« Au Chant du Coq » … !!!

défis de la plume d'Evy

Défi n° 180 Thème : « Au Chant du Coq »

  • Cocorico
  • Cock-a-doodle-doo
  • Quiquiriqui
  • Kikeriki
  • Kokekoko
  • Coucarékou

Ce sont les «joies » de la vie à la campagne quand on habite près d’un poulailler !

Être réveillé dès les premières lueurs du jour par le puissant « cocorico » du coq. Pourquoi ce gallinacé s’obstine-t’il donc à se déchaîner dès potron-minet ? C’est que le coq est aux habitants du poulailler ce que le lion est aux animaux de la jungle. Il veut être le roi !

Dès que l’aube pointe et même avant, il se réveille et, au mieux de sa forme, n’a de cesse de rappeler à qui veut l’entendre, et même à ceux qui ne le veulent pas, qu’il est le « boss » des lieux. Bien sûr, son message est surtout destiné à ceux qui voudraient être coq à la place du coq, (comme le calife à la place du calife) ! Ce chant est destiné aussi à ses « ouailles », histoire de leur rappeler qui est le maître. D’ailleurs, on dit qu’un poussin pépie ou piaille (ce qui est très faible, voire ridicule), qu’une poule caquette (ce qui est presque péjoratif), mais qu’un coq chante !
Si les poules n’ont pas besoin du coq pour pondre des œufs, ce dernier leur est néanmoins indispensable pour mettre au monde des poussins.

Mais cela ne plait pas toujours au voisinage, même à la campagne ! Il y a des mauvais coucheurs partout …

Les Français ont fait du « coq gaulois » leur symbole national, ce qui ne l’empêche pas d’être un grand sujet de querelle de voisinage. Et si de surcroît le poulailler est mal entretenu dégageant des odeurs nauséabondes, le tribunal d’instance à toute latitude de sanctionner le propriétaire de ce poulailler : « nuisance de bruits et d’odeurs » ! Pauvre coq qui pourrait finir à la casserole.

Et pourtant, le chant du coq produit pratiquement le même nombre de décibels (dB) qu’à l’aube (entre 50 et 60 dB). Beaucoup moins qu’un camion qui passe sous vos fenêtres (90 dB) ou qu’un aspirateur vrombissant (entre 65 et 75 dB).
Et même dans une campagne sans oiseau, le silence n’existe pas. Un certain bruit de fond est toujours présent. Ainsi que dans une chambre à coucher dite « silencieuse », le niveau sonore tourne autour de 30 dB (hors ronflements !) Alors avec les ronflements, cela devient intenable !
Pour qu’un bruit soit gênant en phase nocturne, il suffit qu’il dépasse d’une dizaine de décibels ce bruit de fond. Le chant du coq va presque le doubler, à un moment où le silence est le plus profond. Le « cocorico » est donc perçu comme un « coup de trompette ».

Cocorico – Cock-a-doodle-doo – Quiquiriqui – Kikeriki – Kokekoko – Coucarékou …!

Le « chant » du coq est produit, comme chez les autres oiseaux, par un organe appelé « syrinx », une structure cartilagineuse de la trachée possédant deux cavités. Elle est associée à une poche d’air qui est source de « souffle » et caisse de résonance. Un peu comme une cornemuse (et oui comme chez les celtes…) ou plus simplement comme un ballon de baudruche dont on pince plus ou moins l’embout pour produire des sons.

Alors, si l’envie vous prend de venir vivre à la campagne, choisissez de bons bouchons d’oreille !

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

14 réflexions sur « « Au Chant du Coq » … !!! »

  1. Tu m’as bien fait rire avec ce chant du coq!
    Et ton exposé est très intéressant
    Quand je pense à ces imbéciles de touristes qui tous les ans trouvent le moyen de hurler à la mort après ces pauvres coqs qui sont dans leur élément à la campagne!
    Bravo ma Zaza, gros bisous et une très belle journée de samedi pour tous les deux
    Cendrine

  2. j’ai écrit il y a quelques temps une fable à ce sujet (pjtg over-blog) : il semble que nos contemporains aient l’oreille sélective : ils préfèrent les sons urbains, ce qui ne facilite pas la coexistence avec les oiseaux !

  3. Excellent billet sur le chant du coq , que nous entendons aussi maintenant dans le quartier , les personnes ayant jardin installent de plus en plus des poules dans ceux – ci et certains leur donne un compagnon. Je me demande comment réagissent les voisins immédiats .
    Tu as raison le coq chante et la poule caquette , quelle discrimination ! à quand le soulèvement pour une meilleure considération de la gente féminine .
    Bisous

  4. merci pour m avoir dévoilé le chant du coq
    un animal intelligent , bon gardien aussi , et en plus ils se laissent caresser si si je vous l ‘assure

    bonne journée pour toi Zaza
    bises

  5. Bravo, bien écrit, ici , dans ma campagne plus de « vraies fermes » avec des poulaillers , donc plus de chant du coq, je trouve cela un peu tristounet, car quoi de plus naturel que de s’éveiller au chant du coq et se lever du bon pied, de bonne humeur! les temps changents la campagne n’est plus ce qu’elle était. Bisous et bonne journée MTH

  6. Super cette présentation du chant du coq que les citadins en mal de vivre en campagne ont bien du mal a supporter faut croire qu’il préfère le bruit des éboueurs! Bisous bel humour

  7. J’aime ces bruits de la nature puis c’est naturel de s’éveiller au chant du coq belle participation ma Zaza je met en ligne passe une bonne soirée bisous

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