En 1943, son père a rejoint de Gaulle au péril de sa vie … !!!

Défi n° 264 – Pour Evy, Thème « Liberté » … !!!

Pour ce thème je publie l’article paru dans le Ouest France du 8 mai concernant le combat de mon père pour la LIBERTÉ !

En préambule, je tenais à vous dire que la séance photo Ouest France a été réalisée par David ADÉMAS, mardi dernier. Après plus de 3 mois, privée de coiffeur, j’avais revêtu ma tenue de pêcheur, prévoyant le port de la casquette si nécessaire. Quelques photos récupérées par David pour vous situer le décor.

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Photo prise avant sa libération d’engagement en août 1945

Dans l’articles qui suit, quelques petites corrections ont été apportées par mes soins pour coller le plus possible à la réalité. Elles apparaîtront en vert dans le texte.

« Le Finistérien Jean-Baptiste Bertevas a risqué sa vie pour rallier le général de Gaulle. Il s’est évadé d’un navire basé aux Antilles. Sa fille raconte l’histoire…

Au pied du phare de l’île de Batz, dans le Finistère, se dresse la maison de la famille Bertevas que sa fille Anne Marie a reprise en pleine propriété.
À l’intérieur, à côté d’une photo en noir et blanc d’un navire de guerre, « la Surprise »  est encadrée une lettre, avec la croix de Lorraine pour en-tête. Elle est signée du général de Gaulle qui remercie Jean-Baptiste Bertevas de l’avoir rejoint, en 1943, pour lutter à ses côtés contre l’occupant nazi.
L’hiver achevé, Anne Marie Bertevas-Guillard devrait être à Batz en ce moment s’il n’y avait pas ce confinement.
C’est dans sa demeure d’Ercé-en-Lamée, au sud de l’IIle-et-Vilaine, qu’elle exhume les souvenirs paternels : des lettres, des médailles, des carnets… Et un pavillon tricolore intact, relique des années de guerre sur lequel se dessine une croix de Lorraine, (le pavillon de Beaupré).
 « Mon père le hissait à chaque 8 mai, chaque 6 juin, chaque 18 juin dans le jardin de l’île de Batz, jusqu’à sa maladie », se souvient Anne Marie Bertevas-Guillard.
Mécanicien dans la marine Jean-Baptiste naît en 1922 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), où ses parents se sont installés après la Grande Guerre après avoir quitté Roscoff (Finistère).
En 1942, Jean- Baptiste Bertevas a 19 ans et, au cœur d’une guerre à l’issue incertaine, il travaille dans un garage administré en 1940 sous le joug des nazis.
Un choix s’impose à lui : « Partir pour le STO, le service du travail obligatoire, ou rejoindre la marine », explique sa fille.
Chaudronnier de formation, « il s’engage comme mécanicien dans la marine ». Il n’est pas « marin dans l’âme », mais il refuse d’aller en Allemagne aider l’occupant.
Engagé volontaire pour trois ans, Jean-Baptiste Bertevas reçoit comme affectation un embarquement sur la Jeanne d’Arc, qui stationne en Guadeloupe, à 7000 km de là. Il traverse un pays affamé pour rejoindre la base navale de Toulon. « Il avait tellement faim qu’il a mangé des nouilles trouvées dans une poubelle », raconte sa fille.
Depuis juin 1940, le navire est amarré à un quai de Pointe-à-Pitre. À l’endroit même où, de nos jours, convergent les concurrents de la Route du Rhum, tous les quatre ans. Là-bas, l’équipage de « La Jeanne » applique avec brutalité la politique de Vichy vis-à-vis de Guadeloupéens réclamant, dans leur immense majorité, la poursuite de la guerre aux côtés des alliés. Les opposants au régime du maréchal Pétain sont traqués. Isolée par un blocus anglo-américain, la Guadeloupe a faim !
C’est dans cette ambiance que Jean-Baptiste Bertevas découvre les Antilles, en 1942.
« Mon père devait chanter Maréchal nous voilà trois fois par jour. Il me disait qu’il avait honte de manger à sa faim, d’être privilégié vis-à-vis des Antillais. »
À bord de la Jeanne d’Arc, racisme et anglophobie règnent.
 « Nous devrions remercier le ciel à genoux d’avoir les Allemands chez nous »,
clame le commandant du navire.
Jean-Baptiste Bertevas redoute « la Gestapo du bord », ces marins qui traquent ceux qui tentent de s’évader pour rallier les îles anglaises voisines.

