Le week-end, un thème, un tableau – 17 Janvier 2026… !!!

LES CONSIGNES DE FARDOISE, ICI.

Son thème : « Bergers et bergères à travers le monde et/ou le  travail des femmes aux champs. »                                                  
Le mot de Fardoise : « 2026 est l’année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m’a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. »

Les Glaneuses – Jean-François Millet

Huile sur toile – Dimensions : 83,5 x 110 cm – Datation : 1857 – Localisation : Musée d’Orsay à Paris

La représentation du labeur paysan par le biais de figures grandeur nature, autrefois réservées à la peinture d’histoire, est une des nouveautés du XIX ème siècle. Les peintres donnent du monde rural une image plus réaliste, qui tranche avec celle de la paysannerie pittoresque d’un Watteau ou d’un Boucher.
Mais, dans la France rurale du XIX ème siècle, la représentation du paysan est tout autant un enjeu qu’un message. Les campagnes françaises vivent encore dans un certain archaïsme. Les paysans s’opposent à l’introduction de plantes nouvelles ; les surplus monétaires sont destinés à l’achat de parcelles et non à la modernisation de l’équipement. Pour cette raison, tout au long du siècle, la mécanisation demeure faible.
Quelques progrès, néanmoins, sont réalisés à partir des années 1840.
Le Second Empire, assure à la fois la croissance de la production et celle des prix et constitue pour la paysannerie un véritable âge d’or. L’accroissement concerne d’abord les céréales panifiables, sur lesquelles repose l’alimentation humaine ; et ce n’est pas un hasard si les scènes peintes par Millet, Breton, Bastien-Lepage et Van Gogh entretiennent souvent un lien avec la culture céréalière.
Ces tableaux permettent de distinguer quelques étapes dans la culture de la terre :
– Le labourage, que représente Rosa Bonheur ;
– Le glanage, (droit commun) qui autorise les femmes, les enfants, les pauvres d’une communauté à ramasser après la moisson les épis oubliés, le sujet que je vous présente.
Le travail tel que les peintres le représentent est rude et fatigant.
Les glaneuses de Millet sont courbées, dans une position douloureuse où la tête est plus basse que les hanches. La dureté du labeur agricole n’est donc en rien, épargné aux femmes, même si les semailles et la moisson sont plutôt réservées aux hommes. Les tableaux traduisent l’effort du corps, ployé, usé, meurtri. Le paysan est représenté immergé dans la nature nourricière, non encore dépendant des machines.
Mais le travail agricole est dépeint de deux manières antagonistes, critique sociale chez Millet, glorification chez Breton.
Chez le premier, les glaneuses, éléments menaçants d’un prolétariat des champs, « épouvantails en haillons », personnifient la misère rurale par leur forme massive et leur attitude, d’autant plus qu’à l’arrière-plan, les meules du maître offrent en spectacle une abondance dont elles sont exclues.
Quoi qu’il en soit, ce tableau présente l’image d’une France traditionnelle, où l’essentiel du travail est manuel, comme si pour les chantres de la vie champêtre l’arriération économique était une forme de préservation. En ce sens, la campagne des peintres est archaïque, immuable, à une époque où les techniques nouvelles et les contrecoups du marché national et des évolutions de la ville transforment inéluctablement la vie des ruraux.
Pour en savoir un peu plus sur Jean-François Millet, ICI.

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

31 réflexions sur « Le week-end, un thème, un tableau – 17 Janvier 2026… !!! »

  1. les glaneuses premier tableau que j’ai broder, ça remonte à quelques décennies…..je te souhaite une bien belle journée en espérant un peu de soleil, ça fait tellement du bien au moral….

  2. Bonjour Zaza !
    Un tableau ultra célèbre ! 👍👍👍
    Beaucoup plus que « les glandeuses » d’Alfred Faignasse exposé au musée de la paresse d’Ajaccio !
    Bon samedi sans trop glander mais … tu fais comme tu le veux ! 😉😜🤣
    Pierre

  3. bonjour
    the tableau

    le plus beau il à traversé le temps
    merci ZAZA

    bon samedi je file au sport a ST Martin des champs

    bises kénavo

  4. Bonjour Zaza c’est un très beau tableau , je me souviens que dans le temps , dans le village , o, glaneait, cela ne fait pas si longtemps , si? et oui près de 70 ans, comme le temps passe, j’étais « gamine » et je venais en vacances , j’allais « glaner » avec la fille de la ferme d’à côté bisous bonne journée MTH

