Qui a assassiné le Père Noël ? – 6/9 … !!!

CHAPITRE VI

Vers quinze heures et trente, Nestor Boyaux retournait au bureau de l’inspecteur principal Ella Danloss.

– « Hello Ella.
– « De retour Nestor ? »

Avant même d’y être invité, Nestor s’assit dans le fauteuil.

– « Eh bien quoi de nouveau », demanda-t-il ?
– « À propos de quoi ? »
– « Mais à propos de l’assassinat du Père Noël. »
– « Pas grand-chose. »

Après un court silence, Nestor demanda :

– « Tu as rendu visite aux parents du jeune homme. »
– « Oui. »
– « Et puis ? »
– « Je n’y ai pas appris grand-chose. Le jeune Denis Dyron-Dayle n’avait aucun ennemi. Ils ne soupçonnent personne et ne savent quoi penser. Je t’avoue franchement que plus j’enquête, plus je m’enfonce dans les ténèbres. »
– « C’est souvent ainsi dans les causes les plus simples. »

Ella reprit :

– « Je suis retournée au magasin tout à l’heure. »
– « Et puis ? »
– « J’ai interrogé les employés, les patrons, et tout le monde semblait en très bons termes avec Denis Dyron-Dayle.

Ella Danloss semblait découragée.

– « Et toi ? » demanda-t-elle à Nestor.
– « Oh moi, je n’ai pas fait grand-chose. Je suis allé au magasin ce matin. »
– « Comment toi aussi ?
– « Oui. Cependant, je n’ai interrogé personne. J’ai simplement visité les lieux. »
– « Eh bien ? »
– « Je me range de plus en plus à l’idée du médecin. Un enfant a dû commettre le crime. »

Cette fois-ci, Ella ne protesta pas. Au contraire !

– « Cette affaire est tellement mystérieuse, que je ne serais pas surprise que ce soit la bonne hypothèse. » lâcha-t-elle !

Nestor Boyaux garda son flegme et continua :

– « Que comptes-tu faire maintenant ? »
– « Eh bien demain, j’irai rendre visite à l’amie de Denis Dyron-Dayle. »

Nestor fit l’innocent.

– « Ah, il avait une amie ? »
– « Oui, une demoiselle Georgette Toutenvrac. »
– « Ah ! »
– « Ils devaient se fiancer au printemps. » 
– « Et tu espères trouver quelque chose de ce côté-là ? »

Ella hocha la tête.

– « Franchement non, mais je ne néglige jamais une piste, si minime soit-elle. »

Nestor se leva.

– « Je vois que tu as les méthodes du parfait détective. Je te souhaite bonne chance. »
– « Mais toi, tu ne devais pas t’occuper de cette affaire. »
– « Si. »
– « Alors que fais-tu ? »
– « J’attends que le coupable vienne se livrer à moi. »

Nestor Boyaux partit d’un grand éclat de rire et se dirigea vers la porte.

– « Je pars, car j’ai un rendez-vous. Bonsoir et bonne chance. »

Ella ne répondit pas, elle sentait  bien que Nestor préparait quelque chose de mystérieux et que sans doute, il allait encore lui damer le pion dans cette enquête !

Au souper, Georgette présenta son oncle à ses cousins et nièces. Tous l’accueillirent avec amabilité.

Après le repas, Philippe alla encore retrouver Georgette dans la bibliothèque.

– « Georgette ? »
– « Qu’est-ce qu’il y a, Philippe ? »
– « Georgette, tu sembles t’ennuyer. »
– « Mais non, voyons. »
– « Si, ça se lit sur ton visage. Il faudrait te changer les idées. Que dirais-tu si je t’emmenais au théâtre ? »
– « Je te remercie pour l’invitation, Philippe, mais pas ce soir. Je préfère rester à la maison. »
– « Tu dis toujours cela. »
– « C’est mon droit. »

Philippe s’était approché de plus en plus de la jeune fille.

– « Mais petite fille, tu ne vois donc pas que je t’aime et que je te veux à moi. »
– « Philippe ! »
– « Denis nous séparait, mais maintenant qu’il est mort, la voie est libre tout comme ton cœur ! »

Il avait saisi la jeune fille par le poignet.