Racisme et anglophobie  

 
Après la guerre, lui et ses compagnons d’infortune attesteront d’actes perpétrés sur des Guadeloupéens dans les cales du croiseur, dans des lettres précieusement conservées à l’île de Batz par sa fille
.
Mais en avril 1943, les Allemands reculent en Russie et abandonnent aux alliés l’Afrique du Nord.
Une mutinerie éclate à bord du croiseur, menée par des marins exigeant le ralliement aux alliés.
Pendant trois jours, le navire vit sous tension. « Papa était un des meneurs », raconte Anne Marie. Mais les officiers rétablissent l’ordre et un accord est passé avec les mutins : leur fuite vers l’île anglaise de la Dominique est payée.
Jean-Baptiste Bertevas est de ceux-là, comme le Costarmoricain, Roger Le Page, ou le Guérandais, Jean Guiborel.  Jean-Baptiste Bertevas paie un pêcheur guadeloupéen pour tenter, le 27 avril 1943, la périlleuse traversée vers la liberté.
Un périple dangereux car il faut affronter, de nuit, les courants à bord d’une coquille de noix « gommier », et voguer avec au ventre la peur des requins.
Aux dires d’évadés, la « Gestapo du bord » n’hésite pas à ouvrir le feu sur les fugitifs.
 « Ils avaient la trouille qu’on les saborde », raconte la fille du marin.
Finalement, les évadés atteignent la Dominique. De là, Jean-Baptiste Bertevas rejoint New York puis Londres, où il signe son engagement auprès du général de Gaulle. Il est formé à l’utilisation du radar et embarque sur la Surprise, une frégate
Pour en savoir plus sur cette frégate traquant les sous-marins allemands dans l’Atlantique nord.
 « Quelques jours après le Débarquement de Normandie, son navire saute sur une mine », raconte Anne Marie Bertevas-Guillard. Son père est légèrement blessé.

Une reconnaissance tardive

La guerre s’achève. Retourné à la vie civile, Jean-Baptiste Bertevas se marie. Il est embauché dans les télécommunications, et travaille notamment au CNET (Centre National d’Etudes et de Télécommunication) de Lannion pour l’antenne de Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor).
En retraite dans l’île de Batz, il tente de médiatiser l’affaire des mutins de la Jeanne d’Arc, sans succès.
 « Des événements qui, excepté nous – tu le vois bien – n’intéressent plus personne », lui écrit, désabusé, son ami Roger Le Page en décembre 1986.

Consolation

Après une lutte sans merci, en 1990, le Breton obtient enfin la médaille des évadés, jusqu’ici refusée. Par contre, il n’arrive pas, auprès des instances médiatiques, (Patrick Poivre d’Arvor et Historia, à se faire entendre, et à obtenir un droit de réponse dans Historia, à Monsieur Rondeau, notamment. Seul la France libre acceptera de publier un article).
L’État contestait son évasion puisqu’il n’a pas fui un territoire occupé par l’Allemagne. Décédé en 2002, Jean-Baptiste Bertevas repose à Batz, une croix de Lorraine vissée sur une plaque du caveau familial.
Aujourd’hui, la médaille des évadés est là, dans les mains de sa fille : « Même si on ne peut pas commémorer le 8 mai comme d’habitude », à cause du confinement, elle veut « penser à tous les Français qui se sont battus pour la liberté », désobéissant à l’ordre établi au péril de leur vie.
Texte : Emmanuel BLUMSTEIN, journaliste reçu à l’île de Batz en avril 2019. 
Photo:David ADÉMAS.

