C’EST NOTRE MATELOT, MARIE SYLVIE, CLIC, QUI S’Y COLLE…

Le mot de Marie Sylvie : « j’ai eu envie de vous soumettre à la RONDE DES 25.
Le principe est simple mais demande un peu de gymnastique d’esprit : Je vous propose une liste de 25 mots que vous devrez intégrer dans un texte de votre choix.
Que ce soit une nouvelle, un poème, un billet d’humeur ou un récit fantastique, la seule limite est votre imagination !
LA CONSIGNE : Rédigez un texte libre en insérant les 25 mots suivants.
Pour que nous puissions les repérer facilement, merci de les mettre en gras ou en italique ou en couleurs.
LA LISTE DES 25 MOTS :
Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plumes – Mémoire – Renaissance. »
Panique au Jardin des On-dit

C’était un matin de Printemps, le genre de saison qui arrive sans prévenir, comme un cheveu sur la soupe, mais qui se casse à la veille de l’Été.
Dans le manoir de Basile, chaque porte est une charnière du destin, même si la plupart grincent juste par manque d’huile.
Il cherchait un vieux grimoire, un ouvrage recouvert de tellement de poussière qu’on aurait pu y cultiver des patates magiques.
Soudain, un murmure s’éleva de la théière.
Ce n’était pas l’ébullition, mais un thé vert à l’émeraude qui se plaignait du manque de sucre dans le breuvage.
– « C’est un secret d’État d’avoir caché le sucre ??? » S’écria le sachet.
Basile ignora le questionnement du sachet de thé. Après tout, il avait d’autres chats à fouetter, métaphoriquement, car les chats du manoir sont en réalité des ducs transformés, car ils avaient très mauvais caractère.
Basile sortit dans le jardin.
Une brume épaisse flottait, si dense qu’on aurait pu la tartiner sur un toast. C’était un spectacle insolite : les géraniums tentaient de jouer une symphonie de Beethoven, mais ils manquaient cruellement de racines classiques.
Sa boussole magique, censée lui indiquer le Nord, tournait en boucle comme un politicien en campagne.
Elle affichait des directions absurdes :
***Par-là, mais moins vite***
ou
***Derrière le sourire du chat***
– « Quel labyrinthe ! » S’écria Basile. « On s’y perdrait plus vite que ses clés dans un sac à main féminin. »
Il sentit alors une vibration sous ses pieds. C’était la Terre qui rigolait de ses bottes dépareillées.
Soudain, une étincelle jaillit d’une fontaine vidée de son eau.
Le reflet de Basile sortit de l’eau, enfin, du marbre sec, pour lui piquer sa montre.
– « C’est pour mon voyage temporel ! » Lança le reflet.
– « Quel culot ! » Répondit Basile. « C’est un vol éphémère, j’espère ? »
Le reflet lui fit un clin d’œil et disparut vers l’horizon, le laissant face à une véritable énigme : comment savoir l’heure si son double lui pique le temps ? Un frisson lui parcourut l’échine, à moins que ce soit juste un courant d’air qui passait par la mémoire du couloir.
Un pétale de rose tomba sur le nez de Basile, avec la subtilité d’une enclume.
C’était le signal de la Renaissance du jardin.
Dans un grand silence, un arbre à palabres poussa instantanément. Ses feuilles étaient faites de plumes d’oie, prêtes à écrire des bêtises sur le ciel bleu.
Basile s’assied sur un banc de pierre qui, par chance, ne réclama pas de loyer.
Depuis ce jour, Basile comprit que la magie n’était pas une question de puissance, mais de patience…
Quoi qu’il en soit, dans ce monde de fous, mieux vaut être le magicien que le lapin !?!…

;-) bravo, bravo, Basie en voit des vertes et des pas mûres, pour notre plus grand plaisir… Merci Zaza, bon lundi, bises jill
et oui ces temps le jardin renais, nous fait de bien jolies fleurs, on attends aussi les fruits, miam…..passe un doux lundi