– « Philippe laisse-moi, je t’en supplie. »
– « Non, je t’aime…

Tout à coup, le couple se retourna vivement. Il d’entendre un bruit de toux venant de la porte. Ils aperçurent l’oncle Armand.

– « Excusez-moi », dit ce dernier, « je ne voulais pas vous déranger. »

Il s’apprêtait à sortir.

– « Non, non, restez mon oncle », fit vivement Georgette, « vous ne nous dérangez pas du tout. »

L’oncle avança au centre de la pièce.

– « C’est bien monsieur Philippe ». Dit-il en apercevant le jeune homme.
– « Oui, monsieur. »

Voyant qu’il n’avait plus rien à faire là, le cousin de Georgette s’excusa :

– « Je dois sortir. »
– « Ne vous gênez pas pour moi, mon garçon. »

Philippe sortit contrarié.

Aussitôt qu’il eut franchi la porte, Georgette dit à l’oncle :

– « Vous êtes arrivé à temps. »
– « Comment cela ? »
– « Mon cousin me fait une cour un peu trop pressante.
– « Il ne vous plaît pas ? »
– « Non, du tout. »
– « Que fait ce dénommé Philippe ? »
– « Il travaille aux Galeries Farfouillettes, à Paris. »

Tout à coup, Georgette s’arrêta. C’était vraiment la première fois que cette étrange coïncidence fit tilt dans sa tête.

Denis Dyron-Dayle et Philippe Dupont travaillaient exactement dans le même grand magasin.

C’était même Philippe qui avait présenté Denis à Georgette. Il l’avait bien regretté depuis.

– « Son frère me semble franchement charmant. »
– « Son frère ? »
– « Oui, Dominique Dupont », fit l’oncle.
– « Oh excusez-moi, j’avais la tête ailleurs. Oui, Dominique est charmant. Cependant, il ne parle pas beaucoup. C’est un homme d’affaires et ne pense qu’à l’argent. »
– « Un homme d’affaires ? J’aimerais bien faire sa connaissance. Je suis un homme d’affaires moi-même. »
– « Oh alors, vous vous en ferez certainement un ami. »

Après un court silence, l’oncle reprit :

– « Il me semblait que vous m’aviez dit que vous aviez trois cousins ! »
– « C’est vrai. »
– « Je n’en ai vu que deux. »
– « Le troisième, Didier Argy était sorti. »
– « Ah, il travaille donc le soir ? »
– « Oh non ! »

Et Georgette lui raconta la vie peu recommandable que menait ce troisième cousin.

– « Je vois que ce garçon est plutôt à plaindre qu’à blâmer. »
– « Je crois que vous avez raison, mon oncle. »

Un peu plus tard, Georgette, ses deux nièces et l’oncle jouèrent une partie de bridge.

Georgette se disait en elle-même.

– « Je regrette d’avoir envoyé cette lettre à Nestor Boyaux. Mon oncle est un excellent garçon, je n’aurais jamais dû douter de lui. »

Vers vingt-deux heures, l’oncle s’excusa :

– « Je suis fatigué, je vais monter me coucher. »
– « Allez, mon oncle, dit Georgette, « nous, nous ne montons jamais avant vingt-trois heures. »

L’oncle monta le grand escalier. Mais avant d’entrer dans sa chambre, il entra dans une autre chambre qui se trouvait à proximité de la sienne. Après quelques recherches, il s’aperçut que c’était celle de Philippe. Il continua quand même à fouiller, semblant chercher quelque chose.

Puis il sortit et alla à la porte de la chambre qu’il savait celle de Georgette. Il essaya d’entrer, mai la porte était fermée à clef. Alors, l’oncle entra dans sa chambre, se déshabilla et se mit au lit.

Cependant, il ne semblait pas vouloir dormir.

Vers vingt-trois heures, il entendit des pas dans l’escalier, puis des voix.

Georgette et ses cousines montaient.

