
LES CONSIGNES DE FARDOISE, ICI.
Son thème : « Bergers et bergères à travers le monde et/ou le travail des femmes aux champs. »
Le mot de Fardoise : « 2026 est l’année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m’a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. »
Égalité salariale, plafond de verre, partage des tâches domestiques : en 2026, l’égalité femmes/hommes demeure un combat.
Mais les choses évoluent. Et si l’on chausse une longue-vue et que l’on tourne le regard vers l’époque moderne, on mesure alors les progrès accomplis.
À Berlin, une petite exposition s’y emploie, au « Kulturforum » de la Galerie de peintures. Elle rassemblait 25 gravures françaises, allemandes, italiennes, espagnoles et hollandaises des 16, 17 et 18 ème siècles, issues des collections du Cabinet des estampes.
Elle s’intitule
« Au travail ! De la besogne et du dur labeur des femmes ».
Elle a pu être visitée jusqu’au 18 mai 2025.
Pour ce qui concerne le thème de Fardoise, j’ai retenu cette gravure magnifique qui lie la femme au travail de la ferme…
La laitière de Lucas Hugensz van Leyden (1494–1533)

Le travail des femmes jusqu’au 18e siècle.
Travaux des champs, éducation des enfants, tâches artisanales : la contribution féminine à la société est souvent restée invisible et ignorée des artistes.
Ceux qui ont représenté la besogne des femmes étaient d’ailleurs le plus souvent des hommes.
Les œuvres présentées, signées Albrecht Dürer, Lucas Cranach ou Rembrandt, témoignent de la prédominance de la perspective masculine.
Les œuvres exposées montrent les fonctions, en réalité fort variées, exercées par les femmes dans la société de l’époque. Paysannes, servantes, enseignantes, domestiques, sages-femmes ou courtisanes : on les trouve dans des métiers alors exclusivement féminins, mais aussi dans les tâches dans lesquelles elles travaillent avec les hommes.
Mais il y a des exceptions, et l’exposition leur fait une place. Elle présente des gravures de Louise Magdeleine Horthemels (1686–1767) et Marguerite Ponce (1745-1800), deux artistes féminines qui sont parvenues à vivre de leur art.
Les œuvres regroupées dans cette exposition montrent les fonctions, en réalité fort variées, exercées par les femmes dans la société de l’époque. Paysannes, servantes, enseignantes, domestiques, sages-femmes ou courtisanes : on les trouve dans des métiers alors exclusivement féminins, mais aussi dans les tâches dans lesquelles elles travaillent avec les hommes.
Certains artistes ont su manier l’allégorie pour faire émerger des femmes actives et sûres d’elles. D’autres ont plutôt livré la vision d’un travail harassant, et déjà peu payé en retour. Mais une idée apparaît au fil du parcours : sans le travail des femmes, les structures masculines et patriarcales de la société n’auraient pu ni fonctionner, ni perdurer.
Pour en savoir un peu plus sur cet artiste, Lucas Hugensz van Leyden ,ICI .