  5. Célèbre et superbe tableau, ces 3 glaneuses. Bien décrit.
    J’aime beaucoup les tableaux de Rosa Bonheurs. Ses animaux peints sont de toute beauté.
    Bisous ma Zaza et bon WE

  6. J’adore les tableaux de Millet, si je participai à ce tableau du samedi, c’est évidemment lui que j’aurai choisi.
    Bises et belle journée

  7. Bonjour Zaza
    Moi aussi, j’ai choisi un Millet, très différent de style et d’intention.
    Cotentinaise, Millet
    ( prononcer: Milet , et non pas miyé, comme les « horsains » c’est-à-dire les étrangers à la région! )
    est pour moi une référence constante.
    J’ai apprécié l’analyse sociologique que tu as notée.
    Cordialement
    Miss Yves

  8. merci pour ton choix chere Zaza, en cette année difficile pour la paysannerie, il faut les soutenir ! je connais bien ce travail manuel ! que j’ai exercé durant 5ans, et vécu dans une ferme durant vingt ans ! super ce tableau « les glaneuses » , maintenant il faut des moyens mecaniques, que souvent on ne peut plus rembourser et c’est la ruine ! amities chere Zaza

  9. J’en ai vu à la campagne de ces femmes qui n’arrêtaient pas les lourds travaux des champs, en plus des animaux, les volailles, le jardin, sans oublier les enfants à gérer évidemment, de la cuisine, de la maison, des courses, la couture et se couchaient bien tard, elles avaient la vie si dure et recevaient rarement douceurs et compliments !

  10. Ce tableau me « parle », il représente le dur travail des champs…mes grands-parents l’ont connu .
    Même si cela ne se pratique plus ainsi, les difficultés liées à l’agriculture sont toujours d’actualité, surtout en ce moment…
    Bon w-end!
    Bises de Mireille du sablon

  11. Ces pauvres glaneuses n’ont pas grand chose à ramasser. On dirait qu’en complément de maigres épis tombés de la moissonneuse elles récupèrent minutieusement les grains tombés sur la terre.
    Ton article est très intéressant.

  12. Il a eu du succès Jean François Millet ce samedi . Ces glaneuses ont une position terrible, leur corps doit être malmené pour un gain vraiment minime.Une superbe représentation de la condition féminine dans l’agriculture de cette époque .
    Merci pour cet article .
    Bon week end
    Bises

  13. Sais tu qu’il avait un petit fils qui faisait des copies qu’il vendait ? ce faussaire familial a eu une triste fin après la prison, il avait pourtant du talent…

  14. Chère Zaza,

    Quelle analyse passionnante !
    Ta sélection offre un contraste saisissant avec les visions plus pastorales ou légères.
    Tu mets parfaitement en lumière la dureté du labeur paysan au XIXe siècle, loin de toute image pittoresque.
    C’est fascinant de voir comment ces femmes, « épouventails en haillons », personnifient la misère rurale face à l’abondance dont elles sont exclues.

    Bien amicalement, Marie Sylvie

  15. Bonsoir,
    C’est vrai que le contraste est saisissant entre ces glaneuses et le spectacle qui s’offre aux yeux à l’arrière-plan la peinture de Millet était considérée comme séditieuse par la bourgeoisie …
    Bon week-end !

  16. Très célèbre et à juste titre, car ici l’artiste fait preuve à la fois de maîtrise de son art et d’une grande honnêteté dans sa représentation. Effectivement si on rapproche ses glaneuses de celles présentées par Amande, on voit bien qu’ici tout n’est pas rose, c’est dur, difficile, éreintant, et pour un maigre butin.

  17. et oui il faut bien que chacun est sa propre opinion, sinon ce serait triste d’avoir tous la même….je te souhaite une bien douce journée en espérant un peu de soleil….

  18. Salut,
    C’est un très joli tableau
    Le ciel est bleu et il fait doux, pour la saison.
    Tout va bien chez les Tiot
    J’espère que tout va bien chez vous.
    Bon DIMANCHE et Bonne semaine
    Tiotte et Tiot

  19. Excellente présentation ! et analyse détaillée que j’ai lue avec grand intérêt ! Merci à toi ! A tout bientôt et bonne semaine

  20. C’est un tableau qui a été beaucoup brodé ! En agrandissant l’image, je vois l’arrière plan raconte une autre histoire. Les travaux des champs étaient extenuants et les enfants très jeunes y participaient. Maman était vieille à 50 ans.
    Bises

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