Qui a assassiné le Père Noël ? – 3/9 … !!!

CHAPITRE III

Le lendemain matin.

Nestor Boyaux, célèbre détective privé à Paris venait de se lever. Il prenait son petit déjeuner lorsque soudain on sonna à la porte. Il alla ouvrir et se trouva en face d’une jeune fille âgée d’environ vingt-cinq ans.

– « Mademoiselle ? »
– « C’est bien ici que demeure de Nestor Boyaux ? »
– « Oui, c’est moi-même. »
– « Ah, c’est vous ?… »
– « Mais oui, entrez ! »

La jeune fille paraissait surprise. Elle entra. Nestor la fit passer dans son bureau.

– « Asseyez-vous. » Elle obéit.
– « Merci. »

Il commença :

– « Que puis-je faire pour vous ? » Mademoiselle.
– « Tout d’abord, permettez-moi de me présenter. Je m’appelle Georgette Toutenvrac. »
– « Enchanté, mademoiselle. »

La jeune fille semblait hésiter. Elle ne savait par où commencer.

– « Avez-vous entendu parler du meurtre qui a eu lieu hier après-midi aux Galeries Farfouillettes, boulevard Haussmann à Paris ? »
– « Un meurtre, dites-vous, non, je n’ai même pas lu les journaux de ce matin. Je ne suis au courant de rien. »

La jeune fille lui raconta alors comment le Père Noël avait été assassiné. La jeune fille finit son récit par :

– « Je suis indirectement mêlée à cet assassinat. »
– « Ah ! Et comment cela ? »
– « Denis Dyron-Dayle était mon ami. »
– « Ah bon ? »
– « Je l’aimais de tout mon cœur. Nous devions nous fiancer au printemps prochain. »
– « Mais je ne comprends pas encore, quoique… »
– « C’est une longue histoire, je vais vous expliquer. »

Nestor Boyaux sortit son paquet de cibiches.

– « Vous fumez ? »
– « Non merci. »

Il alluma sa cigarette.

– « Je vous écoute. »

Elle commença :

– « Je suis âgée de 21 ans. »

Il semblait surpris. Il la croyait plus âgée que cela.

– « Mon père à sa mort, m’avait laissé toute sa fortune. Mais je ne devais toucher cette fortune qu’à l’âge de 21 ans. J’ai donc retiré cet argent cette année.

– « À combien se monte cette fortune. »
– « Cinq cent cinquante mille euros. »
– « Continuez ! »
– « J’ai touché cet argent il y a exactement deux mois. Quinze jours plus tard, je recevais une lettre anonyme. La voici. »

Elle ouvrit sa sacoche et tendit une lettre à Nestor. C’était une lettre dactylographiée. Il la lut.

« Mademoiselle,

J’ai su que vous aviez touché dernièrement l’héritage de votre père. Or, j’ai justement besoin d’argent. Quelle curieuse coïncidence ! Je vous demande donc de bien vouloir me faire parvenir immédiatement la somme de cent mille euros. Vous devez accepter mon ultimatum. Vous me répondrez dans les annonces classées de la Centrale des Particuliers, dans la rubrique « rencontres ». Vous rédigerez votre annonce comme suit : « J’accepte avec empressement votre invitation, Georgette. » Je vous ferai parvenir plus tard une autre lettre vous donnant les indications exactes de la manière dont vous devrez me déposer l’argent. Si vous refusez, je devrai vous punir sévèrement. »

Il relut la lettre une seconde fois. Puis, il la mit sur son bureau.

– « Qu’avez-vous fait ? »
– « Rien, j’ai cru que cette lettre était une farce faite par un mauvais plaisant. J’ai mis la lettre dans un tiroir de mon bureau et ne m’en suis pas occupée. »
– « Et c’est tout ? »
– « Oh non, je n’entendais plus parler de rien. J’avais complètement oublié cette affaire, lorsque trois semaines plus tard, je reçus une nouvelle missive.

– « Vous l’avez ? »
– « Oui. »

Elle sortit une nouvelle lettre de sa sacoche et il la lut :

« Mademoiselle,

Je vois que vous n’avez pas donné suite à ma première demande. Je me vois donc dans l’obligation de la réitérer. Mais, je tiens à vous dire que c’est le dernier avertissement. Vous devrez me répondre par la voie du journal périodique indiqué précédemment sinon, je sévir durement. Je frapperai dans ce que vous avez de plus cher. Inutile de porter cette lettre à la police. Cela n’avancerait absolument à rien et m’obligerait à mettre mes menaces à exécution plus vite. »

Il plaça cette deuxième lettre avec la première.

– « En avez-vous reçu d’autres ? »
– « Non. Ce sont les deux seules. Je ne me suis pas occupée de cette seconde lettre. Hier, mon futur fiancé a été assassiné. J’ai pensé que tous ces événements pouvaient avoir quelques rapports. Comme je n’osais pas prévenir la police, il m’est venu à l’idée de venir vous voir et de quérir vos services. Je suis sortie de grand matin et je suis venue chez vous.

