C’EST NOTRE MATELOT, JAZZY, ICI, QUI S’Y COLLE…

Le mot de Jazzy : « Hissez haut me voilà à la barre du bateau des croqueurs de mots pour ce défi numéro 324.
Je vous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).
Il vous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents. »

Dans le royaume de Galdoria, la magie ne se manifestait pas par des éclairs de génie, mais plutôt par des erreurs administratives.
Prenez Barnabé, par exemple. Barnabé était un « Mage de Proximité », ce qui, dans le jargon héroïque, signifie qu’il servait surtout à déboucher les latrines enchantées et à retrouver les clés perdues dans des dimensions parallèles.
Un matin, Barnabé se retrouva face à un « Dragon de Bureaucratie ». Ce n’était pas un dragon cracheur de feu classique, mais une créature recouverte d’écailles en papier carbone qui exigeait trois formulaires signés avant de vous laisser traverser le pont.
– « Halte là ! » Entonna le dragon en ajustant ses lunettes sur son museau écailleux. « Pour passer, tu dois répondre à une énigme philosophique. C’est la nouvelle réglementation du Ministère des Créatures Légendaires. »
Barnabé soupira, rangeant sa baguette qui ressemblait étrangement à une brosse à dents usée.
– « Allez, fait vite, car j’ai une potion de croissance pour tomates qui m’attend. »
Le dragon s’éclaircit la gorge avec un bruit de déchiqueteuse à papier :
– « Écoute bien, mortel : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents. Explique-moi cela avec une métaphore magique, ou je te transforme en agrafeuse… »
Barnabé réfléchit une seconde. Il fouilla dans sa besace et en sortit trois gobelins miniatures qu’il gardait pour les urgences. Autrement, ils servaient généralement de presse-papiers.
– « C’est simple ! » Commença Barnabé. « Regarde ces trois gobelins. À la naissance, ils étaient tous les trois de petites boules vertes, hurlantes et parfaitement identiques. La nature les a faits semblables, n’est-ce pas ? »
Le dragon hocha la tête, intrigué.
– « Mais… » Continua le mage. « Le premier a été adopté par un bibliothécaire et est devenu allergique à la poussière ; le deuxième a été frappé par la foudre d’un mage ivre et ne s’exprime plus qu’en alexandrins ; et le troisième est tombé dans une cuve de décaféiné et n’a pas dormi depuis des lustres.
Tu vois, c’est la vie qui les a rendus différents. »
Le dragon resta silencieux, ses yeux jaunes clignant lentement. Il consulta son manuel de 800 pages, gratta une écaille, puis soupira :
« – Verdict : Réponse validée.
– Conséquence : Passage autorisé.
– Bonus : Le dragon offrit à Barnabé un bon de réduction pour une assurance contre les malédictions capillaires. »
Barnabé traversa le pont, laissant derrière lui le monstre bureaucrate dépité.
Il se dit que la philosophie, c’était finalement comme la magie : beaucoup de grands mots pour expliquer peu de choses !?!…

:-) belle conclusion à cette page manquante, et vive la bureaucratie !! ;-) Merci Zaza, bon lundi, bises jill
Bonjour Zaza !
Une peu de philosophie le lundi ne peut pas faire de mal !
Bon lundi et soigne bien ton foie ! 🫢🥴🫢
Pierre
Belle histoire pleine d’imagination et de fantaisie ! Bon lundi de Pâques. Bisous.
Une belle imagination mâtinée de légendes celtes comme il se devait, assaisonnée d’une pincée des travers sociétaux moins récents que nos plus jeunes pourraient croire. bises et belle journée Zaza
Une belle histoire Zaza bon lundi de paques
Ce matin on a pas recu ta news bises
J’aime ces petites histoires ..
Bonne journée Zaza
Bises
bonne philosophie chere Zaza, bonne conclusion amities et bises