
LES CONSIGNES DE LILOU, CLIC.
Son thème : « Éphémère.»
Le mot de Lilou : « Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. La peinture a évolué au mouvement Impressionniste c’est à dire au moment ou la photographie a pris le pas sur les portraits.
L’Éphémère de la Nature : Les saisons, la météo (brume, orage), le cycle de la vie (une fleur en train de faner, une trace de pas dans la neige).
L’Éphémère de l’Instant : Une expression de visage fugitive, un mouvement sportif, une bulle de savon juste avant qu’elle n’éclate, un reflet dans une flaque d’eau.
L’Éphémère de l’Objet : Les traces de l’homme qui s’effacent (un graffiti sur un mur décrépit, une ruine, une affiche déchirée). »
Le Street Art fait partie de l’art éphémère.
Il rassemble plusieurs pratiques telles que le graffiti, le pochoir ou le sticker, est un art issu de la rue.
Les street-artistes investissent l’espace urbain et s’expriment sur les murs des villes ou encore sur le mobilier urbain.
La vitesse fait partie intégrante du street-art. En effet, cet art est en réalité à la limite de la légalité, sauf lorsqu’il s’agit de commandes publiques. Les artistes doivent alors performer en toute vitesse afin d’éviter de se faire arrêter par les forces de l’ordre. L’État estime ces pratiques comme du vandalisme de l’espace public et privé !
Ainsi, les œuvres de street-art sont vouées à être retirées rapidement, par la mairie si l’œuvre est réalisée sur une surface publique, ou par le propriétaire du support concerné.
Pour illustrer les propos, ci-dessous, la commande de la ville de Reims réalisée au pochoir par l’artiste Christian Guémy, connu sous le pseudonyme C215.
L’artiste avait réalisé au pochoir, trois œuvres, deux en couleur et la dernière en noir et blanc.



Cette dernière œuvre, en noir et blanc a été effacée par la brigade anti-tag de la ville de Reims, dix jours après sa création, et au grand dam des organisateurs de l’expo, ce n’était pas un GAG… 🤣
Les œuvres de C215 étaient pourtant une commande de la mairie, qui annonçait une rétrospective que la ville organisait en son honneur !
Les services de la mairie se sont finalement excusés et cette grossière erreur a été corrigée par l’artiste quelques jours après.
C215 est ainsi revenu réaliser son œuvre au pochoir au même endroit !
Si voulez en savoir un peu plus sur C215, CLIC.

Quand j’en vois ça et là, ah je les admire, les bons….. comme ici ! Ben zut, mais ouf…. refait ! Merci Zaza, bises jill