Repères  et Dates clés

Colonie française, la Guadeloupe apprend avec douleur la débâcle de 1940.
Mais le général de Gaulle n’a-t-il pas dit, lors de son discours radiophonique du 18 juin, que la guerre devait se poursuivre dans l’Empire ?
Le 1er juillet, le conseil général de la Guadeloupe se réunit pour débattre. Mais la Jeanne d’Arc vient d’arriver dans l’archipel pour veiller à ce que les élus – qui seront presque tous remplacés par le nouveau régime – choisissent de soutenir la Révolution nationale prônée par le maréchal Pétain.
Originaire de Courseulles-surMer (Calvados), l’amiral Robert, qui administre les Antilles françaises, refuse le ralliement.
Le 15 juillet 1943, la Guadeloupe bascule du côté de la France combattante.
Sortie des chantiers de Saint-Nazaire en 1931, « La Jeanne » est basée à Brest.
Fleuron de la marine française, le croiseur léger est conçu pour compléter en mer la formation des aspirants officiers.
En mai 1940, face à l’avancée allemande, le navire quitte Brest pour livrer au Canada une partie de l’or de la Banque de France.
Sur la route du retour, le croiseur apprend la défaite et reçoit l’ordre de se dérouter vers les Antilles.
À la chute du régime de Vichy en Guadeloupe en juillet 1943, il rejoint les alliés et participera au débarquement de Provence.
Sa carrière s’achève en 1964.

Il faut attendre 2014 pour que cette période soit étudiée de ce côté-ci de l’Atlantique.  Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bretagne Sud à Lorient, Jean-Baptiste Bruneau *,publie La Marine de Vichy, juin 1940 – juillet 1943.
Une dissection terrifiante d’une période ignorée, se basant sur de nombreux témoignages d’époque, notamment de marins bretons et normands. »

* J’ai été contacté par Jean-Baptiste Bruneau en 2009. Ayant lu l’épopée de mon père communiquée sur une plateforme de blog. Je lui avais donné l’autorisation à cette époque-là de le citer dans ses sources, lors de la rédaction de son livre.

Auteur : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

33 réflexions sur « En 1943, son père a rejoint de Gaulle au péril de sa vie … !!! »

  1. Nos parents ont connu cette triste époque, mon père né en 23 part travailler dans une usine allemande… au cours d’une permission, l’Allemagne bombardée,il n’y retourna plus… ! Merci pour le récit de ton papa, ces “petits” héros oubliés !! Bon W-E Zaza, bises

  2. C’est absolument passionnant ma Zaza!
    je suis profondément émue par cette lecture qui me rappelle mon papa, lui c’était en Indochine…
    Ce qu’a accompli ton papa force le respect, sans des êtres comme lui comment serait notre vie aujourd’hui?
    C’est un héros, un coeur généreux, un guerrier plein de courage…
    Merci pour cette publication, elle est plus que remarquable!
    Gros bisous ma Zaza, doux week-end
    Cendrine

  3. Merci Zaza de nous avoir relaté ces faits. Et honneur à ton papa qui méritait oh combien,que sa bravoure et sa ténacité soient reconnues.
    Quant à la Guadeloupe,je me rends compte que je connais très peu de choses sur son histoire.

  4. Merci pour tout ce que tu as fait pour ton papa. Une reconnaissance méritée!
    J’ai appris grâce à internet que mon père était parti dans le maquis mais il n’en parlait jamais même s’il participait aux réunions des anciens combattants.
    Bises du jour
    Mireille du Sablon

  5. super de dévoiler ce qu’on fait tous ces hommes et femmes, pendant cette période si difficile qu’était la guerre….c’est bien de lui rendre hommage….de la haut il doit être content de voir sa fille raconter un passage de son histoire, bravo et doux samedi

  6. L’heure n’est pas venue d’entamer un voyage
    Il y a trop d’éclairs et d’orages là-bas
    Prends le temps qu’il faudra
    pour faire tes bagages
    Le jour se lève à peine et la rue t’attendra.

    Regarde ce ciel bleu de ta cage entrouverte
    Une fleur ne fait pas forcément le printemps
    Bien sûr qu’après l’hiver
    l’herbe est déjà plus verte
    Mais crains que ne l’habite encore le serpent.

    Je sais bien que ces jours furent interminables.
    Du lit au tour complet de la maison au lit
    J’ai souffert comme toi, enfermée, misérable
    Et puis tout doucement j’en ai pris mon parti.

