Enquête à rebondissements – 2/15 … !!!

Intégration dans la « Troop B (Kenner) »

 Meg et Jacky se séparèrent, elle intégrant la « Louisiana State Police » de Baton-Rouge et lui repartant en France, pour reprendre ses activités d’enseignant à Surville.

La fin d’une idylle, certes, mais certainement pas celle d’une belle amitié qui perdurera, Jacky, espérant toujours pouvoir reconquérir sa sarcelle, quand elle décidera de rentrer en France.

Meg passa une année laborieuse à Baton-Rouge, réussissant brillamment son concours de « Trooper ». Elle avait assimilé de programme de cette année passée à l’académie

  • En réussissant son permis de conduire valide dans cette unité !
  • Devenant citoyenne des États-Unis
  • Avoir un diplôme d’études secondaires (ce qui était le cas de Meg avec sa licence de droit qu’elle fit homologuer aux states)
  • Réussir ses examens écrits et oraux donnés par la Commission de police État
  • Remplir la partie physique du processus d’évaluation (ce test comprenant push-ups, sit-ups et une course de 1,5 mile chronométrée).
  • Passer avec succès une enquête de fond et un test polygraphique.
  • Réussir une évaluation médicale et psychologique. Être performante dans le maniement des armes à feu standard pour les « Troopers » du LSP, comme le Glock 22.40 et du fusil Remington 870 Police, calibre 12 …

Grâce aux recommandations et l’aide d’Harold, Meg put intégrer l’unité de police de ce dernier à La Nouvelle-Orléans, fin 1996.

Les débuts de Meg dans cette unité furent difficiles, son problème étant d’une part d’être une petite « frenchie » même si elle avait obtenu la nationalité américaine, et d’autre part une des seules femmes travaillant sur le terrain dans cette équipe d’hommes, problème de sexisme et de mixité toujours d’actualité de nos jours !

Cinq années de dur labeur en étant confrontée à des scènes d’horreur se passent avant d’accéder au grade de « Trooper First Class ».

Elle passait chaque année des vacances en France pour retrouver Jacky. Elle ne l’avait pas oublié, une bonne façon de se ressourcer avant de se replonger dans cet enfer.

Une année supplémentaire à ces cinq premières années pour être promu « Sergeant » en 2002. Six ans de bons et loyaux services comme ils disent, avaient fini par l’écœurer, la dégouter, le lessiver …

Mais maintenant, laissons Meg nous conter cette enquête particulièrement sinistre !

Il paraît qu’à force on s’habitue, mais ce n’est pas vrai, on se prend à le croire. C’est un leurre, un mirage. Certes, je ne vomis plus quand je découvre un cadavre ayant séjourné quelques jours sur la scène de crime.

C’est sûrement parce que maintenant, je sais à l’odeur, ce que je vais trouver de l’autre côté de la porte. Mais là, je vous avoue que je suis mal à l’aise. L’odeur est trop forte, elle remonte dans mes narines. Cette odeur sournoise et vicieuse s’installe dans les méandres de mon cerveau et réveille en moi des souvenirs meurtris.

L’appel dans la voiture avait été, on ne peut plus clair, et je savais une fois de plus que j’allais toucher le comble le horreur. Je fis fait demi-tour machinalement et Harold mon coéquipier avait mis en route le gyrophare rouge et bleu se trouvant sur le toit de la bagnole, « charmante musique » résonnant dans ma tête.

Je l’entends encore et parfois la nuit dans mes cauchemars.

Ce gyrophare hurlant à la mort, Harold n’avait pas pipé mot, il savait lui aussi à quoi s’attendre, le genre d’histoire, à vous dégoûter de la vie. La radio de la voiture avait hurlé dans la nuit :

– « Harold, Meg, quadruple homicide au 10th, River Road, le Capitaine vous y rejoint. »

River Road longeant Mississippi River, était éclairée de mille feux. Je ne sais pas pourquoi. Je roule pourtant du plus vite que je peux, mais il y a déjà une bonne dizaine de policiers en uniformes sur les lieux quand nous débarquons.

Quelque part, c’est rassurant de savoir que les flics de cette ville réagissent si vite, le seul problème c’est qu’à leur arrivée, le pire est déjà commis. Et le pire était là, je le sentais derrière cette porte.

C’est Harold qui rentra le premier, le privilège de l’ancienneté et du sexe masculin certainement, mais je ne lui en voulais pas, bien au contraire. De faire équipe avec ce flic d’expérience ayant une bonne vingtaine d’années de service dans cette unité, j’en étais ravie. Je lui emboîtai le pas. Je découvris un charmant petit intérieur de maison de quartier, un havre de paix et de bonheur. La première chose qui me frappa c’était la banderole brodée au-dessus de la cheminée du salon et qui inconsciemment vous scotche le regard.

« Home sweet-home »

Très seyante et très accueillante, on aurait dit le salon de mes grands-parents en France. Un intérieur de bon goût où chaque objet se trouvait à sa place, des petits napperons de dentelles ressortaient sous les vases remplis de fleurs, le feu ne crépitait pas encore dans le foyer, mais je l’imaginais sans peine.

Derrière la table à manger, je laissais mon regard errer dans l’ouverture d’une cuisine  américaine qui me renvoyait au fond des yeux, des tons doux et pastel, des plus apaisants. 

En y repensant bien, je crois que si ces détails m’avaient frappée sur l’instant, c’est en raison des fleurs, du feu de cheminée et la belle cuisine. Ils répandaient dans cette maison une douceur, du bonheur.

Inconsciemment mon esprit devait chercher à masquer l’odeur qui descendait du premier étage.

A suivre … 

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

15 réflexions sur « Enquête à rebondissements – 2/15 … !!! »

  1. Bon, tu as imaginé une super nana, quoi. On lui arrive pas à la cheville. Une wonder-woman, quoi… Tu sais? Tu te rappelles de la série? Belle journée, ma Zaza, et gros bisous

  2. Une charmante Meg qui reprend du service là où ça saigne dur! J’ai hâte de lire la suite!!!
    Tant mieux si des lieux perdurent entre Meg et son Jacky.
    Je suis ravie de ces retrouvailles avec Meg, bravo ma Zaza et gros bisous
    Cendrine

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