Le week-end, un thème, un tableau – 16 Mai 2026… !!!

LES CONSIGNES DE FARDOISE, CLIC.

Son thème : «Envie d’ailleurs. »
Le mot de Fardoise : « Mais pour finir ce mois de mai, pas si joli que cela sur le plan de la météo, j’ai eu comme une envie d’ailleurs, d’aller me promener tout autour du monde pour chercher l’endroit qui me fait, qui nous fait de l’œil et où nous aimerions tant partir. »

Envie d’ailleurs, et faire ou refaire ce que je ne pourrai plus jamais faire, voyager… Je me contente donc de rêver. 
Accompagnez-moi sur les bords du Gange.
Un voyage qui m’aurait bien tenté malgré la pauvreté du peuple indien et de la misère qui règne !

Bénarès, les bords du Gange – Trancède Bastet

Huile sur toile – Dimension : 267 x 301 cm – Datation : 1915  –  Localisation : Musée de Grenoble depuis 2006

Quelle vue saisissante des bords du Gange !

Cette toile est magnifique, et très représentative de cette époque.
En 1903, Tancrède Bastet est envoyé en mission artistique par le ministère des Colonies. Il arrive à Bénarès le 7 décembre au lever du soleil et, jusqu’à son départ le 6 janvier 1904, il fixera ses impressions de voyage avec des croquis, des peintures et des notes écrites.
L’artiste est d’emblée saisi par ce qu’il découvre :
« Des palais, des temples, la foule qui grouille…, les baignades purificatrices, hommes femmes, enfants…, des scènes indescriptibles, les fakirs, les bûchers, les prières… Je suis frappé de la couleur de ces temples, de ces palais, de la rive du fleuve : c’est de l’or, du rose, du blanc éteint, une harmonie ravissante. Une impression de mystère me saisit : tout cela est encore bien plus beau que je ne l’avais espéré. Toutes les descriptions sont bien au-dessous de cette splendeur de tons, de cette couleur ! C’est beau, trop beau, et ce n’est pas un rêve !! »
Dès son retour, Bastet peint plusieurs œuvres qui témoignent de son éblouissement, dont un Charmeur de serpents à Bénarès offert par le général de Beylié en 1904 au musée de Grenoble.
Bénarès, les bords du Gange
, tableau commandé par l’État en 1914, nous apparaît telle une synthèse de cette expérience incroyable vécue dix ans auparavant.
L’artiste a besoin d’un format hors-norme (H. 267 ; l. 301 cm) pour relater la vie foisonnante qui côtoie les rituels funéraires de crémation sur les berges sacrées du Gange dans un décor féerique de temples et de palais.
Sa sensibilité d’artiste note la courbe d’un corps, la vibration de la lumière entre terre et eau, des harmonies colorées peu habituelles, mais on voit là les limites de la peinture qui ne peut rendre compte de ce qu’il éprouve avec ses autres sens : « une odeur âcre de chair grillée », « ses vilains singes et la puanteur du lieu », « un homme nu, jeune encore, mais d’une maigreur effrayante, poussant des plaintes et des gémissements », « un cri surhumain, comme le cri d’un enfant qu’on égorge, (le hurlement des chacals la nuit). »
La beauté exotique se heurte en permanence à la misère, mais l’expérience humaine et spirituelle de l’Inde est inoubliable.
Ses yeux s’en sont imprégnés et en lui la lumière de la ville sainte et mystérieuse de l’Inde ne s’éteindra jamais.
Ce que je viens de relater sont les infos communiquées par le musée de Grenoble.
Pour en savoir un peu plis sur cet artiste, ICI.
L’inde a certainement changé depuis 1903. De nos jours, entre les ultra-riches et ultra-pauvres, le poison des inégalités perdure.
La croissance indienne, l’une des plus fortes de la planète, ne profite pas à tous.
Des beaux quartiers de Mumbai peuplés de multimillionnaires, aux bidonvilles où les habitants vivent avec quelques euros par mois, l’écart ne cesse de se creuser.
Près de 300 milliardaires dans le pays et des centaines de millions d’Indiens vivent dans des bidonvilles.
Les propos qui suivent sont extrait d’un reportage de France 2, (A. Forget, K. Pandey, L. Delfolie, H. Riou du Cosquer, V. Ghiri) .
Au pied des tours rutilantes, des centaines de millions d’Indiens vivent dans des bidonvilles, comme Shehzadi Khan. « Ma maison est là, un peu plus haut. Et regardez tous les déchets qu’il y a en bas », lance-t-elle.
Elle est née et a grandi dans un bidonville construit autour d’une voie ferrée : « Vous vous rendez compte ? Le train passe ici la nuit. Et nous, on vit autour. »
Employée comme femme de ménage, Shehzadi Khan gagne 80 euros par mois, et dépense la moitié de son salaire pour son logement.
Sa maison est une pièce unique de 5 mètres carrés, qu’elle partage avec ses quatre enfants. « Mon fils dort là, mes trois filles là et moi ici », montre-t-elle. 
« Ça ne devrait pas se passer comme ça. Je rêve d’avoir une grande maison, un frigidaire, une armoire pour ranger ma vaisselle. Mais je n’ai pas d’argent, vous comprenez ? » Lorsqu’elle fait ses courses, Shehzadi Khan doit composer avec un budget minuscule. Ses revenus ne lui permettent de dépenser que 25 centimes d’euros par repas. Ce jour-là, les aubergines coûtent 15 centimes, les petits pois, 10 centimes. Elle opte pour les seconds. « À chaque fois que je dois acheter quelque chose, je réfléchis longuement avant. Je vois bien que des gens sortent, vont au restaurant. Pour moi, c’est impossible. Je n’ai pas d’argent », déplore-t-elle.

Auteur/autrice : ZAZA-RAMBETTE

Une bête à corne née un 13 AVRIL 1952 Maman et Mère-Grand...! Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques sur ma Bretagne, des contes et légendes, des nouvelles et poèmes, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), des articles culturels, et de temps en temps quelques coups de gueules...! Tous droits réservés ©

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