    Lundi de bon matin quand s’ouvriront les portes
    Prévois face aux dangers de quoi te prémunir
    La bête est toujours là, la bête n’est pas morte
    Elle rode toujours, nul ne l’a vu partir.

    Je veux revoir Jallen et mes amies
    Je veux pouvoir revivre et m’asseoir aux terrasses
    Mais il est des douleurs que rien jamais n’efface
    Et dont le souvenir incite à la raison Restons prudents.

    j’ai beaucoup aimé ton billet Zaza

  7. Une belle page, Zaza, pour nous conter cette terrible période au travers des souvenirs de ton père. A l’époque, le mien, tout jeune, passait tout juste la frontière espagnole pour échapper au franquisme. Mes grands-parents maternelles faisaient partis de la résistance et ont parfois évoqué des événements pas très glorieux à l’égard de certains Français. Une tranche d’histoire que nous ne devons pas oublier mais qui j’espère ne se renouvellera pas. Merci pour ce partage, Zaza. Bises et bonne journée

  8. Bonjour Zaza
    Merci de ce bel article qui relate au côté de ton papa la vie de ceux qui osèrent résister malgré les obstacles au péril de leur vie.
    Tu leur fait un bel hommage en te battant pour la reconnaissance de leur combat.
    Je t’embrasse
    Caresses à tes 4 pattes amitié à ton 2 pattes

  9. Bonjour Zaza ( Anne-Marie)

    Merci pour la suite de cet article que je n’ai pas pu finir de lire sur Ouest-France car pas abonné.
    Eh oui une époque que beaucoup de nos pères eux on connus . Mon père a été prisonnier durant cet guerre . Mais il ne m’a jamais parlé de son parcours de prisonnier car étant trop jeune et en plus il nous a quitté j’avais 7 ans…… la vie est ainsi faite
    On est en admiration d’avoir eu un tel père…….
    Bon weekend
    Amitiés

  10. Bonjour Zaza, merci de nous faire partager cette tranche de vie de ton papa. Triste ,période où il y eut des héros. Bisous bonne journée MTH

  11. En effet, j’ai entendu mes grands parents et mes parents raconter les années de guerre en Guadeloupe et si c’était un tout petit peu moins dur qu’en France, (il n’y a pas d’hiver), ce n’était pas une vie de tout repos.
    Par contre moi, j’ai connu la Jeanne D’Arc dans des conditions beaucoup plus agréables que ton père, j’allais danser tous les ans, nous étions invitées mes soeurs et moi, par deux de nos oncles, deux anciens de la Jeanne.
    Bises et belle journée

  12. Bonjour Zaza,

    Je vois que ton papa avait 4 ans de plus que mon papa, comme j’ai aimé ce récit de ce que ton papa a fait. Il a bien eu raison d’échapper au STO, mon papa avait pensé s’en aller si la guerre s’était éternisé, il est de 1926.
    Un beau récit que tu nous partages, tu peux être fier de ton papa. Heureusement qu’il a pu être honoré on lui le devait, ce sont eux ces héros ordinaire.

    Mon papa nous a raconté il y a quelques années avoir passé dans sa bicyclette des papiers. Il n’a pas su de suite que c’était pour la résistance. Il allait voir ses grands parents domiciliés dans le Rhône en bicyclette,lui étant dans la Loire. Un jour son père lui a dit de se rendre chez un notable du coin qui avait besoin de lui. Mon papa y est allé et il lui a donné une lettre à remettre à un voisin de sa grand-mère. Mon père l’a caché dans son guidon après avoir dévissé la poignée. Il passait devant la kommandantur et une fois on l’avait arrêté, demandé ses papiers mais il avait pu continuer son chemin. Il n’a jamais été inquiété, il la fait plusieurs fois, et c’est seulement après la guerre qu’il a su par le médecin chez qui il prenait le courrier qu’il avait contribué modestement à la victoire en passant des renseignements à la résistance.
    Il avait l’insouciance de son jeune âge il n’a jamais pensé qu’il aurai pu être arrêté. C’est seulement après la guerre qu’il a compris et ses parents aussi à quoi il s’était exposé.

