
Les consignes d’Annick, ICI.
Le thème d’ABC :
« LIBERTÉ »

Il était une fois, au centre d’un vaste continent, un jardin magnifique nommé « Entente ».
Au milieu coulait une source d’eau claire que l’on appelait « Liberté ».
Chaque animal, du plus petit mulot au plus grand cerf, venait s’y abreuver.
Trois grands Loups, venus de forêts différentes, se partageaient la garde des frontières. Pendant longtemps, ils se contentèrent de l’ombre des chênes. Mais un jour, l’un d’eux, trouvant son territoire trop étroit, déclara :
– « Cette source coule trop librement. Si je ne la possède pas, mes voisins s’en serviront pour m’assoiffer. »
Il commença à creuser une tranchée pour détourner l’eau.
Le deuxième Loup, par peur de manquer, fit de même.
Et le troisième, par pure ambition, érigea des murs de pierres épineuses tout autour du bassin.
Alors que les Loups grognaient et s’entre-déchiraient pour chaque goutte, le jardin commença à flétrir. Les fleurs de la Paix séchèrent, et les oiseaux, qui chantaient jadis la Vérité, s’enfuirent par crainte des flèches et des crocs.
Un vieux Jardinier, fatigué et courbé, s’approcha des trois bêtes enragées.
– « Seigneurs, » dit-il, « en voulant emprisonner la source pour votre sécurité, vous avez empoisonné la terre. Regardez vos pattes : elles sont rouges du sang de vos frères, mais votre gorge, elle, reste sèche. »
Les Loups ricanèrent :
– « Vieux fou ! La force est la seule loi. Celui qui gagne la guerre possédera la source pour l’éternité. »
Le Jardinier soupira :
– « Vous oubliez une chose. La Liberté est comme l’eau : si on la laisse courir, elle désaltère ; si on l’enferme, elle croupit ; mais si on l’étouffe sous les décombres de la guerre… elle finit par s’évaporer. Et alors, même le vainqueur mourra de soif sur son trône de poussière. »
Les Loups n’écoutèrent pas. Ils bondirent les uns sur les autres.
Dans le chaos, une étincelle mit le feu aux hautes herbes sèches. Le jardin s’embrasa. La source, obstruée par les cadavres et la cendre, disparut dans les profondeurs de la terre.
Moralité
Le pouvoir qui s’édifie sur les cendres de la liberté finit toujours par s’étouffer lui-même.
À force de vouloir diviser le monde en parts de gâteau, les dirigeants oublient que le four est en train de brûler la maison. La vraie force ne réside pas dans la capacité à conquérir le champ du voisin, mais dans la sagesse de ne pas mettre le feu au jardin commun…

bonjour chere Zaza tres beaux texte et conclusion, amities e t bises
Bonjour Zaza !
La liberté dans le monde actuelle se réduit comme peau de chagrin !
https://www.youtube.com/watch?v=G4TBlPc18SM
Bon vendredi ! 👍👍👍
Pierre
La raison, la sagesse ne font pas partie de ce monde à fric…. pauvres de nous, bises jill
Bonjour, la liberté ! nos libertés sont négligées a cause de trop de sécurité ! Bonne liberté !
Puisse la morale de ta fable moderne que j’ai pris plaisir puisse être entendue par les dirigeants ce monde. Belle fin de semaine. Bisous