
LES CONSIGNES DE FARDOISE, CLIC.
Son thème : «Envie d’ailleurs. »
Le mot de Fardoise : « Mais pour finir ce mois de mai, pas si joli que cela sur le plan de la météo, j’ai eu comme une envie d’ailleurs, d’aller me promener tout autour du monde pour chercher l’endroit qui me fait, qui nous fait de l’œil et où nous aimerions tant partir. »
Envie d’ailleurs, et faire ou refaire ce que je ne pourrai plus jamais faire, voyager… Je me contente donc de rêver.
Accompagnez-moi sur les bords du Gange.
Un voyage qui m’aurait bien tenté malgré la pauvreté du peuple indien et de la misère qui règne !
Bénarès, les bords du Gange – Trancède Bastet

Quelle vue saisissante des bords du Gange !
Cette toile est magnifique, et très représentative de cette époque.
En 1903, Tancrède Bastet est envoyé en mission artistique par le ministère des Colonies. Il arrive à Bénarès le 7 décembre au lever du soleil et, jusqu’à son départ le 6 janvier 1904, il fixera ses impressions de voyage avec des croquis, des peintures et des notes écrites.
L’artiste est d’emblée saisi par ce qu’il découvre :
« Des palais, des temples, la foule qui grouille…, les baignades purificatrices, hommes femmes, enfants…, des scènes indescriptibles, les fakirs, les bûchers, les prières… Je suis frappé de la couleur de ces temples, de ces palais, de la rive du fleuve : c’est de l’or, du rose, du blanc éteint, une harmonie ravissante. Une impression de mystère me saisit : tout cela est encore bien plus beau que je ne l’avais espéré. Toutes les descriptions sont bien au-dessous de cette splendeur de tons, de cette couleur ! C’est beau, trop beau, et ce n’est pas un rêve !! »
Dès son retour, Bastet peint plusieurs œuvres qui témoignent de son éblouissement, dont un Charmeur de serpents à Bénarès offert par le général de Beylié en 1904 au musée de Grenoble.
Bénarès, les bords du Gange, tableau commandé par l’État en 1914, nous apparaît telle une synthèse de cette expérience incroyable vécue dix ans auparavant.
L’artiste a besoin d’un format hors-norme (H. 267 ; l. 301 cm) pour relater la vie foisonnante qui côtoie les rituels funéraires de crémation sur les berges sacrées du Gange dans un décor féerique de temples et de palais.
Sa sensibilité d’artiste note la courbe d’un corps, la vibration de la lumière entre terre et eau, des harmonies colorées peu habituelles, mais on voit là les limites de la peinture qui ne peut rendre compte de ce qu’il éprouve avec ses autres sens : « une odeur âcre de chair grillée », « ses vilains singes et la puanteur du lieu », « un homme nu, jeune encore, mais d’une maigreur effrayante, poussant des plaintes et des gémissements », « un cri surhumain, comme le cri d’un enfant qu’on égorge, (le hurlement des chacals la nuit). »
La beauté exotique se heurte en permanence à la misère, mais l’expérience humaine et spirituelle de l’Inde est inoubliable.
Ses yeux s’en sont imprégnés et en lui la lumière de la ville sainte et mystérieuse de l’Inde ne s’éteindra jamais.
Ce que je viens de relater sont les infos communiquées par le musée de Grenoble.
Pour en savoir un peu plis sur cet artiste, ICI.
L’inde a certainement changé depuis 1903. De nos jours, entre les ultra-riches et ultra-pauvres, le poison des inégalités perdure.
La croissance indienne, l’une des plus fortes de la planète, ne profite pas à tous.
Des beaux quartiers de Mumbai peuplés de multimillionnaires, aux bidonvilles où les habitants vivent avec quelques euros par mois, l’écart ne cesse de se creuser.
Près de 300 milliardaires dans le pays et des centaines de millions d’Indiens vivent dans des bidonvilles.
Les propos qui suivent sont extrait d’un reportage de France 2, (A. Forget, K. Pandey, L. Delfolie, H. Riou du Cosquer, V. Ghiri) .
Au pied des tours rutilantes, des centaines de millions d’Indiens vivent dans des bidonvilles, comme Shehzadi Khan. « Ma maison est là, un peu plus haut. Et regardez tous les déchets qu’il y a en bas », lance-t-elle.
Elle est née et a grandi dans un bidonville construit autour d’une voie ferrée : « Vous vous rendez compte ? Le train passe ici la nuit. Et nous, on vit autour. »
Employée comme femme de ménage, Shehzadi Khan gagne 80 euros par mois, et dépense la moitié de son salaire pour son logement.
Sa maison est une pièce unique de 5 mètres carrés, qu’elle partage avec ses quatre enfants. « Mon fils dort là, mes trois filles là et moi ici », montre-t-elle.
« Ça ne devrait pas se passer comme ça. Je rêve d’avoir une grande maison, un frigidaire, une armoire pour ranger ma vaisselle. Mais je n’ai pas d’argent, vous comprenez ? » Lorsqu’elle fait ses courses, Shehzadi Khan doit composer avec un budget minuscule. Ses revenus ne lui permettent de dépenser que 25 centimes d’euros par repas. Ce jour-là, les aubergines coûtent 15 centimes, les petits pois, 10 centimes. Elle opte pour les seconds. « À chaque fois que je dois acheter quelque chose, je réfléchis longuement avant. Je vois bien que des gens sortent, vont au restaurant. Pour moi, c’est impossible. Je n’ai pas d’argent », déplore-t-elle.

Merci pour ta page du samedi, sur les bords du Gange la vie grouille, pas ma destination préférée, mais le tableau est superbe ! Bon W-E, bises jill
des endroits surpeuplés qui ne me plairait pas vraiment de nos jours, je pense qu’il y a des vacances plus paisible à faire, mais à chacun se façon de penser…..je te souhaite un doux samedi
Bonjour, belle toilequi fait rêver ! le soleil revient ! Bises !
Que de détails dans ce tableau ! Je trouve que l’Inde est un pays attirant.
Très belle journée
bises
PAS mon truc le Gange et surtout même pas en rêve de m’y tremper 😀
Mais @ chacun(e) ses souhaits et ses rêves
Bonne journée ZaZa
Ce tableau est une découverte pour moi
Rose
une belle façon de voyager grâce à toi ce matin, merci beaucoup. bises.celine
bonjour
oui çà doir être dépaysant d’ aller au bord du gange , ce ne serait pas ma destination préférée
et le récit que tu nous donne de la vie de cette pauvre femme est accablant
j en avait les larmes aux yeux
bonne journée pour toi
( temps mitigé on espére coir un peu de soleil …
bises zaza kénavo
Quel superbe tableau sur les bords du Gange ! Bien commenté…
Je ne pense que je choisirai cette destination pour y passer des vacances… Trop de monde ! Pauvre femme qui doit vivre dans ces conditions là.
Très bon choix pour ce thème
Bisous du samedi ma Zaza
Bonjour Zaza, un beau tableau, bien expliqué, je ne sais pas si j’irais en Inde si j’en avais la possibilité, notre gendre le mari de Nathalie y va de temps en temps pour le travail et me ramène de jolies choses dont une superbe écharpe en soie. Bisous bonne journée MTH
bonjour Zaza eh bien quel beau tableau que je découvre et 267 x 301 cm, il est très grand et j’aime beaucoup merci bisous a+ bon weekend
tableau dépaysant, une superbe réalisation mais…ce n’est pas la destination que je prendrais !!!
Bonjour Zaza, beau tableau, très réaliste. Bon week-end bisous.
Il est beau ce tableau Zaaa bon Samedi et bon weekend bises
Très bon choix pour ce défi
On a tous des envies de d’aller voir ailleurs …
Bises Zaza
Magnifique tableau même si le lieu ne me « parle » pas…
Bises du jour
Mireille du sablon
Je ne connais pas l’inde et sûrement n’irai jamais mais le tableau est superbe.
Bon samedi
Bisous et côlinous
Une destination dépaysante, c’est certain, et très bien rendue sur ce beau tableau – au musée de Grenoble – c’est plus près pour aller l’admirer. Je comprends les réticences à se rendre dans ce lieu si particulier, sacré et en même temps dérangeant pour nos yeux d’occidentaux. L’inde en général est la destination de tous ceux qui rêvent de zénitude.
Il est magnifique ce tableau on s’y croirait…..Je reviens très doucement. Bisous bon weekend
Chère Zaza
C’est une manière très forte et profondément humaine d’aborder ce thème de « l’envie d’ailleurs ».
Le tableau de Tancrède Bastet est une pure merveille de lumière et de composition.
Les notes de l’artiste que tu partages montrent bien à quel point la splendeur des lieux se heurtait déjà, à l’époque, à une dure réalité.
Mettre en parallèle cette œuvre historique avec le quotidien actuel de Shehzadi Khan est particulièrement poignant.
Ton article rappelle avec beaucoup de justesse que le voyage par l’art sait aussi ouvrir les yeux sur les réalités du monde et éveiller notre empathie.
Merci pour ce partage si riche, à la fois culturel et profondément humaniste.
Bien amicalement, Marie Sylvie
Un superbe tableau pour cette envie d’ailleurs mais qui ne fait pas oublier toute cette misère qui sévit dans ce pays de contraste.
Bon week – end
Bises
C’est très beau. Les peintres d’avant la photographie avaient un savoir-faire incroyable. Ce tableau ma fait plus rêver que la plus belle des photos. J’ai fait une escale aux Indes dans mes jeunes années, j’ai gardé dans ma mémoire quelques belles images…
Bonsoir zaza
Que de détails , de formes et de couleurs, que de contrastes aussi, comme tu l’analyses avec justesse.
Je préfère voyager en Inde…en peinture, car ce pays me semble oppressant, même si les personnes de ma connaissance qui y sont allées ont été enthousiasmées et ont trouvé les gens très attachants.
Miss Yves
si je devais repartir un jour en balade dans un autre pays, ce ne serais pas là bas que j’irais, trop de monde, j’irai dans un coin bien tranquille au bord de l’eau bien sûr, pour faire trempette, mais voilà ce n’est que dans un rêve, il va falloir que je me contente de ce qu’il y a autour de moi….(lol), passe un excellent dimanche
Bonjour,
Ce tableau de très grandes dimensions doit être impressionnant à regarder dans le détail d’autant qu’il traduit les impressions fortes du peintre devant le spectacle étrange et fascinant pour un européen de l’époque .
Personnellement j’avoue que je ne suis pas du tout attirée par l’Inde sans doute par crainte de ce que le peintre décrit …
Bon dimanche !
Salut,
Tout va bien pourtant le temps est affreux car il pleut encore.
J’espère que tout va bien pourvous.
Bon dimanche