Défi n° 328 chez les croqueurs de mots… !!!

C’EST NOTRE MATELOT, MARIE SYLVIE, CLIC, QUI S’Y COLLE…
Elle y a pris goût comme nous l’écrivait notre amirale. 🤣

Le mot de Marie Sylvie : « Bonjour à tous les matelots et amoureux des mots ! Pour ce nouveau défi,  je vous propose de nous mettre au vert… mais avec une petite ruse de l’esprit. 
Point de logo-rallye traditionnel aujourd’hui nous allons inverser les règles ! »

L’esprit du sujet : « Le mois de Mai est bien là et avec lui la promesse du renouveau. Les branches se parent de leurs plus belles parures claires les espaces arborés s’éveillent et les effluves s’exhalent. 
Je vous invite à célébrer cette poésie bucolique : Qu’il s’agisse d’une promenade sous une voûte fleurie, d’un tendre souvenir d’enfance au fond d’un verger, ou d’une pure rêverie poétique
. »
La contrainte : « Le jeu des mots interdits !
Pour corser l’exercice et stimuler votre imagination, votre plume va devoir ruser. 
Il est rigoureusement INTERDIT d’utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels et dérivés directs :
 1. ❌ Blanc
 2. ❌ Arbre
 3. ❌ Fleur
 4. ❌ Printemps
 5. ❌ Vert
 6. ❌ Senteur ou Odeur
 7. ❌ Jardin
 8. ❌ Feuille
 9. ❌ Pétale
 10. ❌ Nature
Le petit conseil de la plume :
 À vous de trouver des détours poétiques, d’évoquer l’Aubépine, le Cerisier ou la Nacre, de décrire la lumière et le bourgeonnement pour suggérer la beauté de la saison sans jamais la nommer ! »

Quand l’aube au ciel léger dénoue un voile clair,
Le vallon attendri s’éveille dans l’air pur ;
Le ruisseau vagabond fredonne un chant obscur,
Et l’ombre des coteaux fuit l’horizon désert.

Le coucou, au loin, lance un appel sonore ;
Les moutons paissant regagnent les frais chemins ;
La rosée aux brins d’herbe attache ses parfums,
Tandis qu’un gai pinson sous les ramures dort.

Le vieux moulin bavard tourne près des roseaux,
Le vent joue au berger parmi les herbes folles ;
Des nuages heureux, tous en farandole,
Promènent lentement leur troupeau sur les eaux.

Mai règne dans les champs avec grâce et démence ;
Le soleil généreux chauffant les toits de chaume ;
L’étang calme reçoit le ciel comme un royaume,
Et les soirs prolongés bercent le jour qui pense.

Sous la treille où pétille un rire de fontaine,
Les amants paresseux oublient l’heure et le bruit ;
Le merle au bec d’or fin siffle au bord de la nuit,
Et la lune descend sur la campagne pleine.

Le ciel, pur et limpide, offre un éclat doré,
Phébus dissipe un froid trop long duré.
Dans les prés lumineux, le gazon se réveille,
Tandis que le coucou fredonne à mon oreille.

Le ruisseau clair murmure un chant mélodieux,
Sous le regard serein des azurs radieux.
La vie, en ce moment, semble un souffle nouveau,
Où l’oiseau chante haut, perché sur un caveau.

Chaque sillon s’éveille aux baisers du soleil,
Loin du souci cruel et du lourd appareil.
Le mois joyeux s’installe, en habit de velours,
Pour offrir au vivant le repos des amours.