Quelques minutes plus tard, un pas lourd lui indiqua l’arrivée de l’homme d’affaires Dominique Dupont.

Vers minuit, après avoir entendu de nouveaux pas, l’oncle s’aperçut qu’on fermait la porte de la chambre qui se trouvait située voisine de la sienne. Philippe Dupont venait d’y entrer.

Alors, lentement, l’oncle se leva en évitant de faire le moindre bruit. Il mit sa robe de chambre et sortit dans le corridor. À pas de loup, il avança vers la porte de la chambre de Georgette. Lentement, il tourna la poignée. Mais la porte était à nouveau fermée à clef. Alors, sans faire plus de bruit, il retourna dans sa chambre, enleva sa robe de nuit et se remit au lit.

Cinq minutes plus tard, il dormait profondément.

Cet oncle des États semble agir curieusement.
Qu’est-il venu faire chez Georgette Toutenvrac ?
Est-ce vraiment un voyage d’agrément seulement ?

A SUIVRE ! (on se retrouve lundi, dimanche, jour de relâche)

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

35 réflexions sur « Qui a assassiné le Père Noël ? – 6/9 … !!! »

  1. Ce repos dominical est bien mérité ma Zaza!
    L’histoire se laisse dévorer tu sais
    Les personnages attisent l’imagination
    Leurs noms sont topissimes!

    je lirai la suite non pas la semaine prochaine mais la semaine d’après
    Des travaux ont lieu sur notre réseau à partir de lundi, c’est pas uniquement chez nous, c’est à grande échelle dans ma ville et autour
    Je n’aurai pas Internet pendant plusieurs jours
    Merci pour ce récit, gros bisous et pensées d’amitié sans publier Poux Ronchon
    Cendrine

  2. Youyou !
    Ca se complique dans la famille et cet oncle est bien curieux …
    Bon, va falloir attendre lundi et … entre les deux il y aura les GJ pour nous occuper !
    Bon week end, après une bonne tempête, hier, toute la journée !
    Espérons que ce ne soit que dans le ciel …
    Bisoux énervés

  3. ..une enquête parallèle? tout cela semble bien mystérieux…il va nous falloir attendre encore…
    Bon w-end!
    Bises,
    Mireille du sablon

  4. Je passe de blog en blog
    souhaiter un petit bonjour
    aux copains et copines du net
    avec aujourd’hui une magnifique
    journée si le soleil est au rendez-vous
    Comme hier ou il a fait 21°
    et toi tu me laisse sur ma faim !!!!
    Bon weekend malgré les événements
    Bisettes

  5. Bonjour Zaza, je suis haletante, j’attends la suite avec une grande impatience!!! Bisous et bonne journée MTH

  6. Bonjour Zaza.
    Cette nuit, il a un peu neigé mais matin il fait beau avec seulement 1°.
    J’espère que tout va bien pour toi et je te souhaite un bon week-end.
    Bisous de nous deux.

  7. Bizarre bizarre l’attitude de l’oncle … et qui a rejoint Georgette dans sa chambre fermée à clé
    La Zaza sait nous faire piaffer … d’impatience
    Belle journée ma belle
    Bisous

  8. Ah l’oncle d’Amérique, il n’est certainement pas revenu pour rien, mais pour quoi donc ???
    Lundi amènera sans doute une piste, sera-t-elle vraie ou fausse, à suivre…

  9. L’oncle est un fouineur dis donc soit il mène une enquête aussi soit il est pas net…On va le savoir lundi? Doux weekend Zaza repose toi et profite de *cocooner* fais froid

  10. Ah le mystère s’épaissit. Et il a l’air bien curieux, cet oncle qui fouille partout…
    J’attends la suite avec curiosité.
    Bises,
    Mo

  11. Bouh !!! Tu nous laisses sur un suspens intolérable… j’ai hâte de savoir le fin mot de l’histoire.
    Bisous et douce journée.

  12. Salut

    Incroyable on a un peu de soleil cet après midi.

    Demain Toubib car je suis allergique à un nouvel antibiotique .

    Alors je déguste , lèvres gonflées et des boutons.

    Bonne semaine

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