
Message de Lilou Soleil : « Vous connaissez des expressions anciennes ? Vous en connaissez des rigolotes, des savoureuses, des savantes fleurant bon notre France ? N’hésitez pas, joignez-vous à nous et publiez… »

Expression :
« Faire les quatre cents coups »
Signification :
- Mener une vie agitée et dissipée.
- Faire beaucoup de bêtises et des excès.
- Faire la fête.
- Faire la java.
- Faire une grosse soirée.
Origine et définition :
L’expression « faire les quatre cents coups » est souvent rattachée au siège de Montauban (1621) pendant lequel on parle de « 400 coups de canon » tires sur la ville (mention attribuée au maréchal de Bassompierre dans ses Mémoires).
Alors en guerre contre les protestants, Louis XIII aurait assiégé la ville de Montauban.
Afin de faire céder l’ennemi, il l’aurait bombardée de 400 coups de canon, interrompant des habitants en pleines festivités. Malheureusement pour le monarque, l’opération n’aurait eu aucun effet, ne faisant que renforcer la détermination des Montalbanais à lui résister. Quelques jours plus tard, le roi aurait ordonné à ses troupes de se retirer.
Les historiens contestent fortement cette version des faits.
D’une part, l’artillerie de Louis XIII se limitait apparemment à 59 pièces. D’autre part, les protestants d’alors étaient peu enclins à faire la fête.
Certains auteurs n’ont d’ailleurs pas hésité à donner d’autres chiffres, Zola et Proust évoquant 119 coups (certes, pas à propos de l’évènement lui-même, mais comme une variante de l’expression « faire les 400 coups »).
Toujours est-il que les 400 coups de canon de Louis XIII ont vite été associés aux notions d’échec et d’ânerie.
Il n’en fallait pas plus pour que « faire les 400 coups » devienne synonyme de « mener une vie dissolue », « faire n’importe quoi » ou, en d’autres termes, enchaîner les bêtises ou les délits.
Un non-respect des convenances et de l’ordre qui a, au fil du temps, donné son sens à l’expression utilisée aujourd’hui.
Complément :
Juste un petit mot concernant le film de François Truffaut « Les quatre cents coups »
Se sentant mal aimé par sa mère et son père adoptif, et n’ayant aucun goût pour ses études, Antoine Doinel, 12 ans, cherche sa place dans le monde. Avec son ami René, il fait l’école buissonnière puis, de retour en classe, ment en disant que sa mère est morte… Plus tard, il fugue à nouveau et, à la suite d’un vol, est placé dans un centre pour jeunes délinquants.
« L’idée qui nous a inspirés tout au long de l’écriture, expliqua plus tard Truffaut, était d’esquisser une chronique de l’adolescence considérée non avec l’habituelle nostalgie attendrie, mais, au contraire, comme un mauvais moment à passer. »
Truffaut avouait par ailleurs le caractère autobiographique du film.

Ce film me fait penser à d’autres, la guerre des boutons, jeux interdits, côté expression, merci Zaza, bises jill