    Beau week-end et bisous

    EvaJoe

  13. Bonsoir ma Zaza quel beau partage c’est un belle hommage à ton papa tu est superbe sur les photos ma douce amie merci pour cette participation je met en ligne bonne soirée bisous

  14. magnifique et tres emouvante l’histoire de ton papa ! un tres bel hommage, à ceux qui n’ont pas hésité à franchir le pas, pour aller lutter pour la libération de la France , on a mis longtemps à reconnaitre ses mérites, bravo pour ton combat…j’ai été affecté en 1950 à l’Ecole Navale , sur un aviso, mais je n’ai jamais eu l’occasion de voir la ” Jeanne d’Arc”, toujours en service à ce moment, elle a été réformée en 1964 je crois ! Honneur à ton papa, merci pour ce bel article, grosses bises

  15. Tous mes hommages à ton père. Il a fait son devoir. Dommage que la France l’ait reconnu tardivement.
    De belles photos et un bon reportage.
    Mon père né en 1917 était prisonnier de guerre. Et s’est évadé plusieurs fois avant de réussir à rentrer chez lui
    Bises et merci

  16. Merci beaucoup Zaza pour ce partage fort intéressant sur ce qu’a vécu ton père ! Magnifique page et que de belles photos souvenirs de lui et récentes de toi !
    Bon dimanche,
    Bises♥

  17. une grand chance d’avoir retrouvé toutes ces photos souvenirs……à leur époque les photos étaient faites par des professionnels….passe une bien douce journée ici temps gris….

  18. Super je nai pu trouver ouest france pour cause de tabac presse ferme a Nantes le 8 mai je suis donc contente de lire lhistoire de ton papa.un bel hommage et cest bien qur tu gardes precieusement ces photos ces souvenirs et que tu transmettes la memoire des evenements par ce temoignage. Plein de bises et encore merci

  19. Je n’arrivais pas à voir cet article le jour où tu l’as posté , heureusement aujourd’hui je peux le lire . Un article tres intéressant qui nous révèle des événements longtemps ignorés en effet . Les photos sont superbes. C’est quand même incroyable que les médias n’aient pas répondu présents pour donner la parole à ton père , cette histoire vécue est vraiment exemplaire .
    Bon dimanche Zaza
    Bises

  20. J’ai lu , mon cœur pleure.
    Je pense à mon papa engagé et fait prisonnier dès le début de la guerre, il a tenté de s’évader 3 fois, 2 fois repris et mis au cachot pour des semaines puis transféré chaque fois dans un camp plus dur, la troisième fois son évasion à réussi, il est arrivé en France pesant 40 kg.
    Toute sa courte vie il a souffert des privations et coups qu’il avait subi, il ne reste de tout cela qu’une plaque sur sa tombe “plaque des anciens prisonniers de guerre” noire et lettre dorée.
    Le Général De Gaulle a toujours été son exemple, son Dieu car pendant la guerre Dieu l’avait abandonné.
    Merci pour ce beau témoignage.
    Je t’embrasse.
    Maryse

  21. Il faut me secouer pour me faire venir , je voulais pas louper cet article et pourtant , désolé d’arriver si tard.
    C’est passionnant, ton père est un héros il fait bien le reconnaître, bravo
    Bisous

  22. Coucou Zaza, ah oui ! Tu peux être fière de ton père ! Merci pour l’article que nous pouvons lire en entier chez toi, même si certaines photos n’apparaissent pas. Je vois Gibee qui fait ses excuses pour son retard à venir lire, que devrais-je dire ! Je n’arrive plus à rester devant mon ordi. Gros bisous.

  23. Très émue de lire ce magnifique reportage de la vie de ton père chère Zaza.
    Courageux et décidé il fallait être à cette époque pour s’évader d’une vie, d’un idéal qui ne lui convenait pas.. Zaza il me semble que tu es de la même trempe !
    Merci d’avoir partagé.. Félicitations, tu peux être fière de tes parents, de la vie qu’ils se sont faite dans leur superbe maison.. bel héritage !
    Je t’embrasse très fort.. Prends soin de toi .. matelot !!

  24. Il faut du temps à l’Histoire pour montrer toute sa réalité…
    Merci pour toutes les précisions que tu nous apportes sur des pages un peu trop méconnues…
    Tu as raison d’être fière…
    Bisous et douce journée.

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