Défi n° 323 chez les croqueurs de mots… !!!

C’EST NOTRE MATELOT, JEANNE FADOSI, ICI, QUI S’Y COLLE…

Les consignes de Jeanne :« Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
Qu’est-ce qu’on fait avec ces dix mots ? On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix).
Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez…
Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l’avenir, il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque… À votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici. »

Le Regard de l’Observateur

Suspendu dans le vide sidéral, je contemple ce continuum d’étoiles où chaque particule de lumière semble ignorer la fureur des hommes.
En bas, la Terre s’enfonce dans un scénario dystopique : les frontières s’embrasent, et les guerres ne sont plus des accidents, mais une sombre théorie de la destruction que certains s’acharnent à programmer.
Pourtant, d’ici, tout n’est qu’unité.
L’ombre de la Lune m’invite à alunir pour fuir ce chaos, pour chercher dans le silence du régolithe une anticipation de paix que nous ne savons plus cultiver. Je vois nos cités briller comme des circuits nerveux, mais je me demande si l’être humanoïde, perdu dans ses calculs de puissance, saura un jour transmuter sa haine en sagesse avant que l’étincelle mondiale ne consume l’atmosphère.
D’ici, à quatre cents kilomètres de vos frontières, je ne vois ni drapeaux, ni lignes de démarcation. Je ne vois qu’une seule respiration : celle d’une atmosphère si fine qu’elle ressemble à une paupière protégeant un œil fragile.
Vous parlez de conquêtes, mais vous ne conquérez que des décombres. Vous parlez de victoires, mais il n’y a pas de victoires possibles sur une terre calcinée.
Vu d’ici, vos arsenaux ne sont que des cicatrices prêtes à s’ouvrir, et vos ambitions de grandeur paraissent dérisoires face à l’immensité du vide qui nous entoure.
Maîtres des nations, regardez vers le haut : nous sommes tous les passagers du même vaisseau de pierre et d’eau, perdus dans un univers qui ne nous doit rien. Chaque drone, chaque tir de missile est une fuite dans notre propre coque. Chaque enfant qui tombe est une lumière qui s’éteint dans la seule oasis connue de ce secteur galactique.
La force ne consiste pas à briser l’autre, mais à maintenir l’équilibre de l’ensemble. La véritable diplomatie est de reconnaître que l’ennemi d’en face respire le même oxygène que vous.
Ne transformez pas ce joyau bleu en un astre mort, car dans le silence sidéral, personne ne viendra vous applaudir d’avoir régné sur un désert !

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

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