– « Personne ne vous a suivie ? »
– « Je ne crois pas. »

Un lourd silence s’établit entre les deux personnes. Au bout de quelques secondes, Nestor Boyaux le rompit :

– « Évidemment », dit-il, « tous les événements que vous venez de me raconter peuvent se rattacher au meurtre comme ils peuvent ne pas s’y reporter. Cependant, je vous avoue que c’est une curieuse de coïncidence. »

La jeune fille se leva :

– « Je vous ai dit tout ce que je savais, monsieur Boyaux. »
– « Eh bien, votre histoire m’intéresse et je vais m’en occuper. »
– « Je vous en remercie. »
– « Vous n’avez pas à me remercier. C’est mon métier et pour moi, un réel plaisir de travailler pour vous. Cette affaire m’a l’air très intéressante. Je ferai mon possible pour l’éclaircir et pour mettre la main sur le meurtrier de votre fiancé. »
– « Mais moi, que dois-je faire ? »
– « Retournez chez vous, comme si rien n’était. Si quelque autre chose se passe, vous vous mettrez en communication avec moi. »
– « Mais comment ? »
– « Ne vous servez pas du téléphone et ne venez plus me revoir. Vivez-vous seule ? »
– « Oh non, nous sommes sept en tout à la maison. Je vis avec trois de mes cousins, deux de mes cousines et la vielle servante de mon père qui m’a élevée. »
– « Vous la connaissez donc très bien cette vielle servante, vous pouvez vous fier à elle ? »
– « Certainement ! »
– « Alors, pour me faire passer des informations, écrivez-moi, mais n’allez pas poster votre lettre vous-même, demandez à votre servante de le faire. Ce sera plus prudent. »
– « Très bien. »
– « Et n’ayez crainte, je m’occupe de votre cas. Comme elle allait sortir, Nestor lui demanda :
– « Votre père avait-il des frères, des sœurs ? »
– « Un frère seulement. Mais nous l’avons perdu de vue depuis plusieurs années. »
– « Ah, et où demeure-t-il ? »
– Aux States, il n’est pas revenu en France depuis vingt ans. Je ne le connais pas. Je ne sais même pas dans quelle ville il se trouve. Je doute même qu’il sache que son frère est mort. »
– « Tiens, tiens… »
– « Mais vous n’allez pas… »
– « Non, non, rien du tout. »
– « Alors, au revoir, monsieur Boyaux et merci. »
– « Bonne journée mademoiselle ! »

Elle sortit.

Ces lettres de menaces auraient-elles un rapport quelconque avec le meurtre ?
Que fera ce privé un peu spécial ?

À SUIVRE !

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

42 réflexions sur « Qui a assassiné le Père Noël ? – 3/9 … !!! »

  1. La suite de ton récit nous tient toujours en haleine avec ce savoureux privé
    Pris dans l’histoire, on a envie de savoir, fichtre, qui a assassiné le Père Noël!
    L’imagination se met dans tous les sens et les idées caracolent, merci ma Zaza
    Merci également pour ton mail et de tes mots pour Christophe
    Je suis très touchée et révoltée de ce que tu as écrit et je compatis très fort…
    Je t’enverrai un petit mail demain
    Gros bisous ma Zaza
    Cendrine

  2. Ah, voilà une piste qui s’annonce pour ce meurtre incompréhensible …
    J’attends la suite avec impatience.
    Je me suis laissée prendre au jeu !
    Bon mercredi, en attendant, soit-disant, le froid …
    Bisoux, ma zaza ♥

  3. attention à la cigarette, ça nuit à la santé de la personne qui fume, et également à celles qui l’entourent….toujours très agréable à lire, bravo …..je te souhaite une bien agréable journée

  4. ..l’histoire se corse et je devine ton plaisir à l’écrire et à nous la proposer…
    J’espère que tu vas mieux…
    Gros bisous du jour
    Mireille du sablon

  5. Hélas les timbres oblitérés sur les enveloppes ne portent plus l’origine géographique du départ courrier
    dur dur se savoir d’où partent ces lettres
    Tu nous laisses en haleine
    @ demain
    Bisous

  6. Voilà une piste tout à fait intéressante , Nestor va pouvoir montrer son savoir faire , suis sure qu’il va remonter la piste en bon limier qu’il est .
    Bonne journée Zaza en souhaitant que tes soucis te santé s’estompent
    Bisous

  7. Avec cette Zaza qui comme tous les écrivains de polard a l’esprit un peu tordu. Pardon Madame Zaza
    Mais cette piste doit avoir plusieurs cheminements possibles. Trouver le bon c’est bien Nestor qui en est capable blien que la policière avec sa mine de ne pas y toucher.
    Rien à faire d’autre que d’attendre demain
    Bisous
    Pensées amicales

  8. Nestor est là ouf nous voilà sauvé… j’aimais bien cette série qui ne se prenait pas au sérieux un divertissement sympa loin de séries Z qu’on nous sert maintenant

  9. Bonjour Zaza, j’adore Nestor Boyau, c’est bien trouvé de même ! quelle imagination, je me prends au jeu, j’attends la suite avec une réelle impatience. Bravo Zaza Bisous MTH

  10. Le privé qui va marché sur les plate bande de la capitaine ça va pas lui plaire ça…..Mais il est beau gosse alors peut-être que la capitaine va collaborer comment? grosse question. Bisoussss

  11. C’est super intéressant cette histoire… (je mets un lien sur mon facebook et mon twitter) … J’attend la suite . Précédemment j’ai eu du mal à laisser un petit commentaire, il est vrai que j’ai rencontré quelques problèmes avec mon internet! Bonne soirée . Cordiales amitiés & à +

  12. Je ris à chaque nouveau nom de tes personnages. L’histoire se complique… Un méchant menaçant et des cousins ou cousines… Merci et bonne soirée. Bises

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