieux qui poursuivait un client qui avait commis un délit, un simple vol de saucissons.
– « Halte ! Cria Archibald. N’usez pas de termes délétère(s) et agressifs ! Cet homme n’est pas un voleur, c’est un ***répartiteur alimentaire indépendant*** !
Le boucher s’arrêta net et le ***répartiteur alimentaire indépendant*** en profita pour filer à l’anglaise avec la caisse.
Un peu plus loin, une dame hurlait devant sa maison en flammes.
– « Au secours ! Ma cuisine brûle ! »
Cunégonde intervint aussitôt :
– « Madame, évitez ce catastrophisme. Votre habitation traverse simplement une ***phase thermique dynamique***. Arrêtez de vous comporter comme une hystérique… »
– « Ma cuisine est en feu, espèce de vieux napperon dentelé ! »
– « Quelle violence lexicale… » Soupira la vielle dame.
Le soir même, la Confrérie tint un conseil extraordinaire.
– « Les résultats sont mitigés, » reconnut Archibald.
– « Pourtant, nous avons remplacé ***guerre*** par ***désaccord énergique***. » Protesta Barnabé.
– « Oui, mais l’armée ennemie n’a pas apprécié la nuance. » Rétorqua Archibald.
Un silence pesant tomba sur l’assemblée.
Puis Cunégonde, d’une voix suave, murmura :
– « Et si… les mots ne suffisaient pas, nous pourrions passer aux actes ? »
Archibald et Barnabé pâlirent.
Archibald la fixa comme si elle venait d’avaler un Bescherelle vivant.
– « Ma chère… voulez-vous dire qu’il faudrait… améliorer les gens eux-mêmes en les contraignant ? »
– « Pourquoi pas… »
Nous deux bons hommes frémirent d’horreur.
– « Oh non, Cunégonde, arrêtez de délirer ! » S’écria Barnabé. « Ça demanderait des efforts et ce serait dangereux. »
– « Mais je ne délire pas, Barnabé. »
– « Barnabé a raison, Cunégonde. » Reprit Archibald. « En plus de cela, la situation risquerait de dégénérer. Il suffit de repeindre le dictionnaire avec des mots pastel pour que l’espèce humaine, et par osmose lexicale, elle deviendrait naturellement angélique. C’est tout de même moins fatigant que d’aller réellement convertir les gens dans la boue, n’est-ce pas ? »
— « Oh oui ! » Soupira la vielle dame. « Surtout que la boue, c’est très salissant pour les chaussures. »
— « Exactement », conclut notre Grand Maître, Archibald. « Allez, au travail ! Il nous faut un mot plus doux pour ***famine***. Que diriez-vous de ***diète imposée par la conjoncture*** ? »
Et c’est ainsi que la Confrérie, le cœur léger et la conscience propre, retourna à ses plumes, laissant le monde, à l’extérieur, continuer à s’effondrer dans un silence tout à fait correct grammaticalement…

;-) eh eh… changer les mots en d’autres termes…. Bon si ça peut améliorer ce monde et les humains… juste en langage, déjà… merci Zaza, bises jill
difficile de trouver ce mot mystère après une nuit mouvementée par le sommeil…..passe une bien douce journée en ce lundi
Bonjour Zaza !
Eh ! Purée ! Elle est belle ton image IA ! 👍👍👍
Bon lundi à l’ombre !
Pierre
Merci l’entre’aide blogosphérique
Bravo pour la suite que tu nous offres
Bises
Rose
Bonjour, les habitudes sont tenaces ! Bon vent !
Impressionnant travail !!!!!
Bravo Zaza
Bises et bonne journée
J’adore ta Confrérie qui sait jouer avec les mots pour dédramatiser ou enjoliver les choses !
C’est un régal de te lire… C’est succulent même !
Bravo à toi
Bisous du lundi ma Zaza
Bonjour Zaza est ce que l’on peut rejoindre les membres de cette confrérie? j’adorerais, t’es vraiment douée, je prends un réel plaisir à te lire , c’est si bien écrit et amusant. Bisous bonne journée MTH
Zaza, bravo tu as fait fort
Bonne semaine
Bisous
Bravo ! Une parfaite reproduction de ce qui se passe aujourd’hui.
Bises et belle journée
J’adore ton écrit et la transformation des mots négatifs. Les mots hélas comme tu le dis en conclusion ne peuvent changer le monde. Parfois ils peuvent soulager nos maux et nous procurer du plaisir. Bisous
Coucou Zaza bien trouvé beau travail passe un bon lundi bises
transformer les mots negatifs , bravo Zaza belle initiative, amities et bises
Bonjour un texte original, dans l’air du temps ! Bon lundi de Pentecôte. Bisous.
Bonjour Zaza ! Quel talent !!
Je t’admire ! Une imaginantion fertile !
J’ai trouvé que c’était pas facile celui là !!
Mais on s’en sort quand meme !
Bonne semaine Zaza
zaza il s’en passe des choses à Verbe les bains
François
Excellent Zaza, je me suis régalée à te lire. Je ne peux m’empecher de penser à ma moitié quand tu parles des plumeux . Je le vois tres bien rejoindre cette confrérie .
Bon lundi
Bises
Chère Zaza
Ton récit m’a enchantée :
Drôle, léger, inventif, il déroule une petite comédie linguistique qui fait sourire du début à la fin.
Tes personnages sont attachants et tu joues avec les mots imposés avec une aisance admirable.
Une participation pleine de charme et de malice.
Bien amicalement, Marie Sylvie
Oh que j’ai apprécié ton texte! Les mots y apparaissent plus doux et moins directs, un temps pour « calmer » les choses….
Bises du soir
Mireille du sablon
la diète imposée par la conjoncture ?
la famine , inimaginable pour les repus ,
flotte comme si les mots lui servaient d’ailes !
ton texte est formidable, je me suis régalée
bises
Ah mais j’adore !!!!
chère Zaza, quel plaisir de découvrir la diversité et le talent de chacun(e) ! Une fois de plus : BRAVO ! Bonne continuation, à bientôt. Bisous du cœur. Emma.