Un petit polar sans prétentions de mon cru pour remplacer le mot mystère de Lilou et les défis des crôqueurs de môts qui sont partis en vacances…
La nuit sur la métropole est un maillage de néons bleutés et de capteurs thermiques…

Trois semaines avaient passé
Cette dernière mission à effectuer : « Instiller le doute dans cette filière mafieuse en montant leurs membres, les uns contre les autres. Effacer une fois pour toute, le centre opérationnel et informatique des veilleurs… »
Le siège des « Veilleurs » n’était pas un gratte-ciel clinquant, mais une structure bunkerisée, enfoncée dans les fondations historiques de la ville, un vestige d’architecture brutaliste dont les murs de béton armé abritaient le serveur central : la source originelle du Codex.

L’endroit était austère et silencieux, offrant un contraste saisissant avec le chaos sanglant des galeries souterraines du port.
Julien, assis devant une batterie de moniteurs, ne leva pas les yeux. Ses doigts dansaient sur le clavier, injectant des virus dormants dans les serveurs de la préfecture.

Là où Julien voyait les failles techniques, Camille connaissait les psychologies. C’était là la force de leur alliance.
Ils ne se contentaient pas de dénoncer : ils manipulaient les coupables pour qu’ils s’accusent les uns les autres.
Le « ménage » avait déjà commencé.
Grâce à des fuites savamment orchestrées par Camille, plusieurs lieutenants de Valmont s’étaient retrouvés face à des preuves compromettantes envoyées anonymement à leurs rivaux. La paranoïa, ce poison silencieux, avait fait le travail pour eux.

En moins de vingt jours, trois réseaux de corruption s’étaient effondrés sous le poids de leurs propres trahisons.
– « Ce soir, c’est au tour du chef des opérations spéciales… » Annonça Julien en marquant une pause. « Il va recevoir un dossier complet sur les activités du directeur du 36. S’il réalise qu’il a été sacrifié par son supérieur, il n’aura d’autre choix que d’aller trouver Vance, le patron des services de l’anti sécurité financière nationale, afin de sauver sa tête. Vance transmettra ensuite au Procureur. »
Camille se leva et s’étira. Une lueur nouvelle brillait dans ses yeux : ce n’était plus la colère, mais une satisfaction froide, presque clinique.

– « Et quand le Procureur sera en possession des preuves, que nous transmettrons à Vance, il sera trop tard pour que tous ces malfrats étouffent l’affaire. La ville va alors se réveiller avec une gueule de bois monumentale. »
Ils s’échangèrent un regard.
L’engrenage judiciaire s’était mis en marche avec une efficacité redoutable.
Dans les heures qui suivirent, une opération d’envergure nationale fut déclenchée dans le plus grand secret, menée par les hommes de la section fédérale à l’insu de la hiérarchie corrompue.
À l’heure du déjeuner, les équipes d’intervention bouclaient simultanément le siège du 36 et les entrepôts portuaires qui servaient de planque aux Veilleurs. Pris au piège de leurs propres contradictions et submergés par des preuves irréfutables, les complices tombèrent les uns après les autres.

Debout sur le parvis, observant les fourgons de police s’éloigner gyrophares éteints dans la grisaille parisienne, Julien sentit enfin la pression quitter ses épaules. Il tourna la tête vers Camille.
Le grand patron du 36 et le chef des opérations spéciales, menottes aux poignets, furent ramenés dans les bureaux de la police judiciaire sous les flashs crépitants des journalistes.

La tempête était passée, et la justice, pour une fois, allait pouvoir triompher.
Le Dernier Verrou
Pour leur ultime opération, Julien et Camille n’avaient plus besoin de ruses numériques. Ils avaient besoin de précision chirurgicale. Sous le couvert d’un blackout total qu’ils avaient eux-mêmes provoqué sur le quartier administratif, ils s’infiltrèrent par les galeries de ventilation.

Ce n’était pas un simple piratage ; c’était un effacement total.
– « Tu es sûre de vouloir détruire la seule preuve de ce qu’ils ont fait ? » Demanda Julien, son doigt suspendu au-dessus de la touche finale.
Camille, observant les écrans où les noms des citoyens étaient classés par « taux de nuisance ».
Elle répondit sans hésiter :
– « Maintenant qu’ils sont sous les verrous et que Vance détient l’original du Codex, la justice ne doit pas être un algorithme, Julien. Qu’ils répondent de leurs actes devant des hommes, pas devant des machines. »
D’un geste synchronisé, ils déclenchèrent la séquence de purge.
En quelques secondes, le maillage de données qui maintenait la métropole sous tutelle s’effondra.

Les lumières des terminaux s’éteignirent. Tout était devenu noir et le silence retomba sur le bunker, point final !

À suivre lundi prochain….
Rappel des chapitres précédents :
CHAPITRE V – CHAPITRE IV – CHAPITRE III – CHAPITRE II – CHAPITRE I

Ils sont doués ces deux-là et puis l’union fait la force ;-) merci Zaza, bises jill
Bonjour Zaza !
Le travail de sape a bien fonctionné ! Sous les verrous les malfras !
Bonne continuation et bonne journée avec de la fraîcheur ! 🧊🍺🧊
Pierre
Bonjour Zaza, quelle réussite et ils vont encore frapper au nom de a justice, bravo Zaza tu entretiens bien le suspens! bisous bonne journée il a enfin tombé quelques gouttes , moins chaud ce matin mais atmosphère orageuse , j’aime pas , je ne suis pas à l’aise , vivement l’hiver re-bisous MTH
Ah oui unissons les moyens et ça paie
Bravo
Merci ZaZa
De temps à autre la justice fait face et peut être efficace !
Bises et belle journée
Bonjour Zaza, très intelligents ces enquêteurs ! Un bon suspense et belles illustrations. Bon lundi bisous.
Julien et Camille sont vraiment très efficaces…
Une suite de ton polar bien illustré.
C’est captivant…
Pas de point final… A lundi prochain !
Bisous du jour ma Zaza
c’est beau une belle réussite bon Lundi Zaza ,bises
Petit polar bien décrit et bien illustré3
Bisous et bon aprés midi .
Thérèse
Bonjour Zaza,
la méthode d’infiltration numérique par ordinateur est originale : pas besoin de gens déguisés qui risquent de se faire repérer…
Eh oui, c’est moderne! Mais ils n’ont terminé alors? Il reste encore du malfrat, donc?
Bises.
Bon après-midi.
Mo
C’est super, Zaza !!!
Tout à fait agréable de te suivre !!!
Oui, à lundi prochain !
Bises
Pas de point final , le duo a certainement encore du pain sur la planche .
Bonne soirée
Bises
Bravo chère Zaza pour ce nouveau chapitre captivant !
Le rythme est trépidant et cette réflexion sur la justice face aux algorithmes apporte une superbe profondeur à l’intrigue.
Vivement Lundi prochain pour découvrir la suite !
Pensées amicales , Marie-Sylvie
L’anti-sécurité financière ! Fallait le trouver !
Quand on cherche bien, il y a toujours du travail à faire.
Un bon duo qui s’est trouvé.
Bien sûr, derrière des machines mais il y a toujours la risque quand même.
A lundi prochain Zaza
Bises
Les bons gagnent, super