Atelier d’écriture n°148 chez Ghislaine … !!!

Les consignes de Ghislaine, ICI, pour son atelier d’écriture N° 148  
Écrire un texte avec au moins 5 mots  commençant par « F »
Et, Où,
Insérer dans le texte, les 8 mots : «
Bougie, fondre, lumière, vitre, flou, sombre, chercher, dire »
Et, Où,
Parler dans le texte de votre « ressenti » concernant la photo ci-dessous.

Maman a laissé là son tricot et son livre ouvert. Un silence épais et pesant règne dans la maison.
En décembre 2002, Miz dû pour les bretons, le temps est sombre, et peu de lumière filtre par les vitres de la salle de séjour où Papa est installé dans son lit médical depuis plus de trois ans.
Papa ne peut plus rien avaler après son dernier AVC et cela fait 4 jours que cela dure.
Il cherche de plus en plus son souffle !
Avec maman, et ma petite sœur, nous présentons que c’est la FIN et qu’il souffre. Que faire et que dire pour qu’une hydratation sous perfusion et de la morphine lui soient prescrites par le médecin en activité sur l’île.
Nous sommes toutes les trois dans un flou total, FACE à ce toubib borné qui refuse d’envisager ces soins à domicile.
Mon côté FONCEUR me FIT téléphoner à l’ancien médecin de l’île, resté dans nos très bonnes relations, le dimanche 22 décembre. En lui expliquant la situation concernant Jean-Baptiste, mon père, il me promit de passer un coup de FIL à son successeur pour que Papa puisse recevoir des soins afin de le soulager.
Le lendemain, le toubib arrivait, « la queue entre les pattes », pour sa première injection de morphine, mais pas de perfusion pour l’hydrater.
C’était déjà cela, et nous pouvions allumer une bougie, pour FÊTER cette semi victoire.
Ma petite sœur habitant Roscoff rentrait le soir pour s’occuper de sa FILLE et revenait le lendemain. Avec Maman, j’ai veillé Papa chaque nuit jusqu’au 29 décembre, après le passage de l’infirmière pour le toiletter.
Comme il avait fondu, il ne lui restait plus que la peau sur les os.
Un quart d’heure après le départ de l’infirmière, il « avalait son bulletin de naissance ».
Presque 19 ans après, je reverrais toujours son beau visage apaisé, libéré ce cette sale maladie qui le hantait depuis 1996, cette maladie d’Alzheimer, qui atteint de plus en plus de personnes vieillissantes.
Alors, oui, Ghislaine, quand je regarde cette magnifique image, je ne peux que penser à mes parents, parti en 2002 pour Papa, et en 2015 pour Maman, se retrouvant ainsi pour l’éternité avec cette belle complicité.

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

25 réflexions sur « Atelier d’écriture n°148 chez Ghislaine … !!! »

  1. Quelle triste fin de vie mais avec quel amour aussi, vous l’avez accompagné jusqu’au bout…
    Quelle complicité dans ces sourires!
    Gros bisous du jour,
    Mireille du sablon

  2. Je ressens chaque mot que tu écris pour eux Zaza, tant d’amour, tant de dévouement pour une fin apaisée…J’ai connu cela pour ma Maman…..Elle est parti en 1998 et Papa en 2006(et pour lui ce fut une histoire dramatique car en froid avec mes soeurs, je ne l’ai su qu’après l’enterrement…
    Pour moi à présent je n’ai pas plus 4 soeurs mais une seule la petite dernière ..Enfin tout cela est une autre histoire …….
    Merci de les avoir fait revivre un peu tes parents Zaza, en parler c’est cela ne pas le soublier,
    même si tu racontes un fin bien triste……..
    Je t’embrasse avec mon coeur
    Ca va le pso ???

  3. Ton beau texte me remet trop de tristesse en mémoire, mais ce que je retiens c’est l’amour que l’on garde et qui semble grandir au fur et à mesure du temps, et du manque tellement immense qui se fait chaque jour plus grand…
    Je t’embrasse Zaza

  4. Perdre un parent, dans la maladie, qui peut durer, une délivrance quand il s’envole pour l’au-delà, aussi bien pour la personne elle-même que pour ses proches, quand plus rien ne le sauvera… émouvante histoire Zaza… bises, jill

  5. Bonjour Zaza, quelle tristesse cette fin de vie, pour moi, je suis sûre que tes parents sont maintenant réunis pour l’éternité sans souffrances et dans la paix. Merci d’avoir partager cette douloureuse page de ta vie bisous MTH

  6. Un défi réussi
    Mais aussi un souvenir émouvant pour nous faire partager les derniers instants de ton papa aimé.
    Mais aussi pour relaté le côté borné d’un médecin soignant mais manquant un peu d’humanité
    Mais aussi un confrère lui remontant les bretelles.
    Mais aussi et surtout l’amour autour de cette âme en partance
    Bisous ma Zaza

  7. Ce sont des moments qu’on n’oublie pas . Un témoignage tres émouvant Zaza et une victoire en effet pour cette administration de morphine . Je ne comprends pas pourquoi les médecins s’y refusent quand la situation ne peut qu’évoluer négativement .
    Quand papa a été emmené aux urgences et que le médecin m’a annoncé le bilan tres défavorable de ses constantes , il savait lui aussi que son cas était critique . Tout a été fait pour qu’il souffre le moins possible. Mais cette nuit que j’ai passée à ses côtés aux urgences et le jour d’après jusqu’à son dernier souffle sont gravés dans ma mémoire et je les revis tres souvent .
    Bises

  8. merci pour ce partage d’une période très intime qui fut dur pour toi et ta famille, ton texte est poignant il met les larmes aux yeux….Gros bisous Zaza

  9. C’est très émouvant et ravive ma peine d’avoir perdu mon papa le 22 février dernier qui était lui aussi en fin de vie, plus que la peau sur les os. Il avait toute sa tête. Parler et se rendre compte de son état c’était tout ce qui lui restait.
    Bisous ma Zaza

  10. Bonsoir ma Zaza
    Après la perte d’un enfant, le pire est de perdre ses parents; j’ai adoré les miens, je comprends la tristesse qui est dans on coeur.
    Un texte tellement triste mais si beau de ressentir l’amour que tu avais pour tes parents.
    Nonne soirée ma douce et gros bisous à vous deux avec des caresses à tes amours Farouk, Théo et Pupuce.
